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Miroirs d'encre - Histoire du livre, désirs de lecture. Histoire du livre, histoires de livres
Bénévent Christine
EHESS
14,90 €
Épuisé
EAN :9782713228896
Objet désiré, outil de travail, bien précieux, remède à la mélancolie ou source de savoir... les valeurs et les usages du livre semblent infinis. Au croisement de l'histoire et de la littérature, Christine Bénévent s'empare de cette diversité et s'interroge sur la place du livre et de la lecture au sein des sciences humaines, mais aussi de la trajectoire personnelle des chercheurs et des chercheuses. Si l'histoire s'occupe de ce qui est, travaille sur le manque qui est à l'origine de nos savoirs, la littérature, qui s'attache à ce qui pourrait être, ne ferait-elle pas signe vers une forme de plénitude ? En reflétant un itinéraire de vie dans les ouvrages qui l'ont jalonné, cet essai propose une réflexion sur les dimensions multiples de ce medium singulier. Il convoque tant l'approche structuraliste des textes, la philologie et la bibliographie matérielle, que l'histoire du livre et des lieux de lecture ainsi que l'expérience vécue, pour offrir la visite d'une véritable bibliothèque intérieure.
UN ESSAI : Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER : Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Jaccottet Philippe ; Bénévent Christine ; Barthélé
Le dossier: Christine Bénévent est agrégée de lettres modernes, elle enseigne à l?université de Tours et a travaillé sur le « Foliothèque » consacré à Philippe Jacottet.La lecture d?image: Sophie Barthélémy est depuis janvier 2001 en poste au musée des Beaux-Arts de Dijon où elle s?occupe des collections de peintures du XIXe siècle et de l'art contemporain.
Fernand Oury (1920-1998) est l'un des pédagogues les plus importants de la deuxième moitié du XXe siècle. Innovateur pédagogique original dès avant sa rencontre avec Célestin Freinet (1949), il voit ses intuitions et expérimentations de jeune enseignant confirmées par les élaborations du fondateur de la pédagogie coopérative : la pédagogie frontale et sa concrétisation quasi-caricaturale dans l'organisation de l'école-caserne sont une impasse non seulement pédagogique mais anthropologique. Mais les pédagogies " libertaires " le sont tout autant, qui laissent la " liberté ensauvagée " à sa propre pente autodestructrice. Marqué dès les années 50 par les nouvelles voies de compréhension de la vie psychique ouvertes par la psychanalyse, il réélabore au profit de l'école les concepts et outils forgés par la psychothérapie institutionnelle (François Tosquelles, Jean Oury). De la collaboration avec son frère Jean et avec ses partenaires d'abord parisiens de l'École Moderne vont naître, avec Aida Vasquez, Jacques Pain, Catherine Pochet et Françoise Thébaudin un ensemble d'oeuvres qui exposent les implications d'une nouvelle figure del'" instituteur" : le créateur ou l'initiateur des " institutions ", dispositifs d'articulation concrète du Désir avec la Loi. Cet ouvrage vise notamment à dessiner historiquement, conceptuellement et pratique-ment, ce qu'est alors une institution, et à faire entendre, pièces à l'appui, pourquoi la pédagogie institutionnelle est sans doute, aujourd'hui, la tentative la plus aboutie pour libérer maîtres et élèves, dans la visée du savoir, de leurs communes aliénations.
Résumé : Livre mythique de Jules Verne, Vingt Mille Lieues sous les mers est un roman qui traverse les âges. A la fois récit d'aventures, documentaire scientifique et épopée des temps modernes, c'est une oeuvre inclassable et visionnaire. Le narrateur y fait la rencontre du mystérieux capitaine Nemo, homme aussi fascinant que terrifiant. A ses côtés à bord du fameux sous-marin Nautilus, plongé dans un décor à la fois merveilleux et angoissant, il sillonnera les profondeurs des océans et embarquera avec lui le lecteur pour un voyage extraordinaire.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.