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Apéritif bleu marine. Invitations ciblées sur l'Isle
Benattar Bruno
LE LYS BLEU
18,90 €
Épuisé
EAN :9791037712356
Tuer quelqu'un, c'est comme braquer une banque. D'abord, tu places poliment une arme sous le nez des employés. Après, tu sors calmement avec l'argent. Puis, tu salues aimablement au passage les gendarmes. Ensuite, tu rentres tranquillement chez toi, sans qu'aucune liasse ne t'explose au visage en maculant ton butin d'un produit indélébile. Puis, tu franchis élégamment la frontière. Enfin, tu profites sereinement de ton butin dans un pays sans accord d'extradition. Simple, non... Assassiner plusieurs personnes reste un peu plus compliqué. Jenny comme Annabella souhaitaient faire passer leurs maris à la trappe, Moira son cousin et Kazuo se libérer de son giri. Quant à moi, cela ne vous regarde pas. Cela constituait un véritable casse-tête. Pas question de renoncer ! Pourtant, avec un seul cheveu, la police scientifique et la médecine médico-légale découvrent le film regardé à la télé trois jours avant et le détail d'un repas pris depuis plusieurs mois. Entre la vidéosurveillance, le bornage téléphonique et l'analyse de notre disque dur, notre vie la plus intime ne possède plus aucun secret. Même sans cadavre ni mode opératoire, nous serons condamnés pour guet-apens et homicide volontaire avec préméditation, en bande organisée. Mobiles ou pas, nous risquons la prison à perpétuité. Pas très sympa ! Avec notre premier invité, il ne restait qu'à trouver le bon mode opératoire, sans pour autant mépriser les plaisirs de la table. Attiré par les femmes, l'alcool et l'argent, il suffisait de le séduire et de monter un boniment sur un prétendu trésor englouti pour l'entraîner dans les abysses de ses mirages. Pas très compliqué ! Attention, il fallait tout envisager surtout l'imprévisible. Un seul petit grain de sable enrayerait cette mécanique parfaitement huilée. Rassurez-vous, nous sommes méthodiques, précautionneux et prudents. Comment ? Je prétends cela pour me rassurer ? C'est fort possible. Bref, nous nous apprêtions à commettre, un premier crime parfait. Les autres viendraient ultérieurement.
Seth le diabolique, en avait assez des cultures d'hommes. Alors, il crée un monde de femmes. Il en avait assez de la pensée unique. Alors, il crée les hermaphrodites, le sexomorphisme et le polymorphisme. Il en avait assez des structures sociales traditionnelles. Alors, il crée le trisme légitimant le ménage à trois. Il en avait assez du monde de frustration. Alors, il crée un monde de plaisir. Le Bobun pris d'une folie créatrice parachève son oeuvre. Alors, il crée le monde et sa gardienne La Mabun, Lilith la maudite ; l'entre-monde avec Lidji, celle qui a renoncé. Pour le sur-monde, il attend l'Hermabun, Cecily, la ténébreuse.
Le Bobun, Seth le diabolique, en avait assez des cultures d'hommes, machos, racistes et intolérantes. Alors, il créa un monde de femmes. Il en avait assez de la pensée unique et du politiquement correcte. Alors, il créa les hermaphrodites, le sexomorphisme et le polymorphisme. Il en avait assez des structures sociales traditionnelles. Alors, il créa le trisme, légitimant le ménage à trois. Il en avait assez du monde de frustration. Alors, il créa un monde de plaisir. Il en avait assez du monde de lumière. Alors, il créa les fils sombres. Il en avait assez de s'ennuyer. Alors, il créa une faune et une flore issues du bestiaire merveilleux de toutes les mythologies. Il redoutait que les chevaliers-lumière ne viennent détruire son monde. Alors, il créa le moultipasse. Le Bobun pris d'une folie créatrice parachève son oeuvre. Alors, il crée le monde et sa gardienne La Mabun, Lilith la maudite ; l'entre-monde avec Lidji, celle qui a renoncé. Pour le surmonde, il attend l'Hermabun, Cecily, la ténébreuse.
Quand Corben, un de mes amis aïkidoka à l'Isle sur la Sorgue, a été retrouvé mort vêtu de son keïko-ji et de son hakama, les deux carotides tranchées et un tantô dans le coeur, au milieu d'un champ de basilic, cela m'a vraiment mis en vrac. De surcroît, Ambre, son amie, a également disparu. Comme, aucun des deux ne possède ni identité ni existence légale, la police n'a rien compris. En fait, il n'y a que moi qui connaisse l'identité de la victime, l'auteur, le mode opératoire, les circonstances du décès, ainsi que les raisons pour lesquelles on en est arrivé là. Tout cela n'a aucun sens. Dire la vérité n'apporte que des malheurs. D'ailleurs, si je la racontais cette vérité, personne ne la croirait. On ne se bat pas contre un fantôme. On ne peut l'arrêter, ni le juger, ni le condamner et encore moins l'emprisonner. Un fantôme, pourquoi un fantôme ? Non, il ne s'agit pas d'un revenant, juste d'une manière de parler. Soyons sérieux, les fantômes, cela n'existe pas. Tout a commencé quand j'ai pris mon premier commandement. Parce que finalement, il existe deux sortes de gens : il y a les vivants et ceux qui sont en mer. Bien plus tard, au large de Gênes, on a recueilli ces naufragés qui ont justement ouvert une école d'aïkido en Italie à Taggia sur la Côte des fleurs en Ligure. Alors, quand les deux clubs se sont rencontrés et qu'on nous a offert ces plants de basilic... Quand je raconte cela à cette inconnue rencontrée par hasard... Mais, est-ce bien par hasard ? Quel rôle joue-t-elle et pourquoi son insistance à vouloir absolument découvrir la vérité ? Peu importe, comme elle, vous allez ouvrir de grands yeux ébahis et considérer mon récit avec scepticisme, pour finalement me prendre pour un individu étrange et certainement un mythomane. Pour suivre son exemple, vous ne manquerez pas d'inventer des solutions simplistes comme une histoire de coeur, d'argent ou de guerre entre écoles d'arts martiaux. Alors là, vous n'y êtes pas du tout.
