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Braves d'après
Beraber Anton
GALLIMARD
14,50 €
Épuisé
EAN :9782072950827
A la mort de son grand-père, un jeune homme s'attarde dans une maison déserte des Yvelines. Dans cette maison où la lumière de partout lui tombe entre les mains, la découverte d'un carnet le renvoie à un fait divers troublant qui engagea, soixante ans auparavant, la réputation de la famille : au matin du 12 décembre 1966, dans la plaine encore noyée de brume, un ouvrier polonais perdit un oeil dans un accident de chasse. Au récit d'une Ile-de-France peu à peu dévorée par les promoteurs se superpose une histoire marquée par le doute et le renoncement, accumulant pour le dernier-né l'énigme des générations disparues. On retrouve dans ce court roman tout l'éclat de l'écriture singulière d'Anton Beraber, fascinante, ironique et tendre, capable d'évoquer comme nulle autre les tragédies invisibles qui font ce que nous sommes.
Au café des proscrits, une galerie de personnages aux origines diverses se réunit, chacun portant en lui le poids d'un exil douloureux. Niché dans un quartier populaire de Paris, ce bistrot, fondé par des Auvergnats issus de rien, évolue au gré du temps et des destinées individuelles. Témoin des soubresauts de l'histoire humaine, des guerres aux luttes fratricides, de la pauvreté aux espoirs brisés, ce lieu devient le théâtre des vies écorchées de ses habitués. J-B, son dernier propriétaire, scrute ses clients et trouve dans leurs histoires des échos poignants de ses propres blessures.
Résumé : "J'expliquai que les religions toutes également me battaient froid. Me fondant sur des baromètres trompeurs j'avais imaginé pour ma fille un monde débarrassé de ces excentricités-là comme on parvint de le faire pour le géocentrisme ou la variole. L'autre passager retint mal son sourire : au contraire, murmura-t-il, on voyait sans peine à quel haut degré de fascination me jetaient les choses de la foi et l'énigme de croire. Je ne trouvai à répondre qu'en sortant de l'aéroport, dans la congestion générale de la porte de l'Est où les taxis au point mort font tourner le compteur avec une pointe de Bic : les religions, aurais-je dû protester, ne suscitaient mon intérêt que dans leurs dysfonctionnements". Ce carnet restitue sur le mode de la diffraction une vision fantasmée de la Ville immense. En choisissant ce moment particulier où la fatigue du jeûne en révèle les points d'usure, l'auteur porte aussi un regard ironique et tendre sur les ratés de la rencontre entre le dogme religieux et la nature humaine.
Sommaire : "Autour de Muhend U Yehya (1950-2004)" (5 communications) / Les "verbes de qualité" en kabyle / Textes narratifs en prose du XIXe siècle / Les vétérans des contes / De la revendication amazighe en Algérie (1990-2006) / Le mètre de la chanson rifaine / Sur le système aspectuel proto-amazigh / L'"hospitalité berbère" : un récit gellnerien / Chronique
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.