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Gregory Bateson. La crise des écosystèmes humains
Benoit Jean-Claude
GEORG
23,00 €
Épuisé
EAN :9782825708620
L'espèce qui détruit son environnement se détruit elle-même... Le monde présent est soumis à l'ordinateur dont l'écran peut nous apporter textes, images, informations issus du monde entier. Ce phénomène remonte à deux générations et nous insère dans une culture de mondialisation. Dans ce cadre, la surabondance de messages fait que la pollution biologique visible et relativement contrôlable se double de manipulations psychoaffectives bien plus subtiles. Au cours de sa longue carrière de chercheur - biologiste, ethnologue, cybernéticien, psychothérapeute, éthologue - l'Anglais Gregory Bateson (1904-1980) nous a donné les bases d'une théorie générale de la communication, dite "écosystémique". Pendant dix années de recherches à l'hôpital psychiatrique de Palo Alto (Californie), il a observé et décrit chez des malades schizophrènes les manipulations mentales et affectives auxquelles il a donné le nom de "double lien" (double bind). Il s'agit de messages relationnels discordants et " menticides ", affectivement et intellectuellement manipulateurs, observables non seulement chez ces malades, mais tout autant dans leur milieu familial et dans l'institution de soins. Les nombreuses publications de Bateson et celles de ses compagnons de recherche sont regroupées en six ouvrages et sa biographie complexe rapportée par David Lipset fut publiée peu de temps avant le décès de cet homme remarquable. Ce livre retrace l'essentiel d'une pensée ou l'humour a sa place tout autant que le drame.
Présenter l'?uvre de Grégory Bateson (1904-1980) est un défi : biologiste, ethnologue, anthropologue, sociologue, psychothérapeute, éthologue, chercheur inlassable et créateur de la théorie éco-systémique de la communication, auteur captivant, sachant éclairer les faits les plus concrets par les thèses les plus abstraites, et vice versa. Sa découverte centrale s'exprime dans la théorie et le modèle du double lien schèmes interpersonnels de manipulation, d'influence, par des injonctions paradoxales réciproques et aliénantes. Mais ce sont là aussi des incitations à se dépasser soi-même, en tant qu'individu, que membre d'une famille ou d'un groupe social : c'est-à-dire à vivre une croissance continue. Jean-Claude Benoit étudie ici cette part psychothérapique de l'?uvre de Bateson, à propos de textes tirés de " Vers une écologie de l'esprit " (1971), consacrés à l'approche familiale directe des psychoses, et issus de nombreuses années de travail psychothérapique et de recherches à l'hôpital de Palo Alto. Il les illustre par des observations cliniques de ses patients, vus avec leurs proches et leurs saignants référents dans l'institution psychiatrique où il fut chef de service. Ce livre nous conduit dans un univers étrange, fascinant, encore mal connu. Des jeux relationnels, mortifères et pourtant aisément décryptables - teintés d'un humour spécifique - se trament derrière les meilleures intentions affirmées, entre chaque sujet schizophrène et son entourage familial et thérapeutique. Leur décodage en commun éclaire des horizons positifs inattendus : une reprise de la croissance relationnelle de ces malades.
Le terme "activation" signifie à la fois l'idée d'incitation donnée par le thérapeute au patient et la levée d'inhibitions, internes chez l'un comme chez l'autre. S'appuyant sur les données de la psychanalyse et sur la théorie réflexologique des névroses, les auteurs proposent des techniques de psychothérapie qui vont plus loin que la simple cure du symptôme. Ces techniques savent néanmoins demeurer brèves et s'appliquent tout particulièrement à assurer l'autonomie du patient. Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d'enseignement clinique, président d'honneur de l'Institut d'étude des systèmes familiaux, à Versailles. //Mario Berta est psychiatre et professeur de psychologie à l'Université d'Uruguay.
