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Rose noire sans parfum
Bencheikh Jamel Eddine
ELYZAD
9,90 €
Épuisé
EAN :9789973580856
Au IXe siècle de notre ère apparaît un homme qui se dit prophète. Les uns l'appellent le Maître, les autres le Maudit. Il soulève les esclaves africains qui assèchent les marais du Bas Euphrate, prend Bassora, pousse ses avant-gardes jusqu'à Bagdad. L'empire arabo-musulman vacille, le califat est menacé. La guerre, longue, brutale, chemine avec son cortège d'effroi. S'agit-il ici du palimpseste d'une histoire révolue ou du brouillon d'une autre, à venir ? Passé, présent et futur ont d'étranges connivences en cet Orient déchiré par les conflits politico-religieux. Dans cette fresque polyphonique, Jamel Eddine Bencheikh propose des pistes de réflexion sur les ressorts psychologiques et historiques de l'engagement au nom de Dieu. Avec érudition et énergie, il interroge la mécanique, toujours à l'oeuvre, des déchaînements de violence.
Résumé : Seize écrivains racontent, pour ce recueil, un fragment, un éclat d'enfance. Ils sont nés en Algérie, avant l'indépendance. Dans cette approche résurrective apparaît une Algérie particulière où se côtoient musulmans, juifs, chrétiens, société polyphonique s'il en fut, creuset méditerranéen où s'échangent, s'adoptent et parfois s'excluent traditions et cultures. Tous se retrouvent dans ce livre, réunis, comme ils ne l'ont jamais été, dans l'Algérie natale (Al Djazaïr), à la fois douce, opulente, âpre, violente, meurtrie par la colonisation, puis la guerre de libération. Le regard de l'enfance restitue à ces moments particuliers leur atmosphère joyeuse, tendre, comique ou grave.
Bencheikh Jamel Eddine ; Miquel André ; Sironval M
Après avoir longtemps fait partie, dans le monde arabe, de la panoplie culturelle de l'honnête homme, ces contes y connurent une longue éclipse. Puis vint, via l'Occident, le temps de la redécouverte. Au début du XVIII? siècle, un érudit français, Antoine Galland, découvre le conte de Sindbâd de la Mer. Il s'informe, apprend qu'il appartient à un ensemble plus vaste et finit par recevoir de Syrie un manuscrit qui date sans doute du XV? siècle et qu'il va traduire à partir de 1704. C'est le texte fondateur de la carrière universelle des Nuits. Le succès est immédiat, considérable, constant. Des traductions fondées sur celle de Galland paraissent dans de nombreuses langues européennes. Bientôt, le monde entier lit Les Mille et Une Nuits.En 2005, trois cent et un ans après Galland, Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel publient dans la Pléiade le premier volume d'une traduction nouvelle et intégrale des Nuits, qui fait aujourd'hui référence. Un Album accompagne cette publication. Surprise : les images ne sont pas là où on les attendait. En Orient, les contes des Nuits n'étaient généralement pas illustrés. Mais à partir du moment où le recueil est révélé à l'Europe, il entre de plain-pied dans une civilisation qui est, quant à elle, pétrie d'images. Ce que restitue l'Album réalisé par Margaret Sironval, c'est le regard que l'Occident a porté sur une oeuvre venue d'Orient et relevant désormais de la littérature universelle.À titre exceptionnel, la Pléiade propose - sous un nouveau coffret reproduisant Les Mille et Une Nuits du peintre vénitien Vittorio Zecchin (1878-1947) - les trois volumes de l'édition Bencheikh-Miquel et l'Album "Les Mille et Une Nuits" de Margaret Sironval. Il s'agit naturellement, pour l'Album, du tirage original : comme on le sait, les Albums de la Pléiade ne sont jamais réimprimés. Ce sont donc les derniers exemplaires disponibles de l'Album de 2005 qui sont joints, sous ce coffret, aux volumes procurant le texte des Nuits.
Qu'est-ce qui fait des Nuits un trésor de la culture mondiale, le lieu rêvé où parler et vivre ne sont que les moments d'une même vérité? Shéhérazade raconte des histoires à un roi pour le distraire du funeste projet qu'il a conçu d'épouser chaque soir une vierge et de la faire exécuter à l'aube. Mais comme, conte après conte, elle est toujours vivante et comme le roi reste si peu présent, on ne pense plus qu'à écouter l'aventure sans s'apercevoir que se mime l'affrontement d'un désir et d'une loi. Le véritable événement précède la montée sur scène de la conteuse et dicte son langage: il s'agit du meurtre de deux reines. Ce livre entreprend d'analyser la composition des contes et la génération des récits, de découvrir les rouages d'une machinerie, d'étudier la fonction des opérateurs, de mettre au jour l'organisation profonde d'un conte apparemment banal ou trompeur, de comprendre la stratégie subtile de ses significations. Car les Mille et Une Nuits ne sont pas qu'une collection de récits distrayants. Leur texte profond nous renvoie à un temps où la magie réglait encore les secrets de l'univers, de d'au-delà, de l'amour et de la mort. Elles ravivent une mémoire très ancienne dont nul mieux que Jamel Eddine Bencheikh, écrivain et linguiste à la double culture, n'était aujourd'hui armé pour déchiffrer la trace encore présente et délivrer la "parole prisonnière".
Horrifiés de voir des femmes prendre la parole, prendre la plume et même prendre les armes, pendant la Commune de Paris de 1871, des hommes les ont affublées du nom de "pétroleuses". Depuis longtemps, je me suis intéressée à la plus célèbre d'entre elles, Louise Michel. J'ai écrit sa biographie, édité sa correspondance et ses romans. Il aurait été injuste de laisser dans l'ombre ses compagnes et je suis heureuse aujourd'hui de faire connaître : Nathalie Lemel, relieuse et organisatrice syndicale, Paule Minck, libre-penseuse et socialiste, André Leo, romancière engagée et Elizabeth Dmitrieff, l'internationale des femmes. Toutes, elles ont fait l'Histoire. Elles revivent dans les luttes des femmes de par le monde". Xavière Gauthier
Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, sur les rives du Tigre, une jeune fille franchit l'interdit absolu : hors mariage, une relation amoureuse, comme un élan de vie. Le garçon meurt sous les bombes, la jeune fille est enceinte : son destin est scellé. Alors que la mécanique implacable s'ébranle, les membres de la famille se déploient en une ronde d'ombres muettes sous le regard tutélaire de Gilgamesh, héros mésopotamien porteur de la mémoire du pays et des hommes. Inspirée par les réalités complexes de l'Irak qu'elle connaît bien, Emilienne Malfatto nous fait pénétrer avec subtilité dans une société fermée, régentée par l'autorité masculine et le code de l'honneur. Un premier roman fulgurant, à l'intensité d'une tragédie antique.
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.
Résumé : Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier. Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles. Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance. Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.