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Auguste Comte, postérité épistémologique et ralliement des nations
Ben Saïd Cherni Zeïneb ; Gayon Jean
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747584272
La théorie de Comte, tant critiquée de nos jours pour son scientisme anachronique, demeure méconnue. Le travail d'historien des sciences qu'il engage l'amène à déstabiliser l'idée de système, à faire face aux connaissances approchées et à associer les normes de la certitude à celles du relatif. Comte va de la sorte se positionner comme précurseur de deux grandes figures de la philosophie des sciences et qui sont : Bachelard et Claude Bernard. Le premier élabore sa théorie en intégrant l'approximation, rencontrée par Comte, comme expression d'une certitude incertaine, le second penchera de l'autre côté. Il va se positionner davantage comme le défenseur irréductible de la théorie de la science positive ; il le fait d'ailleurs mieux que son fondateur. Ce "Newton de la physiologie" arrivera à résoudre, selon les normes positives, des questions biologiques laissées en suspens par Comte, telles celles inhérentes au substrat vital responsable de l'unité : l'organisme et celles qui concernent la continuité entre le monde des végétaux et celui des animaux. En plus d'une théorie de la science, Comte développe une pensée sociale. Celle-ci doit faire face à l'inaccompli de ses visions projectionnelles du temps, consacrées par la loi des trois états. Le telos pacifiste et universaliste vers lequel elles s'acheminent normalement est paradoxalement déstabilisé par la rétrogradation théologique, par les guerres sanguinaires et le colonialisme que Comte qualifie de "monstruosité" sociale. Il tente de faire face à une telle situation par un projet de démilitarisation des moeurs. La paix n'est pas pour lui une affaire de contrats et de décisions, mais d'une homogénéisation des valeurs émanant d'une réclamation profonde des peuples, qui aboutirait à ce qu'il appelle "la coopération humaine". Celle-ci est capable de superposer à la société politique une autre plus noble et plus vertueuse, celle de sages et de décideurs, à l'écoute de l'opinion publique, systématisant et propageant sa vitalité et son amour pour autrui et l'orientant vers la vénération de toute l'Humanité.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.