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Le surréalisme. Et autres textes
Benjamin Walter ; Mannoni Olivier
PAYOT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782228921725
Transformer le monde, a dit Marx ; changer la vie, a dit Rimbaud : ces deux mots d'ordre pour nous n'en font qu'un", clamait André Breton en 1935. Agir - oui, mais comment ? Six ans plus tôt, fasciné par l'expérience surréaliste qui fait imploser la littérature, manie les drogues, utilise le collage, magnifie la surprise, les rêves, l'inconscient, et vise à la révolution, Walter Benjamin avait déjà associé le philosophe et le poète. Mais son constat est sans appel : politiquement, le surréalisme est un échec. "Gagner à la révolution les forces de l'ivresse", Breton et ses amis, plus révoltés que révolutionnaires, n'en ont pas été capables. En trois textes écrits entre 1927 et 1934 - "Kitsch du rêve", "Le surréalisme" et "Sur la localisation sociale actuelle de l'écrivain français" -, Benjamin déploie sa pensée hybride, mobile, poétique pour éclairer le surréalisme, évoquant pour la première fois le concept d'illumination profane et montrant ce que peuvent les forces de la créativité contre le capitalisme.
Dans cette lecture très novatrice, qui se situe aussi bien à l'écart de la critique littéraire que d'une analyse sociologique, il ne s'agit pas de décrypter dans les thèmes baudelairiens les bouleversements économiques et sociaux mais, par un effet de miroir, d'éclairer les uns par les autres. Le développement d'une société industrielle de masse, l'avènement d'un prolétariat, l'expérience de la foule dans une grande ville, celle du choc, la marchandise, la "perte d'auréole" du poète, autant de situations exemplaires à partir desquelles Baudelaire "le premier à avoir appréhendé la force productive de l'homme réifié" ici rapproché de Blanqui et de Nietzsche, invente, selon Benjamin, un héroïsme moderne.
Ces Fragments, écrits pour la plupart entre 1916 et 1922, offrent un aperçu original sur la période de formation intellectuelle de Walter Benjamin. Avec la traduction de ces Fragments (essais, aphorismes, brides de conversation, mots, impressions) se termine la publication en français de ses écrits. Les éditeurs les ont rassemblés par thèmes, car de Russell à Mickey, en passant par la théorie de couleurs, tout intéresse Benjamin.
Origine du drame baroque allemand : sous ce titre d'allure érudite, se cache, on le sait, le plus important des ouvrages que Walter Benjamin put mener à terme. Il le publia en 1928, après l'avoir porté plus de dix ans, et après que l'université de Francfort eut refusé de l'accepter comme thèse d'habilitation. Ce n'est pas un livre d'histoire littéraire. C'est un livre qui subvertit la "science littéraire" - après le romantisme et après Nietzsche, mais au nom d'une "autre philosophie à venir" - pour ouvrir à une pensée inédite de la provenance et de la destination de l'art dans le monde moderne.
J'ai mis un point final il y a quelques jours au brouillon de ma thèse. La voici devenue ce qu'elle devait être : une ouverture sur la véritable nature du romantisme méconnue plus que partout ailleurs dans la littérature. . ". Ainsi Walter Benjamin évoquait-il en avril 1919 Le Concept de critique esthétique dans le romantisme allemand. Premier livre important de Benjamin, il contient son art poétique de même que la conception du langage qu'il entendait pratiquer et auquel il devait rester fidèle. De facture universitaire, il ne s'agit pourtant pas d'un simple ouvrage de circonstance : il traite fondamentalement, à travers la notion de critique esthétique, de la structure objective de l'art en tant qu'idée et de ses oeuvres parmi lesquelles, pour les romantiques, la poésie tient une position centrale.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.