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L'Etat islamique pris aux mots
Benraad Myriam
ARMAND COLIN
15,70 €
Épuisé
EAN :9782200617882
Depuis son surgissement au coeur de l'actualité internationale à l'aube de l'été 2014 lors de la prise de Mossoul, puis l'annonce du rétablissement d'un "califat" des origines et les revendications des attentats sur le sol européen, le groupe Etat islamique occupe le coeur de l'actualité. Myriam Benraad replace l'Etat islamique au coeur de sa complexité en s'intéressant plus particulièrement au discours du groupe, marqué par ses dualités saisissantes. Mot par mot, elle déconstruit une rhétorique qui, d'emblée, s'est placée dans la négation de la notion de "zone grise", récurrente dans la propagande de l'Etat islamique. Elle démontre que le phénomène Etat islamique se veut bien moins l'expression d'un "choc des civilisations" qu'un "symptôme" plus profond d'une crise "radicale" de la modernité, précisément située au coeur de ces binarités grossières. Dans le contexte de la globalisation issue des ruines de la Guerre froide, et à travers son évolution, l'Etat islamique interroge notamment des dualismes tels qu'Orient/Occident, civilisation/barbarie, Islam/mécréance, tradition/modernité, sacré/profane, bien/mal, unité/division, moralité/immoralité, justice/corruption, jihad/croisade, colonial/décolonial, libération/oppression, califat/démocratie, humiliation/dignité, vie/mort. Cette déconstruction d'un discours en réalité profondément ancré dans son temps, offre une approche inédite, rompant avec nombre des analyses produites.
Résumé : L'Etat islamique, ou Da'ech, apparaît aujourd'hui, dans les médias et les représentations politiques, comme l'adversaire absolu de l'Occident, celui qui multiplie attentats et actes de barbarie, qui met le Moyen-Orient à feu et à sang et qu'il faut combattre à tout prix. A l'origine de cet état de guerre perpétuelle et de ce chaos dans lequel ont sombré les populations civiles, il y a, bien entendu, l'intervention américaine du printemps 2003, qui fit des sunnites, accusés d'avoir soutenu le régime de Saddam Hussein, des parias dans le jeu politique irakien, et qui a laissé derrière elle un champ de ruines. Mais il y a aussi, et c'est tout l'intérêt de cet ouvrage que de le démontrer, le partage du Moyen-Orient par les puissances coloniales britannique et française à la suite de la Première Guerre mondiale et du démembrement de l'Empire ottoman : c'est alors que furent créées ex nihilo des frontières qui convenaient aux autorités mandataires mais ne recouvraient aucune réalité historique. Une fois ce constat dressé, et les responsabilités de chacun établies, on comprend mieux les enjeux de l'effroyable désastre qui a frappé la région, et dont aucune analyse, privée de cette perspective de fond, ne permettrait de rendre compte.
L'histoire du terrorisme, ancien comme contemporain, est empreinte de vengeances à l'origine de longs cycles de violence et de représailles. Loi du talion, prix du sang, humiliations, terrorisme d'Etat... la vengeance est partout présente, aussi bien dans les motivations des terroristes en justification de leurs actes que dans les réactions que leur violence engendre parmi leurs cibles. Pourtant, en tant qu'objet d'analyse, elle reste l'angle mort des études sur le terrorisme. "Radicalisation de l'islam" , "islamisation de la radicalité" , "nihilisme générationnel" , contextes géopolitiques, ressentiments historiques... la vengeance reste en filigrane, comme si la mettre en exergue ou la reconnaître aux terroristes comme ils s'en réclament, serait induire l'idée qu'une injustice a été perpétrée. Or, elle est la question centrale qu'il est essentiel d'analyser.
La défaite de l'Etat islamique, organisation apparue en Irak à l'automne 2006, ne fait aucun doute : après les pertes de Mossoul et Raqqa, le groupe terroriste n'administre plus aucun territoire ni aucune population. Ses ressources ont été détruites. Son commandement a été laminé au fil de frappes ciblées. Des milliers de combattants ont été tués ou mis hors d'état de nuire. L'Etat islamique est privé, de facto, de toute capacité réelle d'agir. Pourtant, cette organisation continue d'inquiéter, notamment avec la reprise des attentats dans ses anciens bastions et l'extension transnationale de son combat. Partout, l'Etat islamique cherche encore à séduire une jeunesse désocialisée, et de nombreux militants seraient toujours actifs, beaucoup s'étant transportés de l'Irak et de la Syrie vers d'autres terrains. L'idéologie de l'Etat islamique n'est pas défaite non plus, et l'organisation ne se résume pas à des modes opératoires terroristes : elle continue de représenter un soulèvement, une politique, une révolte, que l'on serait bien imprudents d'ignorer. Préface de Pierre-Jean Luizard
De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations "indignées" à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'"Autre", interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'"heureuse ". Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'"être en colère" signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : L'ouvrage décrit les principales caractéristiques psychopathologiques des psychoses, puis dégage leurs spécificités : délires chroniques (paranoïa), schizophrénies, psychoses aiguës, "psychoses thymiques" (mélancolie, manie, folie maniaco-dépressive). L'approche psychopathologique, soutenue par les auteurs, comporte deux niveaux complémentaires : la description des maladies et de leurs aspects psychologiques, la formulation des théories explicatives psychologiques des troubles. Ce livre s'adresse aux étudiants de psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.