Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Empan N° 83, Septembre 2011 : Surdités : entre handicap et minorité culturelle
Bérals Marie-Laure ; Grimaud Lin ; Sanchou Paule
ERES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782749214528
La surdité pose la question de la communication humaine du point de vue de la technique - médicale, pédagogique, linguistique - mais aussi sous les aspects psychosociaux des échanges intra et inter groupes. Au-delà des problèmes sociolinguistiques, elle induit des questionnements sociopolitiques plus larges. Elle interroge aussi la contrainte du remaniement identitaire individuel impliqué dans toute construction de liens d'appartenance groupale. Affectant la communication, la surdité tend à être représentée comme un événement social négatif. Pourtant, subvertissant l'identité induite d'handicapés, les sourds ont, de longue date, généré de la réalité sociale en se constituant en entité sociopolitique, par le biais notamment de l'invention et de la légitimation de la langue des signes. Parallèlement, le développement des technologies médicales, notamment de l'implant cochléaire qui permet aux sourds d'entendre le langage vocal - s'il constitue une avancée capitale, donnant espoir aux parents et ouvrant l'enfant sourd sur le monde - pose un nouveau problème. En effet, l'implant ne va-t-il pas faire de la surdité une entité clinique vide et de la communauté sourde un groupe social désaffecté ?
Notre souci de repousser les limites de la vieillesse et de percer les secrets de l'immortalité est plus que jamais d'actualité. Les progrès de la médecine et les remarquables avancées de la biologie ont multiplié le nombre de centenaires et trouvé dans nos gènes les clés de la longévité. Hélène Merle-Béral décrit dans ce livre non seulement les avancées médicales, mais aussi les étonnantes perspectives, qui entremêlent biotechnologies et intelligence artificielle pour construire l'homme nouveau du "transhumanisme". Le fantasme de quelques savants fous est devenu une réalité concrète. L'homme développe la biologie et invente les biotechnologies qui lui permettent de se modifier lui-même. De quoi susciter durablement de nouveaux rêves d'immortalité.
L'enfant qu'il fut reste à jamais incrusté dans l'adulte. Au fur et à mesure du déroulement du temps, certaines traces s'atténuent, d'autres demeurent, généralement les plus douloureuses. Ainsi à la fin de sa vie, la personne âgée se penche sur son passé dans l'espoir de se re-connaître et de faire le deuil de l'objet maternel primaire qu'elle poursuit encore. Le temps des martinets est un récit issu d'une enfance blessée comme il y en a bien d'autres. Il est écrit par une vieille dame poussée par un besoin impératif de retrouver une période douloureuse de son enfance pour mieux l'inscrire dans la trajectoire de sa vie. Ces moments traumatiques se révèlent indélébiles, occultant le reste. Chercher à les élaborer peut conduire à une réconciliation avec soi-même et ses parents. Autour de ce texte personnel et sensible, les auteurs réfléchissent à la nécessité intense qui anime la personne âgée pour se lancer dans cette quête de soi périlleuse qui lui permet d'affirmer son identité et sans doute de transmettre à ses descendants une cohésion véritable.
Le récit, cru et tendre à la fois, des petits détails de la vie quotidienne dans une unité de soins de long séjour, constitue une chronique mettant en scène un père, sa fille et l'environnement soignant. L'urgence d'une vie ténue se dérobe constamment devant la mort qui rode. Elle oblige à vivre chaque instant d'un présent sans avenir, à affronter cette peur nouvelle et inconnue d'être témoin et partie prenante d'une situation d'une grande force, où sont atteintes la quintessence de l'humain et sa transcendance. Les affects envahissants sont mis à distance grâce à un récit sobre pour porter et supporter les vécus de tous les protagonistes dont le personnage central reste le vieillard dépendant. L'auteur témoigne de cette expérience d'accompagnement au quotidien avec des mots simples et une distance qui s'appuient sur son passé médical et psychanalytique.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.