Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Economie du patrimoine culturel
Benhamou Françoise
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348043628
Le patrimoine culturel est l'objet d'engouements collectifs, mais aussi de terribles atteintes. Son champ n'a cessé de s'étendre, et il revêt une dimension immatérielle et symbolique qui en fonde la valeur. L'analyse économique du patrimoine permet d'explorer les déterminants de la demande, de prendre la mesure des coûts de la conservation et de la mise à disposition des publics, d'évaluer la pertinence des aides en direction des propriétaires privés de monuments protégés. Elle montre que les modes de financement ne sont jamais indifférents aux stratégies des établissements culturels. Ce livre met en évidence et discute l'importance des retombées économiques du patrimoine. Il décrit et analyse les politiques patrimoniales jusque dans leur dimension internationale. Entre objet de culte et objet menacé (usure du temps, négligence et guerres), le patrimoine doit une part de l'attention qui lui est accordée à sa dimension économique. Il ne faut ni la dédaigner ni la surestimer.
Présentation de l'éditeur On avait cru que l'édition saurait tirer avantage de l'aventure douloureuse du secteur musical. Il n'en est rien. On avait pensé que le livre pratique, le livre de consultation, migreraient vers le numérique et que le roman était " à l'abri ". Partout où se développe le marché du livre numérique, le roman a les faveurs des lecteurs digitaux. On tablait sur le triomphe de l'ordinateur. La tablette et le téléphone sont en passe de le supplanter. On s'était dit que les libraires indépendants étaient menacés mais que les chaînes spécialisées, fortes de leur marque et de leur taille, sauraient résister. Nombre d'entre elles font faillite.A l'heure numérique, il faut tout réinventer. C'est ce que permet cet essai, qui questionne aussi les séparations familières entre le journal et le livre, entre le blog et l'article, entre le manuscrit et le texte édité, car le numérique impose un continuum mais aussi de nouvelles ruptures entre toutes les formes de l'écrit. Il modifie tous les aspects de la chaîne de l'imprimé - financier, industriel, commercial, technologique, mais aussi juridique, intellectuel et artistique -, et remet en perspective le métier de tous ceux qui y travaillent. Les réponses qu'apporte Françoise Benhamou aux questions que chacun se pose dessinent par anticipation le monde à naître des bouleversement que le livre est en train d'affronter.
Vers quels territoires les frontières de l'art tendent-elles à se déplacer sous l'influence du numérique ? Créés en 2017 par un informaticien, les NFT ("Non Fongible token") sont ces mystérieux actifs numériques qui ne peuvent être ni copiés ni échangés mais seulement changer de propriétaires. Du point de vue technologiques, les NFT s'inscrivent dans le contexte plus large de la blockchain et des cryptomonnaies (bitcoin). Du point de vue économique, les NFT représentent un large marché (vin, sport, mode, luxe...) dont les NFT artistiques ne sont qu'une des composantes et dont le succès interroge sur ce qu'est une oeuvre d'art et ce qu'on possède vraiment avec un NFT : un simple actif virtuel ? Un certificat d'identification auquel est rattaché un objet numérique ? L'appartenance à une communauté avec son lot d'invitations à des événements privilégiés ? Ou une véritable oeuvre d'art, fût-elle immatérielle ? Pour répondre à ces questions, ce livre fait appel à des spécialistes de plusieurs disciplines, des mathématiques avec Etienne Ghys à l'économie avec Françoise Benhamou, de la sociologie de l'art avec Nathalie Heinich au droit avec Géraldine Goffaux. Au terme de ce parcours intriguant, le lecteur comprendra mieux ce qu'est la finance numérique et les possibilités d'extension qu'elle offre à l'art.
Économiste, Françoise Benhamou est professeur à l?université de Rouen et enseigne également à Paris I. Elle a publié Économie de la culture aux Éditions La Découverte.
Ce livre propose une réflexion sur l'essoufflement du modèle français d'intervention culturelle. Difficulté à rencontrer de nouveaux publics, statut problématique des auteurs et des artistes, efforts budgétaires insuffisants, difficile cohabitation entre l'Etat et le marché, entre missions de service public et activités privées, fragilisation de l'exception culturelle dans le nouveau contexte induit par la mondialisation, divergences d'intérêt entre les acteurs de la vue culturelle et le politique : c'est à un examen critique et très informé que se livre Françoise Benhamou. Du théâtre au cinéma en passant par la télévision ou l'édition, un livre qui frappe par la richesse de l'information, la fermeté des diagnostics et les pistes esquissées dans le cadre d'une perspective européenne.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.