Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La fille éparpillée suvie de La Tutte
Benech Julia
1001 NUITS
2,90 €
Épuisé
EAN :9782842057305
J'ai trouvé le premier morceau sur la poubelle. Un sac en plastique noir, scotché sur le couvercle par un ruban adhésif blanc. Risquait pas de tomber. D'abord J'y ai pas touché. [...] J'ai pas compris tout de suite ce que c'était ce machin tout poisseux de sang et d'esquilles." Morceau après morceau, selon une étrange dispersion, le narrateur va découvrir une fille éparpillée. Suivant un parcours; fléché, il va: s'enfoncer dans la nuit, au bort de laquelle, peut-être, poindront l'amour et la vie. Séquestration, torture et mutilation, abus sexuels et dislocations corporelles sont le fond de la misère humaine et de la barbarie que Julia Benech expose avec brutalité: une noirceur; vite dépassée pour faire plate, à a un retour de l'humanité, et àses espérances tes plus folles. Deux contes cruels, merveilleux et métaphysiques. Biographie de l'auteur Julia Benech est l'auteur de Beppo et Lulu (1999) et Histoire de Pyroflamme et Rose (2001), aux éditions Hors Commerce.
Toute traduction représente une immersion profonde au coeur de deux langues, mais aussi une lecture personnelle d'un texte, une interprétation au sens musical du terme. On peut être touché par une interprétation davantage que par une autre, mais elles méritent toutes d'exister. En prenant pour point de départ la juxtaposition de six versions françaises d'un poème russe, cette étude nous plonge au coeur même du processus de traduction, mettant en lumière les difficultés auxquelles se sont heurtés les traducteurs, les dilemmes auxquels ils ont été confrontés, les choix qu'ils ont dû opérer, et la façon dont chacun d'eux a tenté de rendre la beauté qu'il avait sentie dans le poème original. Cette analyse concrète et détaillée s'adresse à tous les passionnés de littérature et de poésie, et à tous ceux qu'intéresse le passage d'une langue à l'autre. "Nous verrons également avec quel art, quelle délicatesse et quel sens musical Anna Akhamatova joue sur divers registres, déployant, après des expressions ordinaires et terre à terre, des vers majestueux qui résonnent longtemps dans notre mémoire".
Résumé : Trop distrait par sa vie parisienne et sa petite amie Annabelle, un étudiant s'exile à Berlin pour finir sa thèse. Très vite, il se montre réceptif à tout ce qui peut différer le moment de s'adonner à la tâche. S'en remettant au hasard et au désir, notre jeune héros prend la vie comme elle vient, persuadé qu'il finit toujours par se passer quelque chose. Et, effectivement, grâce à son chat et à une laverie automatique, il va rencontrer Dora. "Pour se déplacer en ville, elle utilisait la marche. Pour tout le reste, Dora était invivable." Il cherchera à aller plus loin que ce déroutant constat, quitte à troubler sa relation avec Annabelle. Clément Bénech, avec ce deuxième livre, a écrit un singulier roman d'apprentissage, où les atermoiements amoureux et les déboires de la vie adulte ne sont pas des rites de passage mais plutôt des expériences parmi d'autres. Ce qui compte, c'est de rester curieux et de toujours se dire "Lève-toi et charme". Et le charme opère.
Résumé : La photographie dans le roman est une question qui n'intéresse pas grand monde, mais sur laquelle chacun a son avis, un peu comme le célibat des prêtres. Le mien a beaucoup évolué. Quand j'ai commencé à écrire, j'étais catégorique : un roman ne devait pas contenir de photographies. Plus tard, alors que mon opinion sur la question s'inversait diamétralement, au point de changer ma pratique, j'ai cherché à comprendre la nature de ma réticence passée, et pourquoi je l'avais surmontée. Ce livre est un dialogue avec cette réticence. C. B. Une variation allègre sur les mots et les images, qui convoque aussi bien l'émission Intervilles que Cyrano de Bergerac, Jane Austen que le basket-ball.
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.