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Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables
Bercoff André
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246358213
Ce que ce Manuel d'instruction civique quelque peu échevelé démontre éloquemment, c'est que l'essentiel se passe désormais ailleurs : les véritables acteurs ne sont plus parmi nous, mais dans la société civile. Partout. La société civile est, hélas, de retour. Mes pairs le savent bien : politiques, hommes d'Eglise ou de syndicats, sacristains d'appareils ou d'administrations, qui se demandent, tels des Soubise, généraux étonnés et perdus, où sont passés leurs troupes. Chacun se frotte les yeux, comme à la sortie d'un long sommeil morne, en s'apercevant que les sauveurs professionnels, ceux qui vont nous tirer d'affaire, sont tous de sincères menteurs. La société civile est de retour. Toutes les avancées de la science et de la génétique, de l'exploration spatiale à celle du cerveau, plaident pour l'irrépressible conquête de l'autonomie. Les veaux risquent de devenir de plus en plus irrécupérables. Les voici, en effet, sans alibis ni faux-semblants, face au formidable processus de la vie, avec ses saines ambiguïtés et des bienheureuses incertitudes, ses peurs et ses espoirs, ses bonheurs et ses abîmes. La société civile est de retour, et pour de bon : qui ignore la fantastique mutation déjà commencée se condamne aux amères déconvenues de la passivité intellectuelle et affective. Nous allons vaincre la gauche, sans nous être débarrassés de la droite. Nous sommes fort aises que la victoire soit proche, mais craignons de ne savoir qu'en faire. Lisons ce livre comme un inventaire des désirs, des attentes et des parcours de ceux dont nous sollicitons les suffrages et dont nous espérons qu'ils nous laisseront batifoler en paix. Ô surprise, ô confirmation : ce mystificateur Bercoff - dont je soupçonne les dilections libertaires - apporte l'irréfutable preuve que les habitants de la maison France ont décidément changé de peau. Sans nous prévenir. Les ingrats. Caton.
Résumé : L'échange téléphonique fut bref. L'homme avait la voix étrangement cassée, signe chez lui d'une grande lassitude. Il me demanda si j'accepterais de le rencontrer " aussi vite que possible " : il désirait me parler de problèmes graves (...). Losrque nous nous sommes vus, il n'était plus seul. A ses côtés ils étaient six, six de ces élus de la droite défaite, dont une femme. Le premier rendez-vous se déroula dans un restaurant discret. La conversation se prolongea tard dans la nuit. Tous insistèrent pour que je reste encore vingt-quatre heures afin d' " entendre jusqu'au bout " ce qu'ils avaient à dire et ne pouvaient exprimer publiquement (...). Ils voulaient que leurs propos soient portés à la connaissance de tous et publiés dans l'urgence (...). Que l'on s'en horrifie ou que l'on s'en offusque, que l'on s'en réjouisse ou que l'on en ricane, il faut les écouter quand ils disent : " Français, encore un effort... Pour vaincre la prétendue gauche plurielle il faut en finir avec la droite la plus bête du monde ".
Attention : danger. Il est temps de réagir. Nous dormions, persuadés que les bastilles de la censure, de l'ordre moral et de la limitation des libertés avaient été toutes prises et détruites. Erreur. La pléiade d'interdictions de tout genre concoctée par ceux qui savent mieux que nous ce qui nous convient et qui sont prêts, les bons apôtres, à nous mutiler "pour notre bien" : l'ordre moral s'est remis en marche. Le temps presse. Il urge plus que jamais de promouvoir le parti d'en jouir, et de danser glorieusement sur le champ de mines en prouvant que l'on peut tout faire et prudence garder, au nom de la seule religion qui nous intéresse : celle de la vie. Tout endroit où vous posez vos pas est un etrritoire libéré. Défendez-le. Comment ? Voici les instruments.
Résumé : "Ceci est l'histoire d'un pays, vue à travers le miroir déformant, déformé, mais combien formateur d'un homme. Depuis 1974, le budget de l'Etat français n'a jamais été à l'équilibre. Les trente glorieuses se sont achevées avec le quadruplement du prix du pétrole, laissant la place aux "trente piteuses.". Pendant ce temps, un jeune aventurier traçait son chemin, entre rachats d'entreprises et charisme médiatique, incursions dans la chanson, le cinéma, le théâtre, le sport, la politique, le tout sur fond de culot monstre, d'échecs et de réussites. Bernard Tapie, puisqu'il faut l'appeler par son nom, avait trente ans en 1974 et commençait avec " Atout C?ur ", une carrière qui a plus tenu des montagnes russes que de la gestion " en bon père de famille ". Ce livre sera donc le portrait de quarante ans d'histoires de France, à travers le destin de cet arnaqueur arnaqué, de celui qui a grandi sous Mitterrand, incarnant alors l'ambition positive, la gagne et l'énergie des entrepreneurs dont la France avait tant besoin. Il fut député, ministre de la Ville, pendant que dans son dos, le Crédit Lyonnais revendait Adidas au double du prix que la banque avait annoncé à Tapie. L'affaire dure encore... Tout s'est passé pour lui, comme pour d'autres idoles, en trois chapitres : on lèche, on lâche, on lynche. Ascension fulgurante suivie de morts et de résurrections, de certitudes et de doutes. Ironie du sort, alors que Tapie est à nouveau millionnaire, il est aujourd'hui vilipendé par cette gauche qui, il y a vingt ans, le portait aux nues. Tapie, une histoire française, où l'homme révèle autant le pays que celui-ci en dit sur l'homme. Ce livre se veut pour notre époque, feuille de température. Tapie comme comprimé chauffé à blanc d'un passé récent qu'il aide à décrypter, d'un présent ambigu qu'il peut faire comprendre et d'un futur incertain comme son propre avenir." André Bercoff
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".