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L'art de la paix en Europe. Naissance de la diplomatie moderne XVIe-XVIIIe siècle
Bély Lucien
PUF
30,50 €
Épuisé
EAN :9782130553656
De la Renaissance au temps des Révolutions, l'Europe apparaît d'abord comme le champ de guerres incessantes qui permettent aux États (souvent incarnés par des princes) de s'affirmer. Cette réalité dramatique conduit l'Europe à inventer la diplomatie - le mot ne s'impose qu'à la fin du XVIIIe siècle - en perfectionnant et en rationalisant l'art de la négociation. Aussi, à partir du XIVe siècle, l'Europe adopte-t-elle des règles en matière diplomatique qui s'imposent peu à peu à tous les États. Parallèlement, s'élabore une réflexion politique sur la manière de prévenir les conflits et d'y mettre fin. Cet ouvrage montre que la recherche de la paix marque la vie de l'Europe, tout autant, et peut-être plus, que l'art de la guerre, et qu'elle donne naissance à un monde original et coloré d'ambassadeurs, d'agents et d'informateurs. Si aucune instance supranationale ne se crée avant le XXe siècle, l'action diplomatique offre néanmoins un arsenal d'idées pour soutenir la négociation, transformer les rivalités entre les rois et dynamiser l'Europe. Des méthodes, des structures et des lois favorisent le dialogue entre les souverains: des départements ministériels spécialisés se créent, des immunités s'élaborent pour protéger les négociateurs, des ambassades permanentes s'établissent, des pratiques de plus en plus savantes se forgent, un cérémonial impressionnant se fixe. Des penseurs s'efforcent aussi de trouver les moyens d'assurer la paix perpétuelle par une construction d'organisations internationales. Enfin, de larges congrès de paix, ainsi ceux de Westphalie et d'Utrecht, permettent de remodeler la carte politique après de longs conflits. On trouve donc dans cette synthèse remarquable une réflexion sur l'art de la paix, élaboré dans le monde singulier des diplomates, abordé ici sur trois siècles et considéré comme une dynamique de l'Europe et comme une part essentielle de son identité. En suivant cette genèse, ce livre offre des clefs pour mieux connaître la diplomatie dont nous avons besoin aujourd'hui.
Louis XIV était un homme secret. Dès sa jeunesse, ses proches remarquent cette capacité à dissimuler ses sentiments comme ses opinions. Derrière la gloire flamboyante, ce livre nous révèle la face noire du Roi-Soleil, revenant sur les épisodes les moins glorieux du règne : de l'acharnement contre Fouquet à la révocation de l'édit de Nantes, en passant par nombre d'affaires d'espionnage, d'enlèvements ou d'accords secrets. La liste des affaires ténébreuses et des manipulations est longue. En voici pour la première fois la terrible chronique.
Résumé : L'apparition d'un fantôme à un maréchal-ferrant de Salon-de-Provence conduit celui-ci à gagner la cour de Versailles pour porter au roi un message qui demeurera secret : ce mystère historique sert à l'auteur d'observatoire pour étudier les hommes, modestes ou puissants, du temps de Louis XIV, le dialogue entre la raison et l'imagination, le jeu du pouvoir et de la religion. Dans une première partie, cet ouvrage montre comment l'événement a passionné l'opinion publique