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Les bases américaines en France : impacts matériels et culturels 1950-1967. Au seuil d'un nouveau mo
Bergeret-Cassagne Axelle ; Griset Pascal
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296054981
Les signataires du Traité de l'Atlantique Nord décident au début des années 1950 d'établir des bases militaires en Europe de l'Ouest pour la protéger de la supposée menace communiste grandissante. Une dizaine de bases aériennes américaines s'installe alors en France et, au plus fort de cette présence, ce sont près de 100 000 Nord-Américains qui vivent sur le territoire hexagonal : militaires, travailleurs civils et leurs familles. Ainsi, à l'aube des années cinquante, des milliers de Nord-Américains, représentants de la première puissance mondiale, débarquent dans des provinces françaises qui se remettent lentement du rationnement et des destructions de la guerre. Jamais auparavant dans l'histoire moderne des troupes étrangères ne s'étaient installées en France, en temps de paix. Plus qu'une manne anonyme d'argent et de travail, ces militaires apportent avec eux leur civilisation, dans un déballage matériel impressionnant pour les Français des années cinquante. Ceux-ci assistent au brutal déferlement à leur porte de l'American way of life, comme autour de Châteauroux, Toul ou Evreux, et découvrent avec émerveillement les voitures et, plus généralement, le mode de vie des Nord-Américains. Première confrontation à la modernité mais aussi âge d'or de certains commerces, la "période américaine" bouleverse profondément la vie et l'économie locales. Dans quelle mesure la présence américaine modèle-t-elle la France des années 1950 et 1960 ? Une chose est sûre : le départ des Nord-Américains en 19661967 aura des effets désastreux sur certaines régions françaises.
Résumé : La pensée freudienne, au début du XXe siècle, a apporté un éclairage anthropologique nouveau, par la fonction structurante accordée à l'imaginaire sexuel dans le développement affectif normal de tout humain. Puis, sous la pression des réalités cliniques, des recherches portant sur les économies narcissiques, psychosomatiques ou psychotiques, et sur les tout premiers temps de la vie infantile ont été menées. On s'est aussi intéressé aux facteurs d'ordre transgénérationnel. Mais entre le " bébé " et le transgénérationnel, on n'apportait guère à la vie affective et relationnelle du f?tus l'attention méritée. Or, il devient des plus évidents pour les cliniciens que les avatars de la période f?tale se trouvent, au moins en partie, à l'origine de toute évolution pathologique particulièrement grave. Il est de l'intérêt de nos conceptualisations comme de nos pratiques de prendre clairement en considération les traces laissées en nous par nos vécus affectifs et relationnels intra-utérins. C'est ce que propose cet ouvrage. Les auteurs montrent tout d'abord que, depuis Freud lui-même, les psychanalystes ont opéré une dénégation de leurs connaissances intuitives de l'importance de la vie f?tale. L'ouvrage se poursuit par des réflexions suggérées à partir d'exemples cliniques puis par des propositions de réévaluation de concepts théoriques et se termine par des remarques d'ordre thérapeutique. Cet ouvrage constitue une invitation à un dialogue assez largement ouvert, au-delà même des espaces proprement psychanalytiques, aux représentants des sciences connexes qui, souvent, nous ont précédés dans la recherche des particularités du déroulement de la vie f?tale avec leurs séquelles possibles.
Suite au désastre du second conflit mondial, différents mouvements fédéralistes se développent. Mouvements favorables à une rupture, concrétisée par la construction d'une Europe démocratique. Des résistants et des fédéralistes développent alors un projet novateur et utopique : unifier les Etats européens en une fédération basée sur l'autonomie et les libertés locales. Ce projet conduit à la création, en janvier 1951, du Conseil des Communes d'Europe, qui devient en 1985 le Conseil des Communes et des Régions d'Europe. Cette association non gouvernementale, à laquelle adhèrent les communes des pays européens, se donne pour mission d'inclure et de représenter les réalités locales au sein des institutions européennes et de propager l'esprit européen dans les collectivités locales. Le CCRE développe une véritable pédagogie de l'Europe, voulue comme une réalité quotidienne, avec notamment la mise en place de jumelages. Progressivement, il s'affirme comme lobby et cherche à exercer une pression politique et populaire sur les gouvernements nationaux et les institutions européennes. Quelles évolutions connaît-il en cinquante années de combat, dans cette réalité en mouvement, celle du processus de construction européenne ? Les activités des membres du CCRE ont-elles eu des incidences sur les européens ? Totalement méconnu des populations, le CCRE voit remis en cause son monopole sur la représentation des collectivités territoriales en Europe et rencontre des freins à son action et à son indépendance. Cette histoire illustre parfaitement l'idée de Robert Schumann selon laquelle l'Europe se fera à petits pas, " par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. "
Bergeret Jean ; Soulé Michel ; Golse Bernard ; Daf
Anthropologie du f?tus rassemble des travaux destinés à faire le point sur l'état d'avancement actuel des différentes disciplines qui se préoccupent des aléas normaux ou pathologiques de la vie f?tale et de leurs conséquences immédiates ou plus lointaines sur le sujet qui va naître. Mais il s'agit aussi de mieux connaître comment se déroule le début d'une trajectoire à la fois organique, affective et relationnelle qui concerne tout autant le f?tus que ses environnements successifs ; l'environnement corporel et affectif maternel au premier chef, mais aussi l'environnement familial. Une approche anthropologique de l'étape f?tale ne saurait être considérée comme une recherche indépendante portant seulement sur tel moment ou tel aspect particulier d'une existence. Toute vie humaine ne peut se voir considérée que dans la globalité de son déroulement, depuis les conditions (et génétiques et affectives) trans-générationnelles dans lesquelles s'est opérée la conception embryonnaire jusqu'à la disparition du sujet. Cet ouvrage présente pour chacun - spécialiste ou non des registres ici évoqués - une base de référence et de réflexion sur l'état actuel de nos connaissances de la vie f?tale sous ses différents aspects. Les auteurs espèrent, en plus, encourager plus particulièrement les spécialistes concernés à approfondir et élargir encore le dialogue qui s'est déjà engagé entre eux, chacun conservant son identité propre. Nos connaissances à transmettre dans le cadre d'une véritable anthropologie du f?tus auront beaucoup à gagner de tels échanges.
Dans toute personnalité, il convient de déterminer ce qui relève d'une structure de base stable et définitive ou d'un simple aménagement encore mobile et malléable ; on arrive ainsi à définir les notions de normalité, d'immaturité affective et de maladie, de façon beaucoup plus féconde. Jean Bergeret passe en revue les différents modèles de structuration de la personnalité, tant d'un point de vue métapsychologique que sous l'angle de l'évolution psychogénétique, mais toujours en se référant à la théorie psychanalytique. Ce classique dans le domaine de la psychopathologie représente la synthèse des recherches de Jean Bergeret. Il fonde les travaux ultérieurs de l'auteur consacrés aux états-limites, à la dépression, à la toxicomanie et à la notion de violence fondamentale.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.