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Superphenix, déconstruction d'un mythe
Bergé Christine
EMPECHEURS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782359250374
Le monde nucléaire a eu sa période héroïque, celle de la construction des centrales et du bel essor d'une énergie perçue comme inépuisable. Aujourd'hui, nous sommes entrés dans la période sombre, celle de la déconstruction des centrales devenues usées, vieillies, voire même dangereuses. Ceux qui se sont attelés à la tâche ont une lourde responsabilité: ils doivent rendre techniquement infaillible le "démantèlement" des outils mis hors-service définitivement (MHSD). Parmi les centrales aujourd'hui en déconstruction, Superphénix est une figure de proue. Haut lieu historique, la centrale de Creys-Malville (Isère) fut, dans les années 1970, le lieu d'une véritable guerre entre écologistes et partisans du nucléaire. Celui qui fut le plus grand surgénérateur du monde a connu des heures magiques et des moments de dépression. Il fut le plus bel outil de la vitrine nucléaire, une monnaie d'échange politique et un centre d'effervescence technique à l'échelle européenne. Le deuil de cette période mythique n'est pas encore fait. Ce livre esquisse les enjeux actuels de la déconstruction de Superphénix, mis à l'arrêt le 30 décembre 1998. Déconstruire demande une maîtrise technique sans faute, surtout pour ce qui concerne les parties chaudes comme les éléments combustibles du coeur du réacteur. Cela demande une gestion rationnelle des déchets issus du démontage. Déconstruire demande enfin d'engager une vision du futur: pendant encore trente ans il faudra maintenir une surveillance de l'environnement proche, prévoir les risques radiologiques, et soutenir un haut niveau de compétences pour assurer un travail dont la mémoire quotidienne doit rester lisible.
Résumé : Comment avons-nous appris à nous souvenir ? Comment avons-nous développé la maîtrise des gestes simples, marcher, tenir une fourchette, enfiler une veste ? Nous l'ignorons, nous l'avons oublié. Certaines maladies sabotent les plus anciennes de nos acquisitions. Pourtant, les personnes souffrant de telles pertes usent de ressources insoupçonnées pour garder l'unité de leur " soi ". Le pari de l'auteur est de considérer la mémoire non pas comme quelque chose d'inné et de naturel, mais comme un acquis, une conquête, le produit d'une " technologie " dont les modèles se transforment au cours de l'histoire. Des arts de la mémoire, cultivés jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, aux recherches actuelles sur l'intelligence artificielle et la génétique, en passant par les thérapies psychiques qui cherchent à débusquer les " secrets pathogènes ", nous avons toujours envisagé la question de la mémoire en la comparant à la technologie la plus en vogue : tablettes d'argile, peinture, bibliothèque, télégraphe, téléphone, ordinateur... Pour l'auteur, ces comparaisons ne sont pas sans effets. Elles révèlent ce qui est en jeu dans le choix des valeurs et de la destinée humaine. Les mystiques célébraient autrefois la Passion du Christ dans leur propre chair, se faisant mémoire et parchemins vivants sous le poinçon des stigmates. Aujourd'hui nous concevons l'homme comme une machine intelligente, nous fabriquons ses prothèses cognitives et préparons pour demain les modules implantables de mémoires artificielles que son cortex accueillera. Dans ce voyage vertigineux à travers l'exploration de modèles éphémères, nous assistons à des " crimes psychiques ". Ceux qui résistent en pratiquant les anciens arts de la mémoire sont détruits. Maintenant que nous avons découvert la mémoire millénaire inscrite dans l'ADN, nous cherchons, non sans dangers, à la modifier.
Poursuivons l'exploration de l'histoire politique ancienne du Moyen-Orient, de la Syrie au Golfe persique, des Assyriens aux Perses. Une première partie mène l'enquête : l'empereur romain Valérien fut-il écorché par les Perses ? Chemin faisant se dessine une cartographie de l'écorchement en temps de guerre, destiné à punir les rois rebelles orientaux. L'approche anthropologique des témoignages historiques nous aidera à comprendre comment s'est construite notre vision occidentale du Moyen-Orient. La deuxième partie aborde l'écorchement comme pratique politico-religieuse en Amérique précolombienne. La peau devient un fascinant médiateur dans une technologie sacrificielle complexe, destinée à fabriquer les dieux, les hommes et les territoires. Tome 2 d'une Petite histoire de L'écorchement.
Résumé : Fantômes et spectres, visages d'anges ou de dieux, formes d'esprits, photos d'ectoplasmes, voix des morts : voilà une cohorte d'objets énigmatiques et déroutants. Des êtres qui désignent des zones floues de la perception, des incertitudes de la vision. Nous avons voulu, non pas trancher sur leur existence, ni les vider de leur contenu, mais au contraire les prendre à bras-le-corps, dans leur épaisseur de vivants phénomènes, perçus par des êtres doués de toute leur raison. Les voix sont ici ce gui est réellement entendu ; les visions ce qui est réellement vu ; les apparitions ce qui apparaît réellement. Historiens et ethnologues abordent la façon dont ces objets apparaissent, c'est-à-dire sont collectivement produits, légitimés, rehaussés dans des réseaux de discours multiples, dans de riches ?uvres d'art qui prennent le relais des visions. Ils décrivent la façon dont ces mêmes objets sont oubliés, refoulés, comment ils disparaissent de l'Histoire, puis reviennent, transformés mais reconnaissables. Entre le deuil et l'essor vers l'au-delà, spectres et anges dans leurs voiles sont l'image réalisée d'une hantise qui ne cesse d'interroger l'envers du monde.
Les animaux ont bien changé au cours des dernières années. Les babouins mâles qui semblaient tellement préoccupés de hiérarchie et de compétition nous disent à présent que leur société s'organise autour de l'amitié avec les femelles. Les corbeaux, qui avaient si mauvaise réputation, nous apprennent que, quand l'un d'eux trouve de la nourriture, il en appelle d'autres pour la partager. Les moutons, dont on pensait qu'ils étaient si moutonniers, n'ont aujourd'hui plus rien à envier aux chimpanzés du point de vue de leur intelligence sociale. Et nombre d'animaux qui refusaient de parler dans les laboratoires behavioristes se sont mis à entretenir de véritables conversations avec leurs scientifiques. Ces animaux ont été capables de transformer les chercheurs pour qu'ils deviennent plus intelligents et apprennent à leur poser, enfin, de bonnes questions. Et ces nouvelles questions ont, à leur tour, transformé les animaux... Depuis la première édition de ce livre, les uns et les autres ont continué à se surprendre et un chapitre inédit nous fait découvrir leurs avatars les plus récents. Aujourd'hui, des rats rient dans leurs laboratoires, des perroquets australiens apprennent, avec leurs scientifiques, à mieux collaborer. Quant aux babouins, on découvre que certains auraient domestiqué des chiens et apprivoisé des chats ! Ce livre fourmille de mille exemples et histoires et nous invite à nous demander si tous ces êtres ne sont pas occupés à nous poser une question politique.
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.
Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père: « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde: n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ». Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés »? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque: celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partoutailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons »? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.