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L'opinion publique et la science. A chacun son ignorance
Bensaude-Vincent Bernadette
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707177148
Allumons la télévision : qu'il s'agisse d'une catastrophe naturelle ou d'une grave épidémie animale, un expert est là pour éclairer l'opinion du public. D'un côté il y a ceux qui savent et, de l'autre, ceux qui ne savent pas et à qui on demande seulement de croire à ce que l'on dit être vrai. C'est ce clivage que ce livre met brillamment en cause. L'opinion est perçue soit comme une masse amorphe, manipulable, soit comme une puissance souveraine. Tout aussi contradictoires sont les images de la science : tour à tour sérieuse ou aventureuse, menaçante ou rassurante, la science nous est présentée à la fois comme une autorité absolue et comme une puissance de critique ou de rébellion contre l'autorité. Ces ambivalences ont des racines historiques qui remontent à la Grèce ancienne. Ce livre retrace les moments forts de la confrontation entre science et public. Chaque figure de la science se dessine en regard d'une figure correspondante de l'opinion : de la science "populaire" d'un Auguste Comte au XIXe siècle à la science "citoyenne" des conférences de consensus actuelles, on est tenté de dire que "la science a l'opinion qu'elle mérite".
Les concepts de la culture classique, loin d'être périmés, sont au coeur des sciences et des techniques Cela permet à la philosophie d'être vivante dans le champ industriel et de contrecarrer toute tentative de mépris des techno-sciences venant des milieux philosophiques. Les matériaux composites exigent de nouvelles attitudes tant du point de vue de la recherche que de la distribution L'innovation doit prendre en compte les particularités de ces matériaux et s'appuyer sur de nouveaux modèles. Il faut multiplier l'interdisciplinarité, privilégier l'économie de variété contre l'économie d'échelle et développer des formes de partenariat et d'alliance. Le modèle du vivant est utile aux techniciens Il permet d'intégrer l'artifice au naturel et de développer des matériaux dits intelligents qui fonctionnent par bio-mimétisme.
Bensaude-Vincent Bernadette ; Djebbar Ahmed ; Gour
Résumé : La complexité du monde contemporain contraint chacun à une incessante lutte pour préserver l'autonomie de sa raison, de sa critique et de son jugement. C'est pour répondre à cette nécessité que " Echange et diffusion des savoir propose des rencontres régulières avec les créateurs des idées d'aujourd'hui en philosophie, dans les sciences de l'homme et de la société, dans les sciences de la nature La collection " Savoirs à l'?uvre" restitue les conférence: prononcées dans un lieu public, l'hôtel du département des Bouches-du-Rhône - conçu et réalisé par l'architecte William Alsop-, cycles thématiques instituant une nouvelle agora où la cité se dit et se réfléchit. Car c'est bien l'accès de tous aux savoirs qui permet l'indépendant de la pensée et la liberté du discernement. Partager les connaissances, en démocratiser la diffusion, c'est garder et peut-être conférer enfin aux savoirs un statut d'objet de délibération publique au c?ur de l'espace collectif.-."La science est devenue quelque chose de trop important pour être laissée entre les mains des scientifiques seuls " (Henri Atlan). Il est donc urgent que les citoyens comprennent ses enjeux et participent au choix de ses priorités qui engagent l'avenir commun de nos sociétés et de notre planète. De l'univers infiniment grand aux composants de la matière "ordinaire", en passant par les systèmes d'idées qui véhiculent la pensée et la conscience collectives, les différents contributeurs observent les domaines et les objets de la science contemporaine y compris ceux dont elle se détourne, sciemment ou à son insu. Qu'est-ce que la matière? Comment analyse-t-on les modifications du climat de la planète? Qu'apporte la technique dans notre monde? Quelles sont les questions de morale personnelle et collective que pose la biologie moderne, notamment la génétique? Ces questions ne sont pas seulement techniques : elles engagent des réflexions éminemment politiques, si l'on veut bien considérer que la politique est la pensée et la gestion du "bien commun".
Résumé : Qu'il tende vers le progrès ou vers l'effondrement, nous voyons le temps sous la forme d'une flèche, et nous le supposons donc unique et linéaire, maîtrisé, dominé, comme vu de dehors, c'est-à-dire de nulle part. Or, la crise du climat nous oblige à abandonner cette position d'extraterritorialité : de multiples temporalités y entrent en jeu ? les temps cosmologique, géologique, biologique, historique, social et psychologique ?, qui rendent caduc le primat du temps chronologique, lequel semble les aligner sur les barreaux d'une même échelle. Dans cet essai, Bernadette Bensaude-Vincent nous invite à sortir du cadre temporel de la modernité occidentale pour porter attention à la diversité des temps propres aux vivants et aux choses qui font monde avec nous ? jusqu'aux virus, aux plastiques ou aux déchets nucléaires. En s'inspirant de la pensée chinoise classique aussi bien que de l'écologie du paysage, elle met au jour une hétérogénéité de trajectoires temporelles qui cohabitent, interfèrent et s'entremêlent. Par là, elle ne nous apprend rien de moins qu'à composer des " temps-paysages ", c'est-à-dire à replonger les actions humaines dans les cycles multiples qui régissent l'histoire de la Terre, articulant le temps qui passe avec le temps qu'il fait.
Résumé : Tables tournantes et parlantes, somnambules et médiums, fantômes et ectoplasmes ont captivé l'attention d'une fraction non négligeable de la communauté scientifique française au tournant du XXe siècle. Ces phénomènes bizarres pouvaient-ils s'expliquer par la physique, par la biologie, ou bien relevaient-ils de la psychopathologie ? Nombreux furent les savants qui tentèrent de les soumettre à la méthode expérimentale : Pierre et Marie Curie participèrent aux séances d'une célèbre médium, Camille Flammarion enquêta sur la télépathie, tandis que le prix Nobel de physiologie Charles Richet proclama sa croyance aux fantômes et fonda une nouvelle science, la "métapsychique". Puis, après cette période d'engouement pour les phénomènes occultes, dans les années trente, en dépit (ou à cause) d'une radiesthésie aux ambitions scientifiques, toute forme d'occulte fut bannie du champ scientifique et renvoyée vers les "parasciences". Les neuf récits d'épisodes marquants de cette période réunis dans cet ouvrage se lisent comme autant de reportages inattendus et passionnants. Et, au-delà, les historiens des sciences et de la culture qui ont contribué à ce livre éclairent ce double mouvement d'ouverture puis de fermeture de la communauté scientifique française, dont les effets se font sentir jusqu'à nos jours.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.