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Prisons sous tensions
Benguigui Georges ; Guilbaud Fabrice ; Malochet Gu
CHAMP SOCIAL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782353711192
La prison, encore et toujours ? La loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 était censée poser les jalons de la modernisation tant attendue des conditions de détention. Et pourtant... La France essuie toujours de sévères critiques sur l'état de délabrement de ses prisons. Le niveau élevé des suicides en détention se maintient. Les condamnations de personnes souffrant de pathologies psychiatriques avérées ne fléchissent pas. La construction de nouvelles prisons se poursuit, les peines s'allongent et continuent de punir les plus pauvres. Le credo des promoteurs de ce système tient en une phrase : il faut protéger la société contre les dangers représentés par certains de ses éléments. Et pourtant... Par-delà ses réformes successives, la prison ne change pas : c'est une cocotte-minute, travaillée de l'intérieur par des logiques paradoxales qui lui donnent le visage intemporel d'un lieu a-démocratique. La prison n'est ni un instrument de défense sociale, ni un outil de réhabilitation : elle est l'un et l'autre à la fois, porteuse d'une mission paradoxale, contenir et réinsérer, maintenir sous écrou et faire émerger un projet post-carcéral. Les tensions sont constitutives de l'institution carcérale : elles en forment l'armature quotidienne et le fondement politique.
Résumé : Les pères sont d'abord venus, seuls, obligatoirement seuls et en bonne santé, recrutés par des rabatteurs au fin fond des campagnes du Maghreb pour le compte des grands noms de l'industrie française. Ensuite, croyant limiter les sorties de devises, les gouvernements de l'Hexagone ont fait venir les femmes et les enfants en bas âge. Il a fallu bâtir les hideuses " cités de transit ". La crise économique venant, les responsables politiques ont tenté de renvoyer cette main-d'?uvre devenue superflue dans les pays d'origine. Trop tard. Après les pères et les mères, une nouvelle génération était née sur le sol de la France. Les Beurs constituent désormais l'une des composantes incontournables de la société française. En restituant sa mémoire à l'immigration maghrébine, Yamina Benguigui rend leur dignité aux milliers de familles écartelées entre deux cultures, encore trop souvent marginalisées après avoir été tout simplement ignorées des décennies durant. Dans une suite de portraits aussi émouvants qu'inattendus, elle retrace l'itinéraire de trois générations dont le destin, pour le meilleur et souvent pour le pire, épouse celui de la France. De ces destins, Yamina Benguigui a également composé une trilogie documentaire qui a connu un grand succès lors de sa diffusion à la télévision. Une bouffée de rires et de larmes au c?ur d'une tragédie.
Résumé : Zouina l'Algérienne se retrouve brutalement transférée dans un coron au milieu des armées 70. Le regroupement familial est passé par là. Sous la férule de sa belle-mère, gardienne du foyer, elle découvre la vie commune avec le père de ses enfants dans un univers où tous ses repères ont disparu. Récit tendre, burlesque, Inch Allah Dimanche est aussi un film qui a obtenu le prix de la Critique internationale (Toronto 2001), les prix du Meilleur film, du Public et d'Interprétation féminine (Arcachon 2001) et le Grand prix du Festival de Marrakech (2001). Un témoignage poignant sur le destin de femmes écartelées entre deux cultures.
Un dimanche matin, Seymour découvre sur son paillasson une enveloppe contenant une offre étrange. Selon des instructions précises dictées par un certain Gordji, mi-marchand d'art mi-escroc cocaïne, il doit se rendre à Genève pour assister à une vente aux enchères et y acquérir trente-trois lots, trente-trois inestimables tableaux d'art moderne mis en vente par la famille Wittgenstein. Seymour plonge à corps perdu dans cette mission. Le voilà donc parti pour la Suisse. Enchérissant sans limites, Seymour rafle les oeuvres et laisse l'assistance sans voix. Les toiles entreposées dans le port franc de Genève doivent ensuite être expédiées à New York. Mais le seront-elles vraiment ? Car Seymour est imprévisible, il s'affranchit peu à peu de son commanditaire et semble vouloir le doubler. A quoi joue Seymour, cet anonyme aussi méticuleux qu'effacé qui se retrouve désormais poursuivi par des mafieux, qui séduit des inconnues et détourne des toiles de maîtres ?
Née dans une famille algérienne installée en France, Yamina Benguigui a connu les interdits imposés au nom de la loi coranique et de la tradition. A sa majorité, elle a choisi de rompre pour se libérer du carcan familial et religieux. Sans se couper totalement de ses racines, elle a su trouver la voie du succès et de la réussite. Elle est aujourd'hui une réalisatrice et une productrice reconnue. Cette liberté d'expression, elle a voulu la partager avec celles qui en sont d'habitude privées, victimes d'un comportement social qui perpétue leur malheur. Pendant deux ans, elle a recueilli les témoignages de musulmanes d'Iran, d'Algérie, d'Egypte, du Mali ou du Yémen, mais aussi de France, pour son grand documentaire qui, outre de nombreux prix internationaux, a reçu le prestigieux Award remis à San Francisco, en 1995. Femmes d'Islam dresse un terrible constat sur la condition féminine à l'aube du XXIe siècle. Ces témoignages d'une rare vérité, où l'identité de la femme musulmane se dessine à travers la révolte, l'humour et la sincérité, la souffrance, le courage et l'espoir d'un avenir meilleur, transgressent le tabou du silence et révèlent le visage d'un Islam plus complexe qu'on ne croit.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.