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Les ors de la République. Souvenirs de sept ans à l'Elysée
Bentégeat Henri
PERRIN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782262086633
Adjoint du chef de l'état-major particulier de François Mitterrand puis chef de celui de Jacques Chirac entre 1993 et 2002, le général Bentégeat a passé sept ans en tout au sommet de l'Etat auprès de deux présidents successifs. Son témoignage, écrit d'une plume élégante et inspirée, raconte la vie quotidienne au "château", ses bureaux et ses recoins oubliés, les fastes et rivalités de la cour, le quotidien des conseillers et des sans-grade, les méthodes de travail orchestrées par des secrétaires généraux d'envergure (Hubert Védrine, Dominique de Villepin), sans oublier les grandes questions militaires et internationales qui rendent la période aussi dense qu'exceptionnelle (guerres balkaniques, Rwanda, intervention en Côte d'Ivoire, crise irakienne, essais nucléaires, abandon du service militaire...). Il raconte avec humour les sommets internationaux et les dîners d'Etat, la fabrique des discours, les rencontres officielles et insolites, les tensions (notamment lors des cohabitations) et les moments d'émotion. Enfin et surtout, il dresse un portrait d'une rare finesse des deux chefs d'Etat qu'il a eu l'honneur de servir, portraits dont la pénétration n'a d'égale que le sens de la nuance et qui serviront largement aux historiens de demain.
Au cours de nos dernières réflexions sur chacune de nos Armées, nous fûmes déjà amenés à nous pencher sur la montée en puissance de l'Interarmées et de l'Interalliés dans nos Armées. Il est sûr, en effet, que l'Armée française est bien, depuis de nombreuses années maintenant, à devoir mener de front la bataille de l'Interarmisation et de la Multinationalisation. Et l'Interarmées et l'Interalliés vont encore progresser et marquer, de plus en plus, l'organisation et les missions de nos forces armées. Les opérations interarmées et interalliés sont bien, désormais, au cœur de notre Défense. Dernier tome de notre série sur " Les Armées françaises à l'aube du 21ème siècle ", cet ouvrage rassemble les communications présentées lors du colloque organisé par le Professeur Pierre PASCALLON, les 03 et 04 juillet 2006 ; colloque qui se voulait, en quelque sorte, la synthèse et le couronnement des travaux précédents.
Résumé : Début janvier 2013, le nord du Mali subit depuis un an l'occupation d'une coalition de groupes terroristes de diverses obédiences, qui menacent maintenant Bamako et le sud du pays. François Hollande lance alors l'opération Serval. Quelque cinq mille hommes sont ainsi envoyés en urgence au Mali pour l'aider à se libérer. A la tête des forces terrestres, l'auteur de ces"notes de guerre", le général Bernard Barrera. Avec un réel talent de conteur et une profonde humanité, il restitue "sans fard ni bluff" toutes les difficultés rencontrées, qu'elles soient liées à la nature de l'ennemi, au terrain d'intervention, immense et désertique, à l'éloignement de la France, à la complexité logistique d'une opération interarmées, la plus importante depuis la guerre d'Algérie. Son récit, captivant, nous décrit avec précision la préparation de l'opération et son déroulement presque heure par heure. Un livre de soldat qui se lit comme un roman d'aventures. Un témoignage pour l'histoire.
Le monde actuel est pris au filet de l'immédiateté et l'analyse d'un événement relève souvent d'une interprétation immédiate et instinctive. Or, le recul est nécessaire pour interpréter correctement une décision gouvernementale, en la replaçant dans un contexte géopolitique et historique, ce à quoi le général de Gaulle excellait. Un parti-pris d'un Etat, une menace brandie par un Président ou une réaction spontanée d'une population sont le résultat d'une longue histoire qui agit inconsciemment dans l'âme d'un peuple et de ses dirigeants. Cet ouvrage a pour ambition de s'intéresser à ce qui ne change pas dans ces politiques, à ces " invariants stratégiques " qui s'inscrivent dans le temps long et font qu'un pays, une population, des gouvernements successifs poursuivent les mêmes objectifs et défendent les mêmes intérêts, et ce quel que soit le régime ou les partis politiques au pouvoir. Connaître ces invariants, c'est prévoir leurs réactions et anticiper les nôtres. Avec l'aide des réflexions du fondateur de la Ve République dont la majorité s'avère très applicable à la période contemporaine, le parti pris de cet essai est de s'intéresser au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, à la Russie, à l'Allemagne et enfin à la France. En étudiant leur géographie et leur histoire, il est possible de retracer leur parcours, d'identifier leurs invariants, d'expliquer leur positionnement actuel et d'imaginer leurs dispositions futures. Les chefs d'Etat sont de passage sur la scène internationale mais ils agissent avec un fond identitaire qui est celui de leur pays et selon des schémas qui sont propres à leur culture. Parcourons-les ensemble et voyons en quoi les amis intangibles et les ennemis désignés ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Vouloir servir, être nomade, aimer l'honneur, vivre l'attente,apprécier l'effort, être joueur... En fait, l'armée au quotidienc'est beaucoup plus qu'aimer l'ordre et l'uniforme. Ce livred'une grande justesse sur le "ressenti militaire", écrit par l'unde ceux qui a eu le commandement suprême de l'arméefrançaise, est un document exceptionnel. Ni recueil desouvenirs glorieux ni ouvrage de stratégie post-combatscomme en écrivent souvent les officiers, c'est une étonnanteréflexion qui montre le sens du choix des hommes et desfemmes qui ont opté pour le métier des armes.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.