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De l'engagement dans une époque obscure
Benasayag Miguel ; Del Rey Angélique
CLANDESTIN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916952529
Une époque obscure: cette époque individualiste et économiste, qui voudrait nous faire croire que chacun de nous est « un petit entrepreneur de soi ». Et pourtant, le sujet de l?agir est-il vraiment comme on le croit l?individu (homme politique, chef d?entreprise, consommateur)? Ni le militant ni l?individu de bonne volonté, ne sont en mesure d?assumer les défis de l?époque. Le sujet de l?agir n?est donc pas l?individu, mais une multiplicité de situations. Miguel Benasayag et Angélique Del Rey nous invitent à comprendre ce qui peut vraiment changer le monde aujourd?hui. Ce qu?ils nous proposent, c?est l?engagement recherche, l?engagement immanent, expression d?un désir vital, qui revendique la lutte radicale, dans ce monde-ci, sans « machines à espoir ». Mobilisant des réflexions aussi diverses que celles de La Boétie, Marx, Foucault, Spinoza, Gramsci; s?appuyant sur des expériences politiques concrètes comme celle des Tupamaros uruguayens, puisant aussi bien ses métaphores explicatives dans le cinéma de David Lean que dans les « lieux communs » du langage quotidien, ce livre est une invitation stimulante à repenser les fondements de nos aliénations et une définition de l?engagement comme acte créateur en soi.
Le monde est devenu complexe. Ce constat, mille fois énoncé sur le ton de l'évidence, est à ce point partagé que plus personne ne le questionne. Mais en quoi les arbres, les villes, les écosystèmes comme l'ensemble des êtres et des choses qui nous entourent, y compris nous-mêmes, se seraient transformés sous la figure de la complexité ? Pour les auteurs, cette complexité ne relève ni d'un récit ni d'une théorie, mais d'une transformation concrète de nos territoires. Plus qu'une grille de lecture, le devenir complexe du monde désigne de profonds changements matériels dans l'étoffe même de la réalité. Comment se manifeste ce caractère matériel ? Quels défis lance-t-il à l'agir ? Alors qu'émergent partout de nouvelles formes de résistance face la destruction du vivant, c'est à ces questions qu'entend répondre ce livre, pour battre en brèche le sentiment d'impuissance qui menace à tout moment de nous rattraper. Plutôt que d'appeler au retour de la figure de l'agir cartésien qui se prétend maître et possesseur de la nature, les auteurs proposent de revisiter la phénoménologie en déplaçant le rôle central qu'elle accorde à la conscience vers les corps. Un pas de côté qui se veut également une proposition pour une nouvelle éthique de l'acte, où la question est moins de savoir comment agir que de comprendre quelles seront les nouvelles figures de l'agir. Un essai engagé et stimulant, explorant les possibilités de renouer avec un agir puissant dans un monde où les phénomènes comme les effets de nos actes sont marqués du sceau de l'incertitude.
Depuis les domaines du numérique et de la biologie moléculaire, on nous annonce que tous les mécanismes biologiques vont enfin pouvoir être révélés, modélisés, dépassés. Le temps serait venu de se passer du monde réel et du vivant lui-même, désormais réductible à ses composants, à une mécanique. Derrière ces promesses de vie augmentée se cache en réalité toujours le même projet réactionnaire : celui de se débarrasser des corps pour accéder enfin à la " vraie vie " qui serait du côté des données et des algorithmes. Or, en assénant que " tout est information ", le monde numérique non seulement ignore mais écrase les singularités propres au monde du vivant et de la culture. Mettant à mal nos possibilités mêmes d'agir, de penser, de désirer et d'aimer... Contre cette menace, Miguel Benasayag invite à envisager un mode d'hybridation entre la technique et les organismes qui ne soit pas une brutale assimilation. Cela passe par la production d'un nouvel imaginaire, d'un nouveau paradigme capable de nous aider à étudier ce qui, dans la complexité propre au vivant et à la culture, n'est pas réductible au modèle informatique dominant.
