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Et nous n'apprîmes rien. Poésie 1962-1979
Bénézet Mathieu
FLAMMARION
21,40 €
Épuisé
EAN :9782080681348
Ce volume réunit pour la première fois l'intégralité des poèmes "de jeunesse" de Mathieu Bénézet, composés pour l'essentiel entre 1965 et 1975, avant sa trentième année. On y trouvera quelques plaquettes quasiment légendaires, d'abord marquées par le surréalisme (Une bouche d'oxygène), et ses premiers livres notoires, épuisés de longue date (dont L'Histoire de la peinture en trois volumes, parue chez Gallimard en 1968 avec une préface d'Aragon) - mais aussi deux recueils constitués dans la première moitié des années 70, qui n'avaient jamais été publiés, en dehors de quelques fragments : Album de 1974 et Manière noire, qui forment avec le Récit de 1971 une trilogie à la métrique presque "objectiviste" (avant l'heure), dont on pourra mesurer l'importance, tant dans l'oeuvre de Bénézet que dans le paysage poétique d'alors. ... Et nous n'apprîmes rien s'interrompt, avec la séquence qui lui donne son titre, au seuil d'une seconde période, qui s'incarnera dans l'aventure de "Digraphe", puis dans les longues laisses lyriques (et les apostilles) qui caractériseront la poésie de Mathieu Bénézet à partir des années 80. Mais ceci, comme on dit, est "une autre histoire".
Quelque poème que ce soit n'est pas la poésie, mais toute vie dans le monde, avec l'accentuation entre deux catastrophes, avec le déchirement de la perte, quand tu serres trop près ton coeur Quand par compassion tu as les mêmes bras du nouveau-né Quand tu fais la même erreur de parler de la matière, de la réduction du spectre Quelque poème que ce soit n'est pas la poésie mais l'abîme initial et final entre deux fragments d'écrire, la rupture de la strophe, la rupture d'une seconde de ciel : les infimes particules qui répètent toute chose dans le ciel, l'illusion de demeurer grâce à l'irréductible marge de la voix humaine
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Je pense à toi sans cesse. Rapporte aussi tes lettres à Nice que je les relise, dans les entractes que l'amour voudra bien nous laisser les plus courts possible.Je te lèche partout, te bois, t'adore, Lou adorable, je te prends toute, comme mon bien, mon seul bien, ma seule chose précieuse, la seule chose qui vaille la peine qu'on la désire, la seule chose qui vaille la peine qu'on soit soldat pour la défendre. Tu es cela mon Lou adoré, je t'embrasse.Guil."En 1914, Apollinaire rencontre Louise de Coligny et s'éprend d'elle aussitôt. Celle qu'il nommera Lou dans des centaines de lettres fascine le poète. Débute alors une passion amoureuse aussi intense qu'éphémère.Cette relation épistolaire, rythmée par la guerre, compte parmi les plus marquantes de la littérature française.Parmi ces lettres, dont certaines sont inédites, figurent des dessins, photographies et autres calligrammes chers à l'auteur.Notes Biographiques : 1880 - 1918. Issu du symbolisme, il publia ses premiers poèmes en 1903 et devint, dès la publication d'Alcools, en 1913, le chef de file de la poésie française moderne.
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.