Ce livre veut transmettre la richesse et la complexité de rapport de Gregory Bateson (1904-1980), dans le champ aussi bien social qu'affectif et en particulier face aux problématiques familiales actuelles en nos pays occidentaux. A la mi-temps du siècle dernier, ce théoricien-praticien d'origine anglaise et immigré aux Etats-Unis est le créateur de la théorie éco-systémique de la communication. Il étudie in situ et décrit les modèles relationnels propres à nos civilisations complexes. Il fut anthropologue, sociologue, psychothérapeute, épistémologue... Les processus thérapeutiques et les termes qu'il emploie ou qu'il a créés s'inscrivent dans la définition d'interventions positives spécifiques: la croissance relationnelle et affective de chacun au milieu des siens, jeunes et adultes. Il décrit en particulier cette manipulation pathogène qu'il a nommée double bind: double lien. S'impliquant dans une famille en crise et son membre porteur du symptôme, l'intervenant "éco-systémicien" rencontre l'image physique et psychologique d'un être lié, emprisonné dans l'incompréhension de ses proches. Le thème clinique de cette manipulation relationnelle s'inscrit dans le tourbillon des pressions économiques du quotidien et va au-delà des seuls faits familiaux. Il imprègne notre univers social où les menaces ne sont pas seulement physiques ou biologiques, mais directement marquées de pressions mentales, économiques, juridiques ou politiques, susceptibles pour une part de ravager les structures relationnelles qui nous font vivre. Ce livre nous rappelle les liens émotionnels qui nous relient à nos proches. Là se trouvent une des clefs du bonheur dans ce monde chaotique et une perspective de progrès dans le champ des soins psychologiques. Biographie de l'auteur Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d'enseignement clinique, président d'honneur de l'Institut d'études des systèmes familiaux, à Versailles. Il a animé depuis sa création la collection "Relations".
Le thérapeute systémicien intervient dans des situations où les circuits d'échanges interpersonnels ont été bloqués. Dans quelle mesure les acteurs concernés vont-ils participer activement à l'élaboration du processus de changement? Le changement est-il toujours souhaité? Comment développer une confiance relationnelle et favoriser ainsi la coopération? Comment s'ouvrir à la complexité des situations pour penser de nouveaux choix ensemble, patient, couple ou équipe, et thérapeute? L'action du thérapeute est déterminante et suppose une formation à la fois théorique et clinique, qui s'élabore elle-même dans des partages multiples avec d'autres thérapeutes. L'auteur présente ici un modèle de formation par la coopération qui s'appuie sur les possibilités ouvertes par la technologie internet: à travers un site protégé et sécurisé, les thérapeutes sont invités à échanger entre eux sur des situations cliniques - appelées vignettes de savoir d'expérience - afin de favoriser l'engagement du professionnel dans ce qu'il fait, par une meilleure formalisation de ce qui se passe dans le processus de rencontre thérapeutique. Biographie de l'auteur Jacques Beaujean est psychologue analyste (C. G. Jung), thérapeute de famille et de couple (EFTA), formateur-fondateur du Centre de formation à la thérapie de famille (Liège), membre-fondateur du Groupement belge des formateurs systémiques (Bruxelles).
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
Mettre en lumière l'importance exceptionnelle de l'oeuvre d'Hergé dans l'histoire artistique et culturelle du XXe siècle, et mesurer, à l'aune d'approches inédites, le caractère mythique et universel des Aventures de Tintin et leurs prolongements dans l'imaginaire contemporain : tel est l'objectif de cet ouvrage, issu du colloque international "Tintin au XXIe siècle", ayant réuni scientifiques et tintinophiles en mai 2017 à Louvain-la-Neuve en Belgique. Les vingt-sept contributions qui composent ce volume envisagent la traversée du siècle du voyageur-reporter sous l'angle des territoires, des temporalités, de l'art et des métamorphoses. Elles démontrent que l'oeuvre fondatrice d'Hergé a irrigué toutes les disciplines et épousé pléthore de formats, de médias. L'herméneutique qui accompagne Les Aventures de Tintin recoupe de nombreux champs. Tintin aujourd'hui en illustre l'évolution et interroge la pérennité d'une oeuvre au prisme de son imaginaire.