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Adieu Sidonie
Bens Jacques
GALLIMARD
6,50 €
Épuisé
EAN :9782070268115
Jean Baptiste (sans trait d'union), peintre de batailles en chômage, rêve, derrière ses persiennes, de pêches et d'horions. Soudain, une flèche imprévue l'atteint au coeur : c'est une vision féminine et fugitive. Il se précipite mais, après ce coup de foudre, s'installe le silence des espaces infinis. L'objet de sa passion a disparu dans une petite automobile jaune canari. L'émuIe de Meissonier s'élance à sa poursuite, sur-le-champ et sur une vieille moto. Deux Simon l'accompagnent, l'un qui parle toujours et l'autre qui ne dit jamais rien. A chaque étape, ils interrogent les gens du pays, faisant de Sidonie un portrait toujours nouveau (car l'amour et la mémoire ne font pas bon ménage). Où peut les conduire un itinéraire ainsi dessiné ? Au désespoir ou au bout du monde, tout dépend de la philosophie que l'on pratique. Ce récit un tantinet agité se double d'un périple littéraire. Chaque chapitre a son décor, sa flore, sa faune, son climat. Les lecteurs s'amuseront (si ça les amuse) à retrouver Flaubert, Queneau, Jarry, Sterne, et jusqu'à l'auteur d'Adieu Sidonie qui n'hésite pas à se parodier lui-même sans façons.
Note de l'éditeur: Comme il est dit dans la préface (page 9): « Les quatre dernières (grilles) se présentent sous une forme particulière, puisqu'elles ne comportent aucune définition. » C'est une proposition oulipienne de l'auteur!
Jacques Bens (1931-2001) est écrivain et poète. Il travaille de 1960 à 1963 sous la direction de Raymond Queneau à l'Encyclopédie de la Pléiade. Membre cofondateur de l'OuLiPo, il publie notamment de la «prose romanesque» (Gaspard de Besse, Nouvelles désenchantées) et de la «prose rimée» (De l'Oulipo et de la Chandelle verte).
Les mots d'esprit de Jules Renard sont à son image : ambivalents, ingénieux et pleins d'humour. Ils témoignent de sa lucidité sur ses contemporains, de son pessimisme incorrigible et de sa propension à l'autodérision. Ce florilège détonnant des meilleures citations de l'auteur de Poil de carotte nous révèle qui se cache derrière l'écrivain de génie : un homme avide d'admiration, orgueilleux, souvent sévère envers lui-même, mais d'une sensibilité rare ; un orfèvre des sentiments humains.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.