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Les Rothschild et les autres. La gloire des banquiers
Bergeron Louis
PERRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782262007867
Louis Bergeron jette sur les grands noms de la finance parisienne, qui s'emparent du haut du pavé au XIXe siècle, un éclairage différent de celui de l'histoire économique et, plus encore, de tout ce qui - légende, polémique ou scandale - déforme l'image de cette élite aussi étroite que puissante. Il montre ces familles venues souvent de l'étranger ou des provinces françaises qui constituent par leur talent, leurs moyens, leur style et leur cadre de vie, leurs réseaux d'influence, leur philosophie informulée, leur déontologie implicite, un microcosme représentatif de la grande bourgeoisie triomphante. Les Rothschild et nombre de leurs éminents confrères estiment avoir un rôle à jouer dans l'amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes. Et voici nos banquiers aménageurs du territoire et du cadre urbain, philanthropes, mécènes, plus perméables qu'on ne le croirait à la "question sociale", promoteurs culturels autant qu'immobiliers. Certes, ils auraient perdu leur raison d'être s'ils n'avaient pas soignés leurs intérêts ; il n'empêche qu'à leur manière il leur arrivait d'avoir le sens de l'Etat. Et, considérant l'évolution vers l'anonymat de cette haute banque qui s'incarnait dans les familles, Louis Bergeron se demande si les gouvernements ou les multinationales qui les remplacent sont en mesure de reprendre leur héritage social et culturel. Louis Bergeron, né en 1929, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales est l'auteur de travaux qui font autorité sur l'histoire des élites à l'époque napoléonienne, sur l'histoire du négoce, de la banque, de l'industrie, des entrepreneurs et des entreprises (XVIIIe-XIXe siècle).
Le discours sur les faiblesses de l'industrie française est ancien, répétitif et persistant. Il perdure bien que la France soit aujourd'hui le quatrième exportateur mondial. Les auteurs de cet ouvrage s'interrogent sur le bien-fondé d'un tel discours, dans une grande diversité d'approches. Ils inscrivent l'industrialisation dans une perspective longue, remettent en cause les propos monolithiques sur le colbertisme, le libéralisme à la veille et au lendemain de la Révolution française, ou encore l'existence d'un modèle prétendu unique d'industrialisation ; ils proposent des études de cas sur la formation de la main-d'?uvre en France... L'industrialisation peut-elle être pensée dans un continuum ou est-elle rupture radicale ? Telle est la question que pose ce recueil d'études. Celle-ci n'a rien de théorique, si l'on se réfère au développement des pays pauvres, aujourd'hui.
A Paris, dans les premières années du XIXe siècle, l'association du centre du pouvoir politique et administratif et de celui de la vie financière, commerciale et, dans quelque mesure, industrielle était accomplie pour l'essentiel, donnant naissance à ce complexe de domination jacobino-capitaliste si particulier à notre pays, son orgueil pour les uns, son fléau pour les autres. Le visage de la métropole s'en est trouvé modelé d'une façon décisive : les quartiers s'étendant de la place des Victoires à la gare Saint-Lazare, du Sentier à la " City " parisienne constituent toujours le môle de résistance et le pôle d'attraction, où une société marchande et aristocratique à la fois a - de Louis XVI à Napoléon III - édifié ses bastions, et fini par donner au profit ses lettres de noblesse.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.