Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'école du désenchantement
Bénichou Paul
GALLIMARD
38,70 €
Épuisé
EAN :9782070724697
Paul Bénichou poursuit, après Les Mages romantiques, l'étude de la philosophie poétique du romantisme français. Ce nouveau groupe de portraits est plus divers que le précédent, le désarroi ayant naturellement plus de variantes que l'espérance ou que la foi. Les thèmes du désenchantement n'en font pas moins sentir, chez ces écrivains si différents l'un de l'autre, leur constance et leur enchaînement : dénonciation conjointe de la réalité vulgaire et de l'Idéal meurtrier, solitude misanthropique, rejet de l'optimisme humanitaire, difficulté d'espérer en Dieu comme dans l'homme. La revendication du sacerdoce poétique reste seule inébranlée, quoiqu'elle change d'éclairage et de signe, virant du lumineux au sombre, du positif au négatif. Paul Bénichou, fidèle à l'esprit de ses précédents ouvrages, a voulu définir ce mouvement d'idées et de sensibilité dans sa réalité littéraire, c'est-à-dire à travers les écrivains et les oeuvres qui l'ont porté et lui ont donné son langage. Ce livre se situe tout entier à l'endroit où, dans chaque auteur, le travail créateur rencontre l'expérience de la condition humaine et les problèmes qu'elle pose en son présent.
Paul Bénichou, passionné par la vision tragique du monde de ceux qui constituaient "la génération de 1848" - Baudelaire, Flaubert et leurs contemporains - constate que leur pessimisme est une réaction à l'euphorie qui caractérise la génération précédente et que cette euphorie s'enracine à son tour dans la philosophie des Lumières et dans le bouleversement causé par la Révolution. À travers cette histoire, c'est une question décisive qui se joue, une question essentielle à la vie de la démocratie, à savoir : en quoi consiste aujourd'hui le pouvoir spirituel ? Qui le détient ? Qui a le droit de formuler les idéaux de notre société ? La somme de Paul Bénichou (qui regroupe Le Sacre de l'écrivain, Le Temps des prophètes, Les Mages romantiques, L'École du désenchantement) nous engage dans une réflexion qui touche à l'identité et au rôle des intellectuels, des savants, des créateurs. Sont-ils la nouvelle figure du pouvoir spirituel laîque ? Avec "Vie et ?uvre illustré" et index.
La présente étude - la première de celles que j'ai consacrées au romantisme - va des origines du nouveau pouvoir spirituel, vers le milieu du XVIII ? siècle, jusqu'au moment où se produisent ses premiers heurts graves avec la société qu'il a contribué à créer, c'est-à-dire en 1830 et dans les années qui suivent immédiatement. Cette période forme un tout qu'on peut considérer en lui-même, non pas comme un ensemble clos, mais comme la vaste préface, ou le premier grand acte, d'une histoire plus longue, et qui se poursuit de nos jours. L'avènement de la foi philosophique au siècle des Lumières, puis les créations littéraires de la contre-révolution, enfin l'explosion du romantisme sont, dans l'ordre intellectuel, les trois grands faits successifs de cette époque. On verra que j'ai essayé de décrire ces faits à la fois à travers les grandes oeuvres, et dans leur écho ou leur source au sein des mouvements de l'opinion. Surtout, en les développant en eux-mêmes et dans leur nature manifeste, je me suis attaché à ce qui, dans cette incessante création de valeurs nouvelles, visait à investir la littérature d'une fonction sociale éminente. Cette inspiration, dans la littérature d'alors, accompagne et influence toutes les autres : la mission de l'écrivain, loin d'être un thème adventice, une fantaisie rhétorique à écarter pour saisir l'essentiel, est l'idée vive selon laquelle les autres idées s'ordonnent. D'où la méthode dont j'ai usé et la disposition de ce livre". Paul Bénichou.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.