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VIF SAISIT LE MORT - FUNERAILLES, POLITIQUE ET MEMOIRE EN FR
BEN-AMOS/BOUYSSOU
EHESS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782713224102
Parmi les cérémonies officielles françaises, les funérailles sont les seules qui n'ont jamais cessé depuis la naissance de l'Étar moderne. Pourquoi et comment ont-elles acquis une place aussi éminente dans la culture politique du pays, en particulier dans la culture républicaine. Quelles significations multiples revêt le passage d'un convoi funèbre dans une rue, sous le regard d'une foule captivée ? Quelles considérations politiques dictent le choix des héros ? Avner Ben Amos suit toutes les vicissitudes de cette pratique, de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. Evénement politique et rite de passage ultime d'une vie humaine, les funérailles mènent le défunt du monde des vivants à celui de la mémoire nationale. Acte privé du cercle de famille transformé en acte officiel de l'Etat, effort du régime pour en imposer une certaine interprétation, résistances à cette volonté, enfin interaction complexe entre mémoire et oubli, c'est ce qui se joue dans tout cela. En insérant les funérailles d'État dans tout un ensemble de politiques symboliques dont la République, au centre de son analyse, a fait une forte consommation, Avner Ben Amos illustre à merveille les nouvelles façons de faire de l'histoire politique.
L'humour et l'art du décalage sont les armes de Ben. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d'une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations. "Je ne suis pas seulement Mr slogans, citations, Mr écritures ou le rigolo qui depuis 1960 provoque et signe tout et rien etc. Chez moi, la théorie a toujours précédé l'oeuvre pratique". Ben
U n foyer, un peuple, une nation. Eretz Israël, ou le royaume promis par Dieu aux juifs dispersés sur la terre. Une espérance plurimillénaire devenue réalité au XXe siècle, portée par un messianisme sécularisé, le sionisme, et concrétisée par un puissant levier d'assimilation, trop souvent négligé par les historiens: l'éducation. Car le sionisme fut d'abord et surtout un projet pédagogique, réunissant dans un même idéal des juifs venus d'Europe, d'Asie et d'Afrique. Le mouvement lancé par Herzl réussit à faire d'eux les citoyens d'une nation homogène, partageant la même vision de l'histoire juive et le sentiment d'un destin commun - en dépit des tensions internes entre croyants et laïques, populations ashkénazes et sépharades, centre et périphérie. Avner Ben-Amos explique comment ce formidable défi a été relevé. Si l'école a joué un rôle fondamental, d'autres moyens ont accéléré la formation de cette conscience nationale: cérémonies commémoratives, monuments, musées d'histoire, programmes télévisés. Le dialogue sans cesse renouvelé avec le passé, les perpétuels réaménagements de la conscience collective, la mobilisation constante des moyens de communication rendent possible le maintien de cette identité, fondée sur une interaction complexe entre intégration et exclusion. Malgré le retour en force des particularismes et la sanctuarisation des mémoires particulières, ce sentiment national reste vivant par la stigmatisation d'un ennemi commun: les Arabes.
Une rétrospective unique des frasques créatives d'un grand artiste contemporain. Ben a choisi de philosopher et de poser des questions essentielles sur l'être et le néant, le temps, la mort, l'amour, etc. L'humour, la dérision, l'émotion sont convoqués à tout instant dans son oeuvre protéiforme. Dans ce livre, Ben nous confie ses explorations les plus délirants des confins de l'art, l'effet qu'il produit sur les gens, comment il est accueilli au quotidien, quand un artiste ose modifier le cours normal des choses et commettre des actes aussi inattendus que : - signer des sculptures vivantes - détruire ses oeuvres d'art - se coucher dans la rue - rentrer dans l'eau tout habillé - creuser un trou et vendre de la terre de Nice - choisir un mot au hasard, etc.
Résumé : Fluxus, plus qu'un mouvement en tant que tel, est un état d'esprit, un espace de liberté, de partage, d'amitié, dans lequel vont se reconnaître des dizaines d'artistes de toutes nationalités ; un mouvement très international est né autour de cette pratique iconoclaste et très ludique de promotion d'un non-art. Fluxus a des liens conceptuels étroits avec les mouvements qui l'ont précédé : le Futurisme et le manifeste de Filippo Tommaso Marinetti de février 1909, le Dadaïsme avec les manifestes Dada de Richard Huelsenbeck d'avril 1918 puis de Tristan Tzara de juillet 1918, et encore le manifeste cannibale Dada, celui de Francis Picabia de mars 1920. Le rejet des institutions, de la notion d'oeuvre d'art, de l'art mort, l'envie de révolutionner et purger le monde de la culture "intellectuelle, professionnelle et commercialisée" poursuit d'une certaine manière la tendance au non-art répandue chez ces précurseurs. Le mot "fluxus" (flux, courant) a été choisi en 1961 par George Maciunas pour désigner ce nouveau courant auquel il donne un manifeste, Manifesto, distribué au festival Fluxus de Düsseldorf en février 1963. A la fin des années 1950, de jeunes artistes influencés par les enseignements de Marcel Duchamp et de John Cage rejoignent le groupe rassemblé autour de Maciunas et de la galerie qu'il crée à New York en 1961, consacrée à des expositions, aux happenings naissants, à la musique contemporaine, concerts de John Cage, Dick Higgins ou La Monte Young. Après s'être installé en Allemagne en septembre 1962, George Maciunas organise le premier concert Fluxus, "le Fluxus International Festspiele Neuester Musik" à Wiesbaden, qui marque le lancement du mouvement.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.