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Juan Gabriel Vasquez. Une archéologie du passé colombien récent, Textes en français et en espagnol
Benmiloud Karim
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753555198
Né en 1973, à Bogota, Juan Gabriel Vâsquez est l'un des écrivains colombiens les plus stimulants de ce début du XXIe siècle. Après des études de droit en Colombie, il voyage en Europe et s'installe successivement à Paris, dans les Ardennes belges puis à Barcelone, avant de retourner vivre dans son pays natal. Romancier, nouvelliste, essayiste, traducteur littéraire et journaliste, il a publié une dizaine d'ouvrages, dont certains ont été unanimement salués par la critique internationale. Outre deux romans de jeunesse, il a déjà signé cinq romans remarquables : Los informantes (Les dénonciateurs), 2004 ; Historia sécréta de Costaguana(Histoire secrète du Costaguana), 2007 ; El ruido de las cosas al caer (Le bruit des choses qui tombent), 2011 ; Las reputaciones (Les réputations), 2013 ; et La forma de las ruinas (Le corps des ruines), 2015 ; lui valant plusieurs prix internationaux prestigieux (prix Alfaguara du Roman en 2011, de la Real Academia Espanola en 2014, etc.). Cet ouvrage rassemble 23 contributions inédites signées par des spécialistes de la littérature latino-américaine et colombienne : K. Benmiloud, C. Bogoya, F. Bouvet, R. De Maeseneer, R. Estève, E. Fisbach, A. Gabastou, T. Garcia Diaz, D. Gras, M. -J. Hanaï, C. Latxague, N. Mollard, G. Müller, F. Olivier, F. Parisot, V. Pitois Pallares, N. Salamanca-Leôn, M. A. Semilla-Durân, C. Tous, J. Vervaeke, C. Wehr et J. Zârate. Ce livre inclut également deux inédits de l'auteur étudié : un essai intitulé La aplanadora de la Historia, et un entretien recueilli auprès de lui à Bogota.
Domingo Paola ; Lara-Alengrin Alba ; Benmiloud Kar
Résumé : L'essor des mouvements anarchistes dans les Amériques des années 1860-1930 a donné naissance à un abondant matériel de propagande destiné à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d'une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en oeuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d'un point de vue économique et social que linguistique et culturel. Aujourd'hui, alors que l'anarchisme semble renaître de ses cendres, les nouvelles technologies ont élargi l'éventail des médias utilisés par les organisations et militants libertaires. Cet ouvrage présente et analyse l'oeuvre journalistique, didactique et artistique de différents mouvements anarchistes américains, passés ou actuels, depuis les Etats-Unis jusqu'au Chili en passant par le Mexique, la Colombie et le Pérou, sans oublier deux des foyers les plus importants de l'anarchisme américain : l'Argentine et le Brésil. Il s'interroge par ailleurs sur les stratégies mises en place pour la diffusion de publications souvent interdites, sur leur réception et leur impact, ainsi que sur les interactions non seulement entre nations ou organisations, mais également entre création artistique et pensée libertaire.
Ce volume propose de s?intéresser à la littérature mexicaine écrite par des femmes, en s?appuyant sur le fait que Elena Poniatowska vient de se voir attribuer le prestigieux Prix Cervantesen Espagne pour l?ensemble de son oeuvre, et que Ana García Bergua et Cristina Rivera Garza ont toutes les deux le vent en poupe et consolident la présence des femmes sur la scène littéraire mexicaine (après le décès en 2012 de Carlos Fuentes). Toutes trois sont des auteures confirmées et traduites en français : le récent Leonora de Poniatowska a paru chez Actes Sud en 2012, et Personne ne me verra pleurerde Rivera Garza a paru l?an dernier chez Phébus (2013). Quant à Ana Garcia Bergua, son roman Isla de bobossera au programme de l?agrégation interne d?espagnolà la rentrée (2015 et 2016). Il est d?ailleurs également disponible en français, au Mercure de France, depuis 2009, sous le titre L'île aux fous. Avec ce volume, les étudiants disposeront d?outils pour mieux appréhender les oeuvres au programme. Il propose également des textes de trois auteurs faisant l?objet de ces études.
La petite Sylvie Zalamansky a tout juste cinq ans lorsque la Seconde Guerre mondiale est déclarée. Ses parents, tous les deux juifs, décident de quitter Paris afin de se réfugier dans la Drôme, en Zone libre. Son père se fera arrêter en 1943. Sylvie, sa mère et son frère vivront alors cachés, grâce à l'aide de personnes exceptionnelles, jusqu'à la Libération. Soixante-quinze ans plus tard, alors que les derniers survivants disparaissent, Sylvie a senti qu'elle devait prendre la parole et exposer ses blessures afin que cela ne se reproduise plus jamais. Sylvie Benilouz est née à Paris en 1934, de parents juifs originaires de Russie. Aujourd'hui, elle est bénévole au Mémorial de la Shoah et témoigne auprès des jeunes pour lutter contre l'oubli. Agathe Steyn, journaliste et enseignante, a coécrit cet ouvrage avec elle.
Benmiloud Karim ; Lara-Alengrin Alba ; Aubague Lau
Le 16 septembre 1810, Miguel Hidalgo appelle la population à se soulever contre le joug espagnol, ouvrant le processus d'indépendance du Mexique. Le 5 octobre 1910, alors que la nation célèbre le premier centenaire de son indépendance, Francisco I. Madero appelle ses concitoyens à prendre les armes contre la dictature de Porfirio Diaz et marquant le début de la révolution mexicaine. Ces contributions s'interrogent sur l'ampleur des transformations que ces deux bouleversements étaient censés apporter.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.