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Histoire de l'empire des Habsbourg. 1273-1918
Bérenger Jean
FAYARD
52,75 €
Épuisé
EAN :9782213022970
Originaires de Suisse alémanique, les Habsbourg ont élargi leurs possessions au Bassin danubien dès la fin du XIIIe siècle, avant d'affirmer, au XVe siècle, leur destin européen (en obtenant pour de nombreuses générations la dignité impériale) voire, avec Charles Quint, leurs prétentions à la monarchie universelle grâce à l'Espagne et à ses possessions puis de demeurer jusqu'en 1918 (avec des hauts et des bas) une puissance de premier plan (notamment en jouant pour l'Occident le rôle de bouclier face à la menace ottomane). Les Habsbourg d'Autriche régnèrent toujours, en Europe centrale et orientale, sur des nations déjà existantes, la hongroise, la polonaise ou la bohême, ou bien gouvernèrent des Etats qui n'étaient que des fragments d'une nation plus vaste (Naples et Milan pour la nation italienne, la Styrie, le Tyrol ou la Basse-Autriche pour l'allemande). Indifférents au concept d'Etat-nation, ils lui ont préféré celui de monarchie supranationale dans laquelle la fidélité au souverain constituait le lien fondamental entre les peuples et tenait lieu de patriotisme. Ce concept, rétrograde en apparence, avait l'avantage de ne les identifier à aucune culture ni à aucune nation privilégiée. Il leur permit, au contraire, de respecter les langues vernaculaires, les cultures, souvent les religions, les autonomies des peuples qui s'étaient plus ou moins volontairement placés sous leur tutelle. C'était la meilleure garantie de ce que l'on peut appeler le ' droit à la différence ' des minorités. L'autre secret de l'' archimaison ' fut de savoir collaborer avec les forces sociales dominantes _ Eglise et noblesses puis grande bourgeoisie d'affaires _ tout en créant progressivement une classe d'hommes nouveaux _ fonctionnaires et officiers _ en attendant de s'accommoder du suffrage universel et des sociaux-démocrates acquis à son maintien à condition qu'elle accorde plus d'autonomie aux divers groupes ethno-linguistiques. Cette histoire d'une maison souveraine se veut tout autant politique et sociale que culturelle et économique. Elle permet de comprendre comment cette construction originale a fonctionné, contribué à l'équilibre européen, facilité l'évolution de plusieurs nations et aussi pourquoi, sans avoir démérité, elle a été condamnée en 1918 par des vainqueurs incapables de lui substituer un système plus juste et plus efficace... Professeur à la Sorbonne, Jean Bérenger est spécialiste d'histoire militaire et des pays d'Europe centrale et orientale à l'époque moderne. Parmi ses ouvrages récents, il faut citer son Turenne (1987).
Originaires de Suisse alémanique, les Habsbourg ont élargi leurs possessions au bassin danubien dès la fin du XIIe siècle, avant d?affirmer, au XVe siècle, leur destin européen voire, avec Charles Quint, leurs prétentions à la monarchie universelle grâce à l?Espagne et à ses possessions jusqu?à son effondrement après l?attentat de Sarajevo en 1918. Son histoire se confond aussi avec l?histoire de la plus importante famille royale d?Europe, de Marie-Thérèse d?Autriche à Léopold Ier, d?Elisabeth dite Sissi au vieil empereur François-Joseph, dont la devise était : " Il appartient à l?Autriche de commander tout l?univers ". Les Habsbourg régnèrent toujours en Europe Centrale et Orientale, sur des nations déjà existantes : la Hongrie, la Pologne ou la Bohême, et des états morcelés (Naples et Milan pour la nation italienne, la Styrie, le Tyrol ou la Basse-Autriche pour l'allemande). Ils établirent une monarchie supranationale dans laquelle la fidélité au souverain constituait le lien fondamental entre les peuples et tenait lieu de patriotisme. Cet ouvrage de référence analyse l?histoire d'une maison souveraine qui se veut tout autant politique et sociale que culturelle et économique. Elle permet de comprendre comment au cours des siècles, les Habsbourg ont contribué à l'équilibre européen, facilité l'évolution de plusieurs nations et aussi pourquoi, sans avoir démérité, elle à été condamnée en 1918 par des vainqueurs incapables de lui substituer un système plus juste et plus efficace...