Benasayag Miguel ; Comte-Sponville André ; Far And
L'expérimentation humaine est un sujet sensible. D'abord parce qu'il touche de près l'homme - Son intégrité physique et morale. Il le touche ou plutôt le brouille, l'affaiblit, le tue aussi. Ensuite, parce qu'il appelle la mémoire collective, et notamment les actes abjects des nazis commis sur les déportés, sous couvert d'une blouse blanche. Enfin, parce que, malgré les précautions des réglementations, il bouleverse encore les consciences et laisse planer de grandes interrogations sur la définition de plus en plus complexe d'une éthique universelle. Car comment soigner et sauver l'être humain si l'on ne le considère pas, a un moment ou à un autre, comme un cobaye ? Comment lui promettre du bien, Si, avec une intensité plus ou moins forte, on ne lui injecte pas du mal ? Comment définir des thérapeutiques médicamenteuses ou chirurgicales, sans sa participation volontaire, libre et éclairée ? La loi du 20 décembre 1988 qui permet justement de protéger l'individu des abus sur sa personne, a permis de (dé) limiter l'intervention du médical dans la recherche, et réciproquement. Aujourd'hui, le coût des traitements est considérable. Les laboratoires pharmaceutiques tiennent le monopole de la recherche expérimentale, qu'ils sont les seuls à pouvoir vraiment financer. Qu'est-ce que cela augure ? La question est d'autant plus pressante que face à la persistance de graves maladies, ces entreprises devront opérer des choix. Des choix forcément discrétionnaires, arbitraires. Ce livre, synthèse de débats philosophiques sur le thème de l'expérimentation humaine, apporte des réponses à l'un des sujets les plus brûlants de cette fin de siècle.
Mais que se passe-t-il, dans nos sociétés occidentales, pour que les Anciens de naguère soient devenus des " vieux ", que les jeunes n'aient plus le temps d'être jeunes, pour que la fragilité, les failles ne soient plus assimilées qu'à des dysfonctionnements ? Comment en est-on arrivé là ? A une époque où on nous demande de gérer nos existences comme on gère des entreprises, où les technologies digitales nous promettent de nous débarrasser des complications de la vie, ce livre s'adresse à tous ceux qui ne veulent pas céder à cette peur qui nous invite à " entrer dans la cage pour notre plus grand bonheur ". Car quelque chose reste et résiste. Ce quelque chose nous dit que la vie, la culture, l'amour ne se résument pas à leurs seuls mécanismes identifiables et modélisables. Ce quelque chose résonne aujourd'hui comme une plainte, un appel mais il est aussi un pari. Notre futur ne doit pas être de devenir des machines.
Savorgnan de Brazza Pierre ; Coquery-Vidrovitch Ca
Biographie de l'auteur Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), étrangement oublié en France, est une légende - parfois instrumentalisée par le pouvoir - au Congo. Explorateur français d'origine italienne, il aborde la région dès 1874. Au cours de ses quatre principales missions, il découvre les sources du fleuve Ogooué, jette les bases de l'administration du Congo français entre 1885 et 1898, s'oppose à l'introduction du système de concessions privées, avant de devenir, en 1905, le détracteur horrifié du régime colonial de l'AEF. Catherine Coquery-Vidrovitch est la seule historienne française à avoir pris connaissance du rapport Brazza, qu'elle a découvert dans le cadre de sa thèse d'Etat, en 1966. Professeure émérite de l'université Paris-Diderot, ses travaux sur l'Afrique portent sur la politique de colonisation et les notions d'impérialisme et de capitalisme sur ce continent. Elle est notamment l'auteure de Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires, 1898-1930, Ehess, 2001, et de Enjeux politiques de l'histoire coloniale, Agone, 2009.
En 1969, Blish imagine un basculement géologique causé par l'espèce humaine. En 1969, Arthur C. Clarke, prestigieux nom de la science-fiction américaine (2001 : l'odyssée de l'espace), propose à trois grandes plumes du genre, Robert Silverberg, Roger Zelazny et James Blish, d'envisager le danger croissant encouru par l'humanité du fait du progrès technologique. Dans sa collection Dyschroniques, le passager clandestin réédite la passionnante spéculation de James Blish : alors que la Terre est victime d'un important réchauffement climatique, et que la pollution a atteint un niveau incontrôlable, le Président Général de la Loge 802 de la Fraternité Internationale des Ingénieurs de l'Hygiène choisit une poignée d'hommes et de femmes pour partir sur la lune contribuer à une nouvelle ère humaine... Dans cette nouvelle visionnaire, Blish (1921-1975), auteur prolifique et humaniste, montre les conséquences du réchauffement climatique, insiste sur l'incapacité de l'homme à tirer les leçons de ses erreurs et définit assez précisément, un quart de siècle avant qu'elle soit énoncée par Paul Crutzen, la notion d'anthropocène.