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Le christianisme à l'épreuve de l'histoire. La foi, l'expérience humaine, les progrès de la science
Bénéton Philippe
CERF
29,00 €
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EAN :9782204168113
La question ? La vérité du christianisme. Le terrain ? L'histoire. Voici deux mille ans de polémiques et de réfutations, de débats et de confrontations. Voici, des temps bibliques aux temps modernes, toute l'histoire de l'Eglise. Jésus a-t-il existé ? Les évangiles sont-ils des sources crédibles ? L'histoire ne récuse-t-elle pas les vérités qu'enseigne le christianisme ? Des controverses des Pères de l'Eglise jusqu'aux remises en cause par la science, de l'imposition des dogmes jusqu'à leur contestation et de la condamnation des hérésies jusqu'à la sécularisation, la vérité chrétienne s'est maintes fois heurtée aux chaos de l'histoire. Philippe Bénéton convoque les auteurs les plus éminents, confronte les arguments les plus saillants et rend compte des grands moments de l'histoire cristallisant tous les enjeux relatifs à la vérité de la doctrine chrétienne. Ce faisant, il donne la parole au professeur Angelicus, catholique fervent, et au professeur Positivus, athée militant, dans un dialogue alliant style et érudition pour exposer toute la richesse que fait naître la rencontre de la foi et de l'histoire.
Bénéton Philippe ; Lauzun Pierre de ; Dumont Gérar
L'Eglise demande aux catholiques de mettre leurs choix politiques dans une perspective éthique. Cela a été rappelé d'une manière particulièrement rigoureuse dans la Note doctrinale signée le 24 novembre 2002 par le cardinal Joseph Ratzinger, le futur Benoît XVI, à la demande et avec l'approbation de Jean Paul II. La question européenne est donc de savoir pour eux si le projet de Constitution soumis à leur vote respecte l'unité de la mémoire européenne, autrement dit l'identité dans laquelle l'Europe peut donner le meilleur d'elle-même. Les catholiques ne s'opposent pas aux partisans du oui ou du non, mais aux constructivistes qui soutiennent que l'Europe doit être un projet purement volontariste, bâti ex nihilo. Certains estimeront que le oui au référendum est un choix positif du point de vue de l'identité de l'Europe. Beaucoup penseront le contraire et voteront non. Ceux qui s'expriment dans ce numéro de Liberté politique sont convaincus que l'avenir de l'Europe procédera de la détermination des chrétiens à se faire entendre. " Une grande confrontation spirituelle est en cours, écrivait jean Paul II dans Mémoire et Identité, son dernier livre. De son résultat, dépendra le visage de l'Europe en cours de formation. "
Résumé : Le paradoxe est celui-ci : au sein de nos sociétés, chacun est invité à penser de manière autonome et tout le monde semble penser sur le même patron. Le principe est que les opinions sont libres et égales, et pourtant les questions qu'il est convenable de disputer se resserrent progressivement. Quel est le malin génie qui est au travail ? Tocqueville éclaire les choses d'une manière qui force l'admiration, mais il accorde trop sans doute à la logique des opinions individuelles. Dans notre monde, les opinions sont égales, mais certaines sont plus égales que les autres. Ph B
Résumé : La politique ou son étude valent-elles une heure de peine ? Quel regard porter sur les choses de la politique ? Comment définir la politique ? Qu'est-ce qui est important en politique ?... Le premier objet de cette Introduction à la politique est de poser les questions fondamentales ou premières, celles qui conditionnent le reste. Dans cette optique, l'ouvrage vise à préciser les termes de la grande controverse entre les Anciens, les Chrétiens et les Modernes, avant de discuter les différentes réponses en s'aidant en particulier de l'expérience historique. Le second objet de cette introduction est de présenter les caractéristiques majeures de la politique moderne et ses grands enjeux. Pendant la plus grande partie de ce siècle, la guerre des régimes politiques a fait rage ; aujourd'hui, fait sans précédent, elle a apparemment pris fin ou presque. La question centrale de la politique, celle du régime, est-elle close pour autant ?
Résumé : Machiavel est une énigme. Pendant des siècles, il a été tenu pour un infâme, expert en scélératesses ou prophète de l'amoralisme. A l'époque contemporaine, il est devenu respectable, qu'on voit en lui un "humaniste civique", un républicain ou un patriote. Il s'agit ici de reprendre l'enquête en écartant le tissu de commentaires qui a recouvert ses écrits et en menant une analyse systématique, appuyée sur ce principe : on ne comprend bien une oeuvre que lorsqu'on comprend la manière dont elle a été écrite. Quel est l'art d'écrire de Machiavel ? Quel est le secret de sa rhétorique ? Et si celui qu'on prenait pour un génie de la manigance était d'abord et avant tout un génial écrivain ? C'est une relecture complète de tous les Livres du Prince que réalise le célèbre philosophe Philippe Bénéton. Ce retour au texte pur révèle une tout autre facette du philosophe, celle d'un architecte des phrases, d'un poète rhéteur, d'un créateur mirifique. Une interprétation inédite ; un livre époustouflant d'intelligence.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.