Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parenté et anthropologie sociale
Ben Hounet Yazid ; Galey Jean-Claude
GINKGO
9,00 €
Épuisé
EAN :9782846790758
La parenté, domaine nodal de l'anthropologie sociale, apparaît bien souvent comme un champ réservé aux seuls spécialistes. Et pourtant, qui s'initie à cette discipline aborde nécessairement ce vaste et passionnant domaine. Des travaux de Lewis Morgan à ceux de William Rivers, en passant entre autres par les apports d'Alfred Kroeber et de Robert Lowie, ce livre présente, dans un langage accessible, quelques théories et concepts fondamentaux de l'étude de la parenté et in fine de l'anthropologie sociale. Situant historiquement son analyse en amont du texte de Louis Dumont (Groupes de filiation et alliance de mariage), Parenté et anthropologie sociale explique les premiers développements de l'étude de la parenté et offre deux traductions inédites de textes classiques. Le livre s'achève par une analyse des Nuer d'Edward Evans-Pritchard, monographie classique dont l'édition française fut préfacée par Louis Dumont. Ouvrage emblématique, Les Nuer tire un profit renouvelé des acquis de l'anthropologie sociale de la première moitié du XXe siècle et, en particulier, ceux des théories de la filiation.
Une rétrospective unique des frasques créatives d'un grand artiste contemporain. Ben a choisi de philosopher et de poser des questions essentielles sur l'être et le néant, le temps, la mort, l'amour, etc. L'humour, la dérision, l'émotion sont convoqués à tout instant dans son oeuvre protéiforme. Dans ce livre, Ben nous confie ses explorations les plus délirants des confins de l'art, l'effet qu'il produit sur les gens, comment il est accueilli au quotidien, quand un artiste ose modifier le cours normal des choses et commettre des actes aussi inattendus que : - signer des sculptures vivantes - détruire ses oeuvres d'art - se coucher dans la rue - rentrer dans l'eau tout habillé - creuser un trou et vendre de la terre de Nice - choisir un mot au hasard, etc.
S'intéresser aux manières dont le crime est défini d'une société à l'autre, aux criminels et à leurs discours, si ce n'est à leurs pratiques, aux victimes ou à celles qui sont qualifiées comme telles : voici le projet ayant animé les anthropologues qui ont contribué à ce numéro. Issus de plusieurs traditions théoriques, spécialistes de différentes aires géographiques (du Maroc à l'Inde, de l'Italie à l'Afrique du Sud), attentifs à des contextes politiques et juridiques hybridant parfois normes coutumières et justice libérale, ces chercheurs ont exploré une palette de questions "autour du crime". Ce thème central de l'anthropologie a été plutôt négligé, alors qu'il engage des notions cruciales comme la vengeance, l'honneur, l'omerta, les régimes de parole et d'action qui y sont associés, la justice, la vérité et les modalités de les prouver sur la scène judiciaire ou sur d'autres arènes. Choisir d'observer l'acte criminel dans son rapport à l'intentionnalité a permis de questionner les modèles d'agentivité disponibles dans les sciences sociales et cognitives. C'est dire la prégnance de la thématique choisie pour enrichir non seulement l'anthropologie juridique, mais aussi l'anthropologie générale dans son rapport avec d'autres disciplines comme le droit ou la philosophie, en fournissant les instruments théoriques aptes à interroger cet impensé de l'action sociale qu'est le crime.
Ben Hounet Yazid ; Lefranc Sandrine ; Puccio-Den D
Comment le langage religieux fournit-il un cadre pour les situations postérieures à une période de violence ? Les contributions analysent ce phénomène à travers de nombreux exemples (Algérie, Maroc, Chili, Israël-Palestine). Protégés par la spécificité de leur langue, ces acteurs la déforment au gré d'interactions avec des acteurs venus d'autres mondes, ou de leurs activités dans d'autres secteurs, au premier rang desquels l'arène politique.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.