Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le coup de com' permanent
Benedetti Arnaud
CERF
10,00 €
Épuisé
EAN :9782204127011
L'extraordinaire aventure électorale d'Emmanuel Macron n'est pas le fruit de la Providence, ni d'un irrépressible mouvement de l'opinion. Elle est d'abord le résultat d'une époque qui, pour se sauver, a inventé une nouvelle forme de coup d'Etat : le coup de com'. Elu sur les ailes de la com', Macron, Président, gouverne à coup de com', quitte à détourner le réel au profit d'une narration, d'un imaginaire, d'une fiction savamment orchestrée. Si Macron m'était conté... C'est cette machine communicante avec ses séquences, ses subterfuges, ses fausses cohérences et vraies contradictions que l'auteur explore. Il y dissèque toutes les astuces, y dévoile toutes les figures, y analyse tous les artifices qui puisent d'abord aux meilleures sources des trafiquants de la réalité que sont les communicants. Macron, enfant prodigue des oligarchies, est d'abord un fils de com'. Il en utilise tous les codes et toutes les ficelles. Son pouvoir avance masqué, mais jour après jour, il enserre tout un pays dans les mailles d'un filet qui asservit toujours plus les opinions à un certain ordre du monde. C'est ce coup de com' permanent qui est dévoilé ici, pour nous libérer des illusions d'une chimère et restaurer ce que la démocratie doit d'abord à l'esprit critique.
Résumé : Marine Le Pen et le Rassemblement national peuvent-ils perdre la prochaine présidentielle ? Alors que la classe politique qui dirige le pays depuis près de quatre décennies est en butte à des records de défiance, de colère et de rancoeur, l'héritière du FN, devenue une figure familière, occupe aujourd'hui cette place centrale qui prédispose à diriger l'Etat. Nous plongeant dans la machine du RN à la veille d'une victoire qui, inconcevable il y a peu encore, semble aujourd'hui inéluctable, Arnaud Benedetti mène l'enquête. Révélant la chronique de cette marche à l'Elysée, il esquisse aussi ce que pourrait être la France du "jour d'après"...
Le progrès est une flèche qui déchire les consciences. Quel partage des eaux incite certains d'entre nous à s'en faire les artisans et d'autres les contempteurs ? Au fil d'un dialogue riche en références, en échappées, en digressions, l'une des plus grandes scientifiques françaises, la physicienne Catherine Bréchignac se confronte aux objections, appréhensions et résistances d'Arnaud Benedetti, professeur associé en histoire de la communication à Paris-Sorbonne. En se saisissant de 7 grands enjeux de notre époque (les écrans, la communication, les fake news, l'intelligence artificielle, le transhumanisme, la planète et les limites), ils s'interrogent sur la vitesse, le temps, la politique, la science, notre rapport à la technologie, la nature, etc. Mais le fil directeur de leur dialogue les ramène toujours à la question du progrès : quand l'un doute, l'autre explique ; quand l'un s'inquiète, l'autre rassure ; quand l'un en appelle à une forme d'irrationalité incompressible, l'autre souligne le rôle de la raison. Un face-à-face détonnant qui fait de ce livre un objet à part : à la fois essai, controverse et récit. Parce que la peur ne rend pas plus intelligent...
Résumé : Entre dîners chics et cabines de plage, la petite ville de la côte d'Opale est le lieu le plus prisé du couple élyséen. Est-ce bien raisonnable d'en faire le poste d'observation favori pour prendre le pouls du pays ? A un peu plus de deux heures de Paris, Le Touquet, station balnéaire élégante et discrète, est devenue l'annexe privée de l'Elysée où Brigitte se ressource avec ses petits-enfants et où Emmanuel aime à se retirer lorsqu'il veut fuir les tourments de son mandat. Le Touquet, c'est là que Brigitte a passé toutes ses vacances dans la belle maison de famille avant d'y épouser son premier mari, puis le second, le jeune Emmanuel, lui-même tombé amoureux du lieu. C'est là que le candidat à l'Elysée écrit en 2016, Révolution, le livre de son ascension vers le pouvoir... Et c'est là, quand le vent tourne, que le président se réfugie pour manger des crêpes ou jouer au tennis avec son ami Stan, 78 ans, ancien ouvrier d'Usinor reconverti en moniteur de tennis. Où donc, enfin, le président et son épouse sont-ils allés se faire acclamer par leurs fans agglutinés juste avant que le Covid 19 ne fige le pays dans le confinement ? Au Touquet, bien sûr... un certain dimanche de mars et de scrutin municipal. Petit paradis sous cloche et décor privilégié du storytelling présidentiel, le Touquet est la pièce manquante indispensable pour bien comprendre les Macron. Renaud Dély présente 28 Minutes samedi (Arte) et est éditorialiste à France Info. Marie Huret est journaliste indépendante et ex-grand reporter à Marianne.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Résumé : Ce volume, conçu comme une suite à Lune de miel, est le dernier livre sur lequel Cavanna a travaillé avant de mourir. Sans doute y aurait-il apporté quelques ajouts ou modifications de détail, mais on peut le considérer comme une oeuvre aboutie. Composé, comme l'était Lune de miel, de chapitres assez brefs, le livre regroupe souvenirs et anecdotes qui évoquent à la fois la fin de vie de l'auteur et son passé (Charlie Hebdo, le S. T. O...). On y retrouve avec bonheur la gouaille réjouissante de Cavanna, sa grande gueule, ses coups de colère, ses élans d'affection, sa passion de la langue et de la littérature : un écrivain, un vrai. Le titre reprend les derniers mots du texte, pleins de rage et d'amour de la vie au moment de lâcher la rampe.
Résumé : "On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée". Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.