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Éléments d'une sociologie historique des sciences
Ben-David Joseph
PUF
39,56 €
Épuisé
EAN :9782130480297
Joseph Ben-David (1920-1986) fut un des sociologues des sciences les plus innovateurs et les plus en vue des années soixante et soixante-dix. Travaillant dans le cadre des théories sociologiques de Max Weber, Talcott Parsons et Robert Kmerton, il élabora dans ses ouvrages et nombreux articles une théorie sociologique originale du développement scientifique. Par sa démarche diachronique, il se démarque des sociologues des sciences de l'école fonctionnaliste ; par sa perspective sociologique, il définit des nouvelles problématiques qui viennent s'ajouter à celles des historiens des sciences travaillant dans une optique " internaliste ". Dans le présent ouvrage ont été réunis et traduits les articles les plus importants de Ben-David, qui, ensemble, dessinent les contours d'une sociologie historique des sciences. Par son pouvoir explicatif, cette théorie est à même d'enrichir la pratique de l'historien des sciences, tandis que, par sa réaffirmation des vertus éthiques des rôles sociaux du savant et de l'Université, elle est d'une grande actualité pour les débats sur l'enseignement supérieur en France.
Ces mémoires commencent à la fin du siècle dernier en Europe de l'Est, là où naît David Ben Gourion. Celui-ci se voue dès son plus jeune âge au sionisme. Il décide de ne parler qu'hébreu et de s'installer en Palestine, alors province oubliée de l'Empire ottoman. Après avoir travaillé la terre en Galilée, il devient militant socialiste et ses camarades l'envoient étudier le droit à Constantinople. Au cours de la Première Guerre mondiale, les autorités turques l'expulsent avec son ami Ben Zvi, qui deviendra président de l'Etat d'Israël. Réfugiés aux Etats-Unis, Ben Gourion et Ben Zvi organisent après la Déclaration Balfour (1917), des bataillons de volontaires juifs qui combattront en Palestine aux côtés des troupes anglaises du général Allenby. Dans la Palestine sous mandat britannique, Ben Gourion devient secrétaire général de la centrale syndicale Histadrouth ; il poursuit également ses activités socialistes et sionistes aussi bien dans le pays qu'à l'étranger, affrontant la crise économique comme les émeutes arabes. Vers 1930, le conflit palestinien se trouve posé en termes contemporains - la Société des Nations et la Grande-Bretagne, puissance mandataire, hésitent entre les revendications juives et les revendications arabes. Dans le même temps, la position de Ben Gourion s'est affirmée. Ayant constitué une coalition dont son parti forme l'ossature (et qui s'est maintenue jusqu'à nos jours), il suscite l'enthousiasme des foules lors des élections au Congrès sionistes de 1933. L'année même ou Hitler prend le pouvoir en Allemagne, Ben Gourion mène son parti à la victoire après une campagne électorale épuisante à travers l'Europe. Dominant avec ses amis l'Organisation sioniste, il assume à Jérusalem des responsabilités de premier plan (il les assumera pendant trente ans, entouré des mêmes amis) au moment où s'ouvre la crise internationale qui conduira directement à la Seconde Guerre mondiale. Des mémoires passionnants certes - sans lesquelles on ne pourra connaître l'histoire de la création d'Israël, des luttes entre les différents partis pour l'accession au pouvoir - mais aussi un document humain, étonnant et émouvant. Ben Gourion n'est jamais mieux décrit que dans ses propres lettres à sa famille qui reflètent tour à tour ses joies et ses désillusions dans cette entreprise à laquelle il consacra sa vie.
Focillon Henri ; Almazán Tomás David ; Ben Ayoun J
Orgueil national, discipline et sensibilité, ces principes caractéristiques ont leur origine dans la vie religieuse ; ils charpentent la vie sociale, les énergies et les belles raretés dont ils ont armé le génie japonais s'épanouissent dans la vie de l'esprit. Le couronnement de ce magnifique édifice moral, c'est en effet une culture d'un ordre supérieur." Henri Focillon (Dijon, 1881 - New Haven, 1943).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.