A l'origine, j'ai été conçue pour dispenser du plaisir, pourtant celle que j'ai surnommée Kitty est terrorisée. Qui ne le serait pas ? Je lui ai promis de croquer son coeur juteux. Que voulez-vous ? je suis une Shamblô assoiffée de sang. Il est dans ma nature de vampire de me nourrir du liquide délicieux, si chaud, si goûteux et si suave de mes proies. Mais avant, ce qu'elle subira me permettra aussi de déguster ses émotions. Plaisir dont le nom n'a pas été inventé ou douleur fulgurante innomée, les deux me satisfont. Selon mes précieuses envies, elle bénéficiera tant de mes sévices que de mes douces attentions. Avant, pour bien la savourer, je dois la préparer à mon goût, elle n'en sera que plus savoureuse. Je suis une raffinée et non un monstre. Je ne force jamais ma victime. Je souhaite qu'elle se donne, qu'elle s'offre pour mieux pouvoir la déguster lentement. J'en ai déjà le sang qui me monte à la bouche... Afin de mieux la séduire, je lui narre ma vie de pirate. Conçue aussi comme une arme de guerre par Lilith la Maudite, j'ai reçu pour mission de combattre sur mer comme sur terre, les Shylocks qui menaçaient d'anéantir le royaume de Titan. Plus tard, j'ai participé à la guerre de succession de l'empire Mu. Puis, j'ai anéanti sur mer les Hordes Mardokhans. Ma dernière mission d'importance : ruiner l'Empire de Charles Quint. Mon ultime action d'éclat : la prise et le sac de Veracruz. Des exactions, j'en ai commis, mais qu'y puis-je, c'est ma nature. Certains nous considèrent mes semblables et moi, comme des monstres de cruauté et de perversité. Ils souhaiteraient nous voir disparaître de la surface du monde. Ils nous tendirent des pièges ignobles pour nous anéantir et nous firent des procès insensés. En vain. Nous avons passé les siècles et les millénaires et nous sommes toujours là. Cela ne m'écartera en aucune manière de ce pourquoi je suis ici : Croquer le coeur de Kitty. Peu m'importe ses suppliques et ses efforts pathétiques, afin d'échapper à mes crocs. Je n'éprouve aucune pitié, non vraiment aucune, car je suis une Shamblô. Je sens que je vais me régaler.
Le recueil est une pérégrination dans l'imprévu à travers le temps et l'espace. Une aventure sulfureuse entre un signifié inexpugnable et un signifiant titubant en étreignant mythes et légendes et en déterrant les vieilles mélodies qui traduisent féeriquement le chant triste consubstantiel à la condition de l'homme devant la mouvance générée par la joie et l'étonnement de la nature.
C'est la question que se pose Stan, un cancre de 17 ans éjecté du système scolaire, handicapé et marchant avec une canne. Pourtant, pour tout le monde après un rocambolesque procès, il est l'Epervier, le symbole mondial de la révolution contre les banques, les gouvernements, les multinationales. Contre la suppression de la monnaie papier, la pauvreté et le totalitarisme déguisé en démocratie. Et le mouvement autour de lui se développe, prend de l'ampleur, devient mondial. Et puis il y a les Nefilims : ont-ils réellement le pouvoir de changer la réalité en violant les rêves de tous les êtres humains ? Existent-ils vraiment et où se trouvent-ils ? Sont-ils vraiment plus anciens que notre monde ? Stan se retrouve embarqué de force dans une quête sans retour ou la réalité et la vérité sont toutes relatives : existons-nous vraiment ou sommes-nous le simple fruit du rêve d'un Nefilim ? Il ne peut plus échapper à son destin : il doit comprendre qui il est vraiment car il est la clef d'une prophétie vieille de 14.000 ans. Parcourant tous les continents, il va devoir choisir qui seront ses amis et ses ennemis pour tout simplement survivre. Mais en qui peut-il encore avoir confiance... Il est seul. Définitivement seul.
S'attaquer à un grand classique de la littérature jeunesse du XIXème siècle, il fallait le faire. C'est le pari risqué et audacieux de Eric Le Parc qui revisite sous un angle différent La Petite Princesse, chef d'oeuvre de Francess H. Burnett, la célèbre auteure du Jardin Secret et du Petit Lord Fauntleroy. L'auteur évite les pièges de cet exercice difficile qu'est une réécriture avec changement de point de vue, en créant une oeuvre fidèle au texte d'origine, mais personnelle, décapante et novatrice dans un souci constant de ne pas céder à la tentation de la paraphrase. Beaucoup connaissent déjà l'histoire de Sara Crewe, cette petite fille orpheline de mère à laquelle son père, richissime gentleman anglais résidant aux Indes veut offrir une éducation soignée dans un pensionnat huppé de Londres, pensionnat dirigé par la sévère Miss Minchin où les choses finissent - bien sûr - par ne pas se passer comme prévu. Le narrateur épouse ici le point de vue de Miss Minchin la directrice et brosse sans concession les dessous d'un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille où sous le vernis des conventions sociales, se dévoilent tous les mensonges d'un univers obsédé par le paraître, le pouvoir et l'argent... Mais aussi toutes les frustrations et les rancoeurs d'une femme que la vie a malmenée et qui, à force de travail, est parvenue à se hisser au sommet de l'échelle sociale.