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La dépression et les états limites. Points de vue théorique, clinique et thérapeutique
Bergeret Jean
PAYOT
24,50 €
Épuisé
EAN :9782228885973
La dépression est trop facilement qualifiée de "névrotique" ou même trop vite "pathologisée", alors qu'elle relève le plus souvent d'une perte d'objet, d'une déficience narcissique - voire d'une simple immaturité affective très prolongée - et ne possède aucun trait métapsychologique commun avec les mécanismes mis en cause dans les structures névrotiques ou, encore moins, dans les structures psychotiques. Jean Bergeret a publié de nombreux ouvrages sur la notion de "normalité", sur les structures mentales et le caractère. Il est l'un des promoteurs d'une nosologie dynamique qui ne se limiterait pas à des descriptions mais chercherait à rendre compte des différents aléas de la psychogénèse et des multiples nuances des interactions métapsychologiques, tout en évitant le piège de la systématisation des préjugés morbides. Son ouvrage est consacré aux aspects théoriques du mode d'organisation mentale propre aux "états limites", ainsi qu'à la clinique et à la thérapeutique de la dépression qui en dérive. De nombreuses observations illustrent les caractéristiques de ce phénomène et mettent en évidence les possibilités thérapeutiques qui s'offrent au praticien.
Dans toute personnalité, il convient de déterminer ce qui relève d?une structure de base stable et définitive ou d?un simple aménagement encore mobile et malléable; on arrive ainsi à définir les notions de normalité, d?immaturité affective et de maladie, de façon beaucoup plus féconde.Jean Bergeret passe en revue les différents modèles de structuration de la personnalité, tant d?un point de vue métapsychologique que sous l?angle de l?évolution psychogénétique, mais toujours en se référant à la théorie psychanalytique. Le caractère est défini, à partir de chaque structure de base de la personnalité, comme l?expression relationnelle et psychologique de cette structure tant que celle-ci demeure en état de « normalité », c?est-à-dire d?adaptation aux réalités internes et externes (ce qui ne veut pas dire seulement soumission). Les symptômes sont vus au contraire comme les manifestations relationnelles émanant d?une structure de base en état de décompensation. Autrement dit, une structure de base en hystérique, par exemple, peut en état « normal » donner naissance à un caractère hystérique et, en état de décompensation, à des symptômes hystériques (signes d?une hystérie-maladie).La pathologie caractérielle est traitée de façon séparée et originale: l?auteur distingue les « névroses » de caractère, les « psychoses » de caractère et les « perversités » de caractère. Une nouvelle conception de la notion de « perversion » est proposée.Ce classique dans le domaine de la psychopathologie représente la synthèse des recherches qui ont valu aux ypothèses de Jean Bergeret de nombreux échos et échanges. Il fonde les travaux ltérieurs de l?auteur consacrés aux états-limites, à la dépression, à la toxicomanie et à la notion de violence fondamentale.
Dans toute personnalité, il convient de déterminer ce qui relève d'une structure de base stable et définitive ou d'un simple aménagement encore mobile et malléable ; on arrive ainsi à définir les notions de normalité, d'immaturité affective et de maladie, de façon beaucoup plus féconde. Jean Bergeret passe en revue les différents modèles de structuration de la personnalité, tant d'un point de vue métapsychologique que sous l'angle de l'évolution psychogénétique, mais toujours en se référant à la théorie psychanalytique. Ce classique dans le domaine de la psychopathologie représente la synthèse des recherches de Jean Bergeret. Il fonde les travaux ultérieurs de l'auteur consacrés aux états-limites, à la dépression, à la toxicomanie et à la notion de violence fondamentale.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.