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Aux fondements de l'orthodoxie sunnite
Ben Achour Yadh
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130569756
Une sainte alliance entre le pouvoir politique, le savoir des théologiens et la volonté du peuple majoritaire des croyants: tels sont le secret et la force de l'orthodoxie sunnite. Cette dernière bénéficie tout d'abord de la force des gardiens, "les gens du Sabre", ensuite de celle des gestionnaires du sacré, imposant une interprétation orthodoxe du Livre. Mais ce qui caractérise par-dessus tout l'islam sunnite, c'est "l'orthodoxie de masse", c'est-à-dire l'activisme du peuple majoritaire des croyants dans la défense de sa religion personnelle, contre toutes les agressions possibles. Se définissant comme religion de la majorité, le sunnisme frappe précisément par son invincibilité. Le poids de l'orthodoxie de masse semble l'emporter sur la force de l'orthodoxie d'institution: d'où cette attraction vers le fondamentalisme populiste qui a, de tout temps, animé la scène politique islamique, hier le parti hanbalite, les Almoravides, les Almohades, aujourd'hui les tendances mawdudistes, qutbistes, jihadistes. D'où, hier comme aujourd'hui, cet échec des révolutions par le haut, celles du mu'tazilisme, de l'averroïsme, du réformisme, du modernisme. La pensée des philosophes, des théologiens ne peut heurter de front cette Eglise invisible et atomisée. Elle ne peut la déstructurer, la diriger, la réformer. La mentalité démocratique mondialisée ne fait que renforcer aujourd'hui cette orthodoxie de masse et contraindre les novateurs et les protestataires à rentrer dans le rang ou faire bonne figure...
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La Tunisie, à l'origine de ce qui a été désigné comme les "printemps arabes", a inventé un type de révolution sans équivalent dans l'histoire. Qu'est-ce, en effet, que cette révolution qui n'est ni idéologique ni partisane ? Pourquoi rappeler l'ancienne garde pour assurer la relève ? Dans ce livre, Yadh Ben Achour alors à la tête de la Haute Instance pour la transition démocratique fait le bilan théorique et pratique du moment révolutionnaire. Les différentes étapes, le contexte sociologique, culturel, les acteurs impliqués, les retours en arrière : l'auteur suit pas à pas et sans concession l'histoire en train de s'écrire. Il démontre la portée de ce soulèvement, et l'importance du droit face à toutes les idéologies.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».