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Récits viatiques sur le Maroc
Benbella Bouchra
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336422657
Cet ouvrage constitue une compilation de réflexions portant sur le récit de voyage en tant que forme littéraire insaisissable, suscitant ainsi des questions relatives à sa nature générique, à sa réception critique et au statut du voyageur. L'entrée du Maroc dans l'histoire littéraire française/européenne coïncide presque avec son intégration dans l'histoire politique de l'Europe. Ce qui en a fait la destination de nombreux voyageurs français, qu'ils soient esclaves, rédempteurs, ambassadeurs, marchands, scientifiques, militaires ou touristes. Chacun/chacune de ces voyageurs/voyageuses représente différemment l'Empire chérifien, mais tous ont suivi les stratégies de l'écriture exotique, qui consiste à présenter des individus et des paysages différents, à mettre l'accent sur la couleur locale du pays visité en mobilisant les clichés et les stéréotypes qui définissent l'étranger dans la culture occidentale.
Né à Oran, Claude Vicente (1929-2017) est successivement l'élève des écoles des beaux-arts de sa ville natale, d'Alger et, enfin, de Paris, dans les ateliers de Maurice Brianchon et de Raymond Legueult. Cette formation l'engage dans la vocation d'enseignant qu'il accomplira sans interruption de 1955 à 1989. Directeur de l'Ecole des beaux-arts d'Oran de 1961 à 1965, il assume le même poste à Tourcoing de 1967 à 1986, puis à Douai, de 1986 à 1989. A Oran, il est sensible au sentiment nationaliste de ses étudiants et reste à son poste après l'indépendance. A son arrivée en France, il accueille ses élèves venus d'Algérie et, notamment, à Tourcoing, Mahjoub Ben Bella dont il aide l'installation dans le Nord. Avant cette carrière dans l'enseignement, Claude Vicente avait occupé le poste de chef du Centre Régional de l'Artisanat en Algérie. L'hommage que La Piscine rend aujourd'hui à cette belle figure discrète et réservée s'attache à l'évocation des passions de l'enseignant, du collectionneur et de l'artiste qui toute sa vie garda une part de lui dans le souvenir de l'Algérie. L'exposition présente le peintre et le graveur, intimiste par tempérament, qui associait l'expression d'une certaine impulsivité et d'une belle sensibilité à la rigueur revendiquée comme la marque d'une réflexion poussée et d'une forte maîtrise de soi. Après une première période figurative, solide et très construite, sa peinture a tendu à l'abstraction sans jamais cependant renoncer totalement à un besoin de communication par l'expression, même ténue, du réel.
Ben Bella Rachid ; Erambert Sylvain ; Lakhechene R
Quand quatre jeunes de banlieue se prennent d'écrire leur quotidien avec un de leurs éducateurs, ça envoie du lourd. Entre provocations policières, soirées à tchatcher dans les halls d'immeuble, jugements et appels, embrouilles à la con, boulots foireux, visites en prison, heures d'ennui et éclats de rire, c'est le quotidien d'un quartier populaire comme tant d'autres qui est raconté. Le quotidien d'une France qui peut exploser à tout moment, qui ne veut pas être un exemple ni un modèle, qui témoigne de la vie, mais aussi de la mort. Un quotidien où l'on enrage plus souvent qu'à son tour, mais où l'on trouve encore la force d'en rire. Un quotidien où des professionnels se démènent pour sauver ce qui peut l'être encore. Où l'on se demande même, par moments, si l'on n'aurait pas plus intérêt à ce que tout pète. Un quotidien que les médias ignorent, que les jeunes taisent parce que trop criant d'être aussi banal que brutal. Un quotidien où la solidarité est cependant l'oeuvre, où les choses se vivent et s'éprouvent plus qu'elles ne se disent, sauf quand on se décide à prendre son stylo et à écrire, entre rires et larmes, la cité. Car c'est sans doute des mots que viendront les solutions. La découverte de l'écriture et du pouvoir de ces foutus mots. Face à des flics. Face à des juges. Face à soi-même.
Rachida El Ansari Zaki est une auteure maroco-italienne qui vient de commencer sa carrière d'écrivaine par un recueil de poèmes, Voyage d'un soupir... entre absence et attente, et un roman-fleuve, Mémoire des valises, écrits en arabe. De formation autodidacte, elle a pourtant su se démarquer par un style riche en émotions dont rend compte une plume trempée dans la noirceur de son vécu amer, ayant enduré l'abandon et l'exiliance en tant que condition et conscience. Ce collectif, qui réunit treize études appartenant à des chercheurs universitaires marocains des Etats-Unis, du Canada et du Maroc, vise à mettre en valeur la spécificité de cette écrivaine qui est parvenue à construire son image de soi dans et par l'écriture et à se construire, de facto, une appartenance à un espace scriptural qui lui est propre et qu'elle contrôle.
La littérature maghrébine francophone s'inscrit parfaitement dans la mouvance du postmoderne. Les tendances culturelles et esthétiques des écrivains marocains, algériens et tunisiens se focalisent sur la non-restriction et l'inclusion des différences ; cristallisent une attitude de scepticisme, d'ironie ou de rejet envers les métarécits ; favorisent une esthétique du discontinu, de l'hétérogénéité des genres, brouillent et entremêlent subtilement les frontières entre fiction/réalité, sacré/profane, masculin/ féminin... C'est à travers ce paradigme postmoderne que nous allons aborder un corpus composé de dix-huit textes maghrébins francophones, écrits entre 1981 et 2017 où des romancières telles que Fatéma Mernissi, Malika Mokeddem, Salima Louafa, Malika Oufkir... bousculent la normalité dans tous ses états et des écrivains comme Driss Chraibi, Najib Redouane, Mahi Binebine, Kamal Benkirane, Abdelhafed Benotman... déclinent leurs orientations culturelles et esthétiques à travers le roman, la nouvelle, le conte et le poème.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.