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D'eau et de feu : forges et énergie hydraulique. XVIIIe-XXe siècle. Une histoire singulière de l'ind
Benoit Serge ; Woronoff Denis ; Emptoz Gérard ; Hi
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753578890
Réunissant quelques grands textes inédits, l'ouvrage invite à un réexamen de la trajectoire suivie par la France dans son industrialisation depuis le XVIIIe siècle, à travers une approche pionnière en histoire des énergies. Corrigeant l'image d'une transformation linéaire calquée peu ou prou sur le modèle anglais, il montre la longue vitalité de l'énergie hydraulique ou du charbon de bois à côté des techniques venues d'outre-Manche, ainsi que la pluralité des voies de la première industrialisation. La démonstration s'appuie sur la connaissance exceptionnellement fine des sites, des installations et des procédés à l'oeuvre dans plusieurs régions telles que la Bourgogne, la Normandie, le nord-est de la France ou l'Amiénois. Cette connaissance intime des processus industriels locaux permet de refier le temps court des innovations techniques, des marchés et des productions au temps long de la coexistence entre les énergies renouvelables et fossiles, encore actuelle. Les analyses présentées sont celles d'un praticien de l'enquête collective, alliant les approches de l'histoire, de l'archéologie et du patrimoine industriel dans des recherches donnant parfois lieu à des textes écrits à plusieurs mains. Novateurs sur le fond et originaux dans la méthode, ces travaux s'inscrivent dans une histoire des techniques profondément renouvelée, ancrée dans la connaissance concrète, pratiquant la généralisation avec une audace patiente et ouverte aux réflexions actuelles en matière environnementale.
Roi de ta cour de récré, maître en l'art du zéro pointé, tout le monde connaît Toto ! Comment Toto résout-il ses problèmes de maths ? Que fait Toto pour éteindre un incendie ? Impossible à deviner sans lire ces gags hilarants de Toto et sa bande de rigolos !
Penser la schizophrénie se heurte à l'impensable, face à ce qui apparaît d'abord comme des provocations mais aussi un déraillement d'un être en croissance, cet être proche devenant présent et absent, attachant et déroutant. Les paradoxes s'accumulent et le désarroi gagne la famille qui voit ses ressources affectives s'épuiser. Grâce à ses équipes soignantes spécialisées, la psychiatrie publique, dite "de secteur", assure des soins hospitaliers et ambulatoires aux patients dans leur environnement proche. L'implication des familles dans les soins s'avère positive et préventive, en particulier grâce à l'appui des techniques groupales dites systémiques, quand le collectif soignant est formé à ces pratiques. Dans cet ouvrage ancré dans la clinique, l'auteur présente ce type de soins, les progrès ainsi obtenus et l'originalité de la démarche.
Biographie de l'auteur Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste, chargé d'enseignement à l'unversité Paris 10. Psychologue, Consultant aux ECPA, Informatisation de tests psychométriques, réalisation de plate forme vidéo en remédiation.maître de conférence, Paris 7. Psychologue psychanalyste, Lille.psychologue clinicienmaître de conférences en philosophie, Belfortdocteur en psychologie et psychanalyse, membre de l'observatoire des mondes numériques en sciences humaines
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?