Originaires de Suisse alémanique, les Habsbourg ont élargi leurs possessions au bassin danubien dès la fin du XIIe siècle, avant d?affirmer, au XVe siècle, leur destin européen voire, avec Charles Quint, leurs prétentions à la monarchie universelle grâce à l?Espagne et à ses possessions jusqu?à son effondrement après l?attentat de Sarajevo en 1918. Son histoire se confond aussi avec l?histoire de la plus importante famille royale d?Europe, de Marie-Thérèse d?Autriche à Léopold Ier, d?Elisabeth dite Sissi au vieil empereur François-Joseph, dont la devise était : " Il appartient à l?Autriche de commander tout l?univers ". Les Habsbourg régnèrent toujours en Europe Centrale et Orientale, sur des nations déjà existantes : la Hongrie, la Pologne ou la Bohême, et des états morcelés (Naples et Milan pour la nation italienne, la Styrie, le Tyrol ou la Basse-Autriche pour l'allemande). Ils établirent une monarchie supranationale dans laquelle la fidélité au souverain constituait le lien fondamental entre les peuples et tenait lieu de patriotisme. Cet ouvrage de référence analyse l?histoire d'une maison souveraine qui se veut tout autant politique et sociale que culturelle et économique. Elle permet de comprendre comment au cours des siècles, les Habsbourg ont contribué à l'équilibre européen, facilité l'évolution de plusieurs nations et aussi pourquoi, sans avoir démérité, elle à été condamnée en 1918 par des vainqueurs incapables de lui substituer un système plus juste et plus efficace...
Résumé : Le 12 novembre 1918, l'empereur Charles, dernier monarque régnant de la dynastie des Habsbourg, abdique et meurt en exil. De la Succession d'Espagne (début du XVIIIe siècle) à la Première Guerre mondiale, l'empire des Habsbourg s'est hissé au rang de grande puissance européenne, durant le siècle des Lumières d'abord, puis d'empire multinational au début du XXe siècle. Jean Bérenger traite des trois derniers siècles d'existence de cet empire original, fondé en 1273. Outre les souverains qui marquèrent leur temps, tels l'impératrice Marie-Thérèse ou François-Joseph, l'oeuvre de la monarchie est abordée dans tous ses aspects, économique, politique, social. Avec ce second tome se clôt la fabuleuse épopée de l'histoire des Habsbourg.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui, les Balkans ont été et demeurent une des frontières essentielles de l'Europe. Et que l?oubli du temps long par les puissances européennes a nourri des catastrophes en chaîne au cours des siècles. Les Balkans, zone frontière ? C?est un euphémisme : ici se heurtent les chrétientés romaine et byzantine, bientôt orthodoxe ; la chrétienté dans son ensemble et l?islam ; les empires européens et la puissance ottomane ; les empires européens entre eux, à commencer par la maison d?Autriche, le tsar de Russie et la couronne britannique ; les idées impériales et la révolution des États-nations ; les États-nations fondés sur un grand récit historique unitaire et des minorités nationales qui aspirent à la reconnaissance de leurs droits ; le cours impérieux des guerres locales, régionales, mondiales et froide et un brassage incessant des populations qui rend vain tout espoir d?États ethniquement homogènes. Pour ne rien dire des promesses des idéaux démocratiques européens et du cynisme des puissances face à leur «Orient compliqué». Ce premier volume traite des Empires byzantin et ottoman, de leurs caractéristiques et de leur legs dont les rejeux marquent l?histoire de la région jusqu?à la révolution jeune-turque de 1908.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou le Cid. De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les permanences et les transformations ainsi que les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des XIXe et XXe siècles. Complété par une série de documents, qui proposent méthodes de réflexion et de commentaire, et par des outils (glossaire, chronologie, bibliographie), cet ouvrage permettra à chacun d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.