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L'esprit de Dostoïevski
Berdiaeff Nicolas ; Quevreux Grégoire ; Nerville A
RN
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096562657
C'est avec le Grand Inquisiteur que Nicolas Berdiaeff a formé sa conscience d'homme et de philosophe. C'est pour cela qu'il a été peu à peu amené à lui consacrer un livre qui est à la fois une exploration de la conception du monde de Dostoievski, et la conception du monde selon Berdiaeff lui-même. L'homme, la liberté, le Mal, l'Amour, la Révolution et le Socialisme, la Russie, sont les thèmes qui constituent les chapitres de ce livre. L'esprit de Dostoïevski est animé d'un souffle prophétique que rien n'est venu démentir.4e de couverture : C'est avec le Grand Inquisiteur que Nicolas Berdiaeff a formé sa conscience d'homme et de philosophe. C'est pour cela qu'il a été peu à peu amené à lui consacrer un livre qui est à la fois une exploration de la conception du monde de Dostoievski, et la conception du monde selon Berdiaeff lui-même. L'homme, la liberté, le Mal, l'Amour, la Révolution et le Socialisme, la Russie, sont les thèmes qui constituent les chapitres de ce livre. L'esprit de Dostoïevski est animé d'un souffle prophétique que rien n'est venu démentir.
Résumé : "Dieu est vie et il ne peut se révéler que dans la vie spirituelle. Mais les mystères de la vie divine ne peuvent s'exprimer que par le langage intérieur de l'expérience spirituelle, par un langage de vie et non par celui de la nature objective et de la raison. Nous verrons que la langue de l'expérience spirituelle est inévitablement symbolique et mythologique, qu'il y est toujours question d'événements, de rencontres, de destinée, il n'y a dans cette langue aucune catégorie ou substance figée. Les notions d'âme et d'esprit ont elles-mêmes une origine mythologique. Toutes les vérités relatives à Dieu doivent être incorporées à la profondeur spirituelle". Nicolas Berdiaev.
Dans ce petit opuscule paru en 1933, Berdiaeff réfléchit à l'aide de profondes intuitions sur ce qui constitue pour lui "la plus grande révolution, voire la plus terrible de toute l'histoire humaine", l'apparition de la machine et son corolaire conceptuel qu'est la technique. Petite méditation profonde et originale, à la langue élégante, ce texte est l'occasion pour Berdiaeff de poser le problème de la technique sous les angles métaphysiques et sociologiques, d'affirmer que le monde moderne ne permettra pas de revenir en arrière, comme ont pu le désirer certains romantiques, et de décrire en elle une nouvelle réalité, réalité paradoxale non dépourvue de danger pour l'individu comme pour l'âme à laquelle il convient d'opposer une réponse spirituelle.
La première moitié du XXe siècle, en Russie d'abord puis dans l'émigration russe, a été marquée par l'essor d'une pensée chrétienne souvent prophétique, à la rencontre de l'Occident et de l'Orient chrétiens, de l'Eglise et de la liberté. Un des témoins les plus importants de ce renouveau qui reprend aujourd'hui en URSS, fut sans conteste Nicolas Berdiaev, né à Kiev en 1874, mort à Clamart en 1948. Il a tenté, à la suite de Dostoïevski, en réponse à Marx et à Nietzsche, de rendre compte de la grandeur de l'homme telle que l'exalte la modernité : non pas contre Dieu toutefois, mais dans la " divino-humanité " christique, espace de l'Esprit et de la liberté. De l'esclavage et de la liberté de l'homme constitue la synthèse la plus dépouillée, la plus mûrie, d'une spirititualité, d'une éthique, aussi paradoxale que le Dieu incarné et crucifié du christianisme. Tout est centré sur le thème de la personne irréductible, inconceptualisable, mouvement de dépassement et de communion. Dans une série de développements antinomiques, Berdiaev fait surgir le visage divin de l'homme affronté aux idoles de la philosophie, de sociétés " objectivées ", de l'Etat, de la révolution ou de la sexualité. Il suggère un " eschatologisme actif " où l'homme, retrouvant en Christ sa vocation de créateur créé, anticipe et prépare la transfiguration universelle, affrontant illusions, pesanteurs et tyrannies pour faire flamboyer la liberté".
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.
Nous sommes entrés dans une ère de grandes convulsions. Les crises se multiplient autour de nous, qu´elles soient politiques ou institutionnelles, industrielles ou financières, écologiques ou sociales, identitaires ou religieuses. Partout, on s´inquiète pour l´avenir. Mondialisation, numérisation, ubérisation essor inédit des réseaux virtuels et de l´interconnexion bientôt transhumanisme, robotique et cybernétique. Tous les repèrent se mettent à vaciller. Face aux angoisses, aux fractures et aux crispations, l´heure est plus que jamais venue de renouer avec un sens libre du débat. Des intellectuels issus de tous les champs disciplinaires ont accepté de répondre aux interrogations de notre temps. Ils sont sociologues, historiens, philosophes ou économistes. Loin d´être d´accord sur tout, ils partagent cependant un même souci de notre destinée collective. Les pistes qu´ils dessinent contribueront à nourrir les réflexions politiques de ces prochaines années.
Je fus, que son ami Jacques Ellul tenait "pour un des seuls livres fondamentaux sur la liberté", est l'ceuvre de philosophie existentielle majeure de Bernard Charbonneau. Cet Essai sur la liberté, véritable odyssée intellectuelle et sensible d'une liberté incarnée, à laquelle Bernard Charbonneau donne corps, sang, chair, esprit et style d'une manière incomparable, s'articule autour de l'autre concept central de sa pensée : la nature. Imprégné des intuitions de ceux qui l'ont accompagné dans sa quête (Montaigne, Pascal, Kierkegaard, Nietzsche), Charbonneau explore le concept de liberté sous toutes ses formes ; la sienne est forcément tragique ("le plus dur des devoirs"), qu'il oppose au "mensonge de la liberté" et à tous ses avatars idéologiques, technoscientifiques ou consuméristes. Un livre indispensable pour quiconque cherche à être vraiment libre, c'est-à-dire à interroger les conditions de possibilité de sa propre liberté ? et surtout à la vivre, ici et maintenant.
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.