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Tueries. Forcenés et suicidaires à l'ère du capitalisme absolu
Berardi Franco ; Citton Yves ; Dardel Paulin
LUX CANADA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782895962120
Le terrorisme suicidaire frappe aujourd?hui aussi bien à Columbine ou Utoya, que dans les rues de Paris. Sa violence multiforme surgit de partout et repousse chaque fois les frontières de l?horreur. Soutenir que les assassins sont des forcenés ou encore des soldats fous d?une armée ennemie ne suffit plus à comprendre un phénomène aussi effarant. Franco "Bifo" Beradi s?intéresse ici à la psychopathologie, mais aussi aux origines économiques et politiques de ces meurtres de masse de plus en plus fréquents. Il démêle minutieusement l?enchevêtrement de désespoir, de ressentiment, de nihilisme, d?affirmation identitaire et de quête de célébrité qui pousse ces hommes à faucher la vie des autres avant de mettre fin à la leur. En ressort cet examen d?un corps social déchiqueté par le pouvoir absolu du capitalisme, pouvoir qui nous confinent à une impasse, entre dépression et violence. Un état des lieux dont il faut prendre acte pour pouvoir à nouveau poser la question "que faire ?" et chercher, dans la noirceur, d?éventuelles lignes de fuite.
Berardi Clément ; Eymeri Julien ; Rousseau Francis
Les salariés, les consommateurs, les citoyens appellent à une véritable révolution : ils veulent une économie porteuse de développement et de progrès. Nous pensons que les entreprises vont mourir de leur obsession du chiffre, du court-termisme et de la sacro-sainte rentabilité - ces fameux camemberts plaqués partout dans des slides powerpoints insipides. Celles et ceux qui le comprendront et agiront autrement dès maintenant seront les gagnants du monde économique de demain. Nous avons écrit ce manifeste pour aider les entreprises - et leurs responsables - à ne pas disparaître dans le monde qui vient. " Fondateurs de la société Quartier Libre, les auteurs sont des acteurs du monde de l'entreprise. Ils ont accompagné depuis des décennies des centaines d'entreprises dans leurs transformations stratégiques et organisationnelles.
Quels sont les impacts réels de la Charte canadienne en matière de droits linguistiques ? Son adoption a-t-elle réellement participé au recul du fait français au Québec et amoindri la portée de la loi 101 ? C'est ce que croient de très nombreux Québécois et, depuis les années 1970, cette croyance s'est érigée en doxa chez les nationalistes indépendantistes ; chez les nationalistes fédéralistes du Québec, elle fait figure de tabou... Mais qu'en est-il vraiment ? En analysant minutieusement lois, règlements, décisions de la Cour suprême et autres déclarations de politiciens, Frédéric Bérard déconstruit patiemment le mythe créé et entretenu par la doctrine québécoise du nationalisme "méthodologique" en matière de droits linguistiques. Il révèle non seulement que les seuls "gagnants" des débats juridiques relatifs à ces droits, depuis 1982, sont les francophones hors Québec, mais il met aussi en lumière les limites du droit à protéger ou à promouvoir une culture, quelle qu'elle soit. Sans sombrer dans l'angélisme, l'auteur met cet épineux débat en contexte : il livre un historique pré-charte et s'attarde sur le traitement controversé qu'ont fait subir les différents gouvernements du Québec aux minorités francophones du pays.
Bérardi Jean-Charles ; Ramognino Nicole ; Gourcy C
L'art est un procès social qui suppose une action collective coordonnée se réalisant dans l'activité créatrice. Cette perspective qui intéressera à la fois les sociologues et spécialistes de la sociologie de l'art propose un modèle fixant les conditions logiques et non pas historiques à partir desquelles le procès artistique peut exister. Le premier volume développe une méthode sociologique inscrivant l'art dans une problématique du changement social.
Quelques mots d'un bon vieux blues... Chicago, 1941. Tom Steele, vieux gangster de la prohibition est désormais rangé des voitures. Il est devenu le gérant d'un bar minable tut droit sorti d'un tableau d'Edward Hopper. Tom appartient déjà au passé, il porte sur ses contemporains un regard indulgent mais sans illusion. Le vieux loup a trop bourlingué pour s'en laisser conter par les gosses, les journalistes, les petits malfrats et les flambeurs.
L'expression "économie de la nature" a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme "écologie" ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers "économistes", la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour. Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme "économie" nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'"écologie". Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.
Ecrit dans les années 1960 puis revu et augmente en 1989, ce livre monumental offre le récit de l'une des plus grandes aventures des XIXe et XXe siècles, celle de l'anarchie. Woodcock y raconte le mouvement, ses victoires, ses défaites, mais il y expose surtout les idées des principales figures qui ont façonné la pensée libertaire, de William Godwin à Emma Goldman. Au-delà de l'engagement intellectuel, politique et moral de ces personnages historiques plus grands que nature, L'anarchisme brosse un portrait vivant de leur combat et des profonds idéaux de liberté qui n'ont jamais cessé de l'animer. Considéré aujourd'hui comme un classique de l'histoire de l'anarchisme et pourtant traduit ici pour la première fois en français, L'anarchisme expose les perspectives d'une aspiration partagée aujourd'hui par un nombre toujours grandissant de personnes éprises de justice et d'autonomie.
Résumé : Cette édition au format poche rassemble un inédit, Politique de l'extrême centre, en plus de La médiocratie et "Gouvernance", deux opus d'Alain Deneault qui traitent de la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies. Parce que les glaciers fondent, parce que le désert avance, parce que les sols s'érodent, parce que les déchets nucléaires irradient, parce que la température planétaire augmente, parce qu'une majorité d'écosystèmes se délitent, parce que l'Etat social s'écroule, parce que l'économie réduite à la finance s'aliène, parce que les repères philosophiques se perdent, notre époque n'a plus le luxe de se laisser conduire à la petite semaine par les médiocres qui dominent.
Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit. La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Emaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.