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Selon Mallarmé
Bénichou Paul
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070407064
Avec Mallarmé, l'esprit du désenchantement, rejetant Dieu avec les hommes, aboutit à mettre en cause la communication littéraire, principalement en poésie. Tel est, en peu de mots, le Mallarmé qui apparaît ici : poète aux pensées extrêmes et inventeur solitaire d'une poétique nouvelle. L'allusion et l'énigme affectent chez lui d'occulter le sens du discours en vue d'exalter les vertus propres du langage et de ses combinaisons, précieuses depuis toujours à toute poésie.L'ouvrage de Paul Bénichou fait succéder à l'Introduction, guide philosophique à travers la variété des thèmes mallarméens, un recueil de commentaires où se déchiffrent, à la lumière de la raison, plus de quarante poèmes, et qui réunit pour le lecteur une somme inégalée d'éclaircissements sur l'oeuvre poétique de Mallarmé. Ces éclaircissements n'ont rien de sacrilège. Le génie de Mallarmé est bien dans son obscurité, à condition qu'on la dissipe.
La présente étude - la première de celles que j'ai consacrées au romantisme - va des origines du nouveau pouvoir spirituel, vers le milieu du XVIII ? siècle, jusqu'au moment où se produisent ses premiers heurts graves avec la société qu'il a contribué à créer, c'est-à-dire en 1830 et dans les années qui suivent immédiatement. Cette période forme un tout qu'on peut considérer en lui-même, non pas comme un ensemble clos, mais comme la vaste préface, ou le premier grand acte, d'une histoire plus longue, et qui se poursuit de nos jours. L'avènement de la foi philosophique au siècle des Lumières, puis les créations littéraires de la contre-révolution, enfin l'explosion du romantisme sont, dans l'ordre intellectuel, les trois grands faits successifs de cette époque. On verra que j'ai essayé de décrire ces faits à la fois à travers les grandes oeuvres, et dans leur écho ou leur source au sein des mouvements de l'opinion. Surtout, en les développant en eux-mêmes et dans leur nature manifeste, je me suis attaché à ce qui, dans cette incessante création de valeurs nouvelles, visait à investir la littérature d'une fonction sociale éminente. Cette inspiration, dans la littérature d'alors, accompagne et influence toutes les autres : la mission de l'écrivain, loin d'être un thème adventice, une fantaisie rhétorique à écarter pour saisir l'essentiel, est l'idée vive selon laquelle les autres idées s'ordonnent. D'où la méthode dont j'ai usé et la disposition de ce livre". Paul Bénichou.
Paul Bénichou, passionné par la vision tragique du monde de ceux qui constituaient "la génération de 1848" - Baudelaire, Flaubert et leurs contemporains - constate que leur pessimisme est une réaction à l'euphorie qui caractérise la génération précédente et que cette euphorie s'enracine à son tour dans la philosophie des Lumières et dans le bouleversement causé par la Révolution. À travers cette histoire, c'est une question décisive qui se joue, une question essentielle à la vie de la démocratie, à savoir : en quoi consiste aujourd'hui le pouvoir spirituel ? Qui le détient ? Qui a le droit de formuler les idéaux de notre société ? La somme de Paul Bénichou (qui regroupe Le Sacre de l'écrivain, Le Temps des prophètes, Les Mages romantiques, L'École du désenchantement) nous engage dans une réflexion qui touche à l'identité et au rôle des intellectuels, des savants, des créateurs. Sont-ils la nouvelle figure du pouvoir spirituel laïque ? Avec, comme toujours dans la collection Quarto, un chapitre illustré consacré à la vie et à l'oeuvre de l'auteur. Index.
Paul Bénichou examine dans ce livre les rapports qui ont uni, au cours du "grand siècle", les conditions sociales de la vie et ses conditions morales. Corneille, le jansénisme, Racine et Molière se trouvent au coeur de cette étude. L'auteur, tout en reconnaissant dans le XVIIème siècle le dernier champ de bataille entre la féodalité et le monde moderne, précise et développe cette vue en analysant toute la complexité des doctrines qui s'affrontent à cette époque.
Dans son oeuvre, Paule Benichou nous promène dans l'univers merveilleux de la main, tant au niveau du manuscrit que des illustrations symboliques. En reprenant cette expression populaire "avoir un poil dans la main", elle retrace, à travers les rencontres successives de Romain, tout le processus original qui permet de lever les obstacles inconscients au parfait épanouissement de son héros. Extrait de la préface du Professeur Emmanuel Masmejean, Membre de l'Académie Nationale de Chirurgie Chef de service de Chirurgie de la Main Hôpital Européen Georges-Pompidou de Paris
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?