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Etudes rurales N° 194, Juillet-décembre 2014 : Altérités, inégalités et mobilités dans les îles de l
Berger Laurent ; Blanchy Sophie
EHESS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782713224355
Comment appréhender les sociétés et cultures insulaires de l'océan Indien occidental dans leurs dynamiques endogènes et dans l'historicité de leurs relations mutuelles ? Colonisées, parfois colonisatrices, ces îles aux peuplements et aux régimes politiques et économiques très différents sont liées par des réseaux communs de mobilité et d'échange. Les archipels des Comores, des Mascareignes et des Seychelles constituent, avec la grande île de Madagascar, un ensemble régional unique au monde. Lequel est le seul creuset civilisationnel afro-eurasiatique qui s'est constitué, entre les VIIe et XVIIIe siècles, dans l'un des derniers endroits habités de la planète, à la croisée des influences bantoue, arabo-persane, austronésienne, indienne et occidentale. Les contributions réunies ici interrogent le rôle que les hiérarchies et les stratifications jouent dans les rapports sociaux contemporains de ces îles et archipels. Ce faisant, ces articles mettent en lumière les systèmes de parenté, les appareils politiques et les dispositifs rituels de chaque société tout comme ils révèlent, à travers la (re)production et la circulation des ressources et des populations, leurs ruptures et leurs continuités historiques. La globalisation et l'accélération des échanges favorisent les transferts culturels qui nourrissent les appropriations locales et les processus de créolisation. En ressort un tableau du sud-ouest de l'océan Indien qui étonne par la diversité de ses évolutions mais atteste toujours des liens étroits que cet espace insulaire régional entretient avec le reste du monde.
La France est à la croisée des chemins. La crise sanitaire a mis au jour les fragilités de notre société. Elle a aussi révélé le dévouement des personnels de santé, la nécessité de l'Etat, le rôle indispensable de ceux qu'on a appelé les "invisibles" , et nos fantastiques ressources collectives de solidarité. C'est d'elles dont nous aurons besoin pour affronter cette crise économique dont les conséquences sont déjà terribles pour les travailleurs, les entreprises et les personnes les plus précaires. Elle creuse les inégalités, fragilise les emplois, menace notre démocratie déjà affaiblie. Elle accentue encore l'urgence écologique. Les défis sont colossaux. Il faut agir vite. Sortir de la crise, c'est aussi penser loin, dit Laurent Berger. Faisons vivre les valeurs de solidarité et de justice sociale, développons de nouveaux critères de progrès, engageons résolument l'économie dans la transition écologique et la France dans son avenir européen. Cela ne pourra se faire que si nous apprenons à conjuguer notre démocratie représentative avec une véritable démocratie sociale. Le temps est révolu où l'on pouvait décider d'en haut, seul, ce qui était bon pour le pays. Les chemins pour sortir de la crise ne pourront être tracés et parcourus que dans une collaboration de l'Etat, avec les territoires, les organisations de la société civile et les citoyens. Entendre le terrain, partir du réel, forger des compromis, tenir ses engagements ; Laurent Berger connaît les enjeux et les exigences de cette démocratie sociale. C'est à ce titre qu'il prend la parole.
Troisième volet de Scilab : de la théorie à la pratique, ce livre vous présente les principaux outils de traitement de signal disponibles dans Scilab et vous montre au travers d'exemples concrets comment les mettre en oeuvre. Vous y apprendrez notamment à manipuler les transformées de Fourier, moduler/démoduler des signaux, effectuer une analyse spectrale par différentes méthodes (modèle ARMA, périodogramme de Welsh, méthode Capon et Lagunas), filtrer un signal en utilisant sa décomposition en ondelettes ou encore séparer plusieurs sources. Vous verrez également comment tirer parti des fonctionnalités graphiques de Scilab et construire des applications avec interfaces graphiques. Ce livre vous fournira également un bon exemple pratique de mise en oeuvre de Scilab. Si vous débutez avec Scilab, commencez par le volume I. Les fondamentaux. Niveau : Intermédiaire/avancé.
Résumé : "Quel projet de société voulons-nous ? Voilà la question qui sert de fil rouge à ce texte dense dans lequel Laurent Berger livre non "son" projet de société ni même "un" projet de société, mais une intimité, des réflexions et des combats. Lesquels, escortés par la double exigence de valeurs et de sens, invitent le lecteur à déterminer ses propres priorités et à partager avec le secrétaire général de la CFDT un projet à construire et à animer avec et pour la société. " Denis Lafay
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?