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Le Clou brûlant
Bergamín José ; Carrière Jean-Claude ; Malraux And
FONDEURS BRIQUE
14,20 €
Épuisé
EAN :9782916749150
En raison de la situation politique espagnole et des liens de l'auteur avec la France, Le Clou brûlant parut d'abord dans sa traduction française en 1972. Malencontreusement la première édition contenait une coquille typographique rendant incompréhensible le raisonnement de l'auteur. Informé de la bévue, Bergamin affirma qu'enlever toute espèce de sens à un livre qui le gênait était bien une preuve de l'existence de Dieu! De foi il est pleinement question dans ces pages: "la foi, ce n'est pas vouloir croire, mais au contraire c'est croire sans vouloir". S'appuyant sur les poètes plus que sur les textes sacrés, Calderon et son théâtre des songes, Ruben Dario et le diable dans l'Eglise, Goethe et son Faust, Nietzeche et le surhomme et bien sûr, le Don Quichotte, Bergamin explore "le mystère central du christianisme, le mystère de la foi" et donc le mystère de l'Espagne.
La solitude sonore du toreo. Né andalou, à Madrid (1895), enterré sous un drapeau basque à Fontarabie (1983) "pour ne pas donner mes os à la terre espagnole", José Bergamin est l'une des grandes figures intellectuelles de l'Espagne. Maître en aphorismes et en paradoxes (La Décadence de l'analphabétisme, 1933), il poussera très loin l'art du disparate. Essayiste, poète, homme de théâtre, il crée en 1933 la fameuse revue Cruz y raya, "revue d'affirmation et de négation", qui aura une diffusion européenne. Catholique et républicain passionné, il sera pendant la guerre d'Espagne l'un des membres les plus actifs de l'Alliance des intellectuels pour la défense de la culture. Il dirige la Défense du Trésor, organise le transfert des chefs-d'oeuvre du Prado à Valence et préside le Congrès international des écrivains antifascistes en 1937. Malraux le prendra comme modèle d'un des personnages de L'Espoir. En 1939, c'est l'exil. Pendant vingt ans, Bergamin vivra en Amérique latine et à Paris. En 1959 paraît l'admirable recueil Frontières internales de la poésie. Dans ses essais critiques où il utilise la citation littéraire comme d'autres les Saintes Ecritures, il rassemble un trésor qui est le matériau sur lequel s'édifie l'Espagne qu'il aime. Celle où la déraison et le coup de force spirituel l'emportent. Celle qui s'envole vers Dieu pour ne pas avoir à éviter d'un millimètre la corne du diable, tel le torero. Deux de ses essais les plus connus (le premier et le dernier qu'il a publiés) sont consacrés à la tauromachie : L'Art de birlibirloque et précisément La Solitude sonore du toreo.
Face au danger du taureau, Don Tancredo, "roi du courage",juché sur un piédestal et vêtu de blanc de pied en cap, fait lechoix de la plus stricte immobilité. Cette farce de corrida, quifit fureur à début du XXe siècle, inspire à José Bergamin l'unde ses textes les plus comiques et philosophiques sur latorpeur élevée au rang de concept et expression d'une Espagnesclérosée, figée dans son intemporalité. Tournant et retournantDon Tancredo en bourrique, Bergamin se livre ici à unevéritable corrida de mots, au moyen de véroniques dignes d'un"grande" de la littérature espagnole. A la suite de La statue deDon Tancredo, l'essai Du tiers et du quart révèle lapersonnalité complexe et mélancolique du torero CurroCuchares.
Le premier et le dernier essai de l'écrivain espagnol José Bergamin ont été tauromachiques. Un demi-siècle sépare L'Art de birlibirloque (1930) et La Solitude sonore du toreo (1981). L'art de toréer figura dans sa jeunesse un modèle esthétique et éthique - comment écrire, comment agir -, puis, dans les dernières années, une question métaphysique - comment vivre, comment mourir. À la lumière d'un vers de Jean de la Croix, Bergamin évoque dans ce livre les plus belles expériences spirituelles qu'il vécut en regardant toréer les plus grands, ses amis. Essayiste, poète, homme de théâtre, José Bergamin est l'une des grandes figures intellectuelles de l'Espagne. Malraux prendra ce républicain passionné comme modèle d'un des personnages de L'Espoir.
Dans une cantina, un militaire et un avocat se disputent la même femme. Pancho Villa en personne intervient dans la dispute... Un imprimeur espagnol mécontente ses employés mexicains en refusant la bénédiction du prêtre pour la nouvelle presse... Une famille de métayers affronte la sécheresse et l'avidité de ses voisins... Avec l'aide de trois complices, un collecteur de fonds monte une escroquerie contre sa société. Mourra bien qui mourra le premier... Où l'on découvre que les Chinois ont aussi créé les poissons blancs du lac de Patzcuaro... Un propriétaire foncier s'identifie tellement à sa terre qu'elle le poursuit... Une jeune branche coupée se métamorphose en serpent dans une parabole amoureuse... Où l'on retrouve les serpents comme métaphore des exilés espagnols menant la guerre aux côtés des Mexicains contre les États-Unis... Les zopilotes attendent leurs proies : des hommes qui sont, vont être ou ont été... Un homme de paille fume sa dernière cigarette...
Résumé : "Lecteur, si ta vie n'est pas un roman, une fiction divine, un rêve d'éternité alors laisse ces pages, ne me lis pas plus avant. Car je te serai indigeste, et il te faudra me vomir sans profit ni pour toi ni pour moi".
B. Traven reste la personnalité littéraire la plus consciencieusement insaisissable du XXe siècle. Qui fut l'auteur de la dizaine de romans, dont le célèbre Trésor de la sierra Madre, et recueils de nouvelles mettant en scène des exploités? Fut-il Ret Marut, ce jeune acteur et poète anarchiste arrêté lors de la rébellion munichoise de 1919? Ou bien T. Torsvan, un explorateur et scientifique norvégien? Ou alors Hal Croves, scénariste et agent littéraire américain? On parla même de lui comme du fils illégitime du Kaiser Guillaume II... Il est néanmoins établi qu'il vécu et travailla au Mexique, sous diverses identités, du milieu des années vingt jusqu'à sa mort, survenue en 1969. Attiré par cette énigme, en 1975 Jonah Raskin est invité à Mexico par la veuve de l'écrivain pour écrire sa biographie. Il y rencontra ceux qui le connurent, eut accès à ses archives et parcourut les lieux arpentés par l'écrivain. Dans A la recherche de B. Traven, nous contemplons cette identification qui le conduisit au bord de la folie. Cette troublante mise en abîme est le plus bel hommage rendu à l'écrivain qui déclarait dès 1926 :. " Mon histoire personnelle ne décevrait pas les lecteurs, mais elle ne regarde que moi et je tiens à ce qu'il en soit ainsi."
Le texte a paru tout d abord en feuilleton sous le titre de Breaking the Shackles. Jack Black y narre son existence avec une ironie caustique mais sans jamais se départir de générosité et de compassion pour les exclus du système. You Can t Win s inscrit dans la tradition du récit d aventures de l Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n est trop éloignée. Nous le suivons à travers les États-Unis dans les trains de marchandises, dans les pensions, les fumeries d opium, les tribunaux, les geôles de campagne et les pénitenciers. Il nous fait rencontrer un peuple d Américains dont les livres d histoire ne disent rien, un peuple volontairement souterrain, avec ses codes, ses règles et ses héros. Devenu un livre culte aux États-Unis, ayant servi de matrice au Junky de William Burroughs et annonçant Sur la route de Kerouac, You Can t Win demeure une leçon de vie et un plaidoyer pour une existence affranchie de toute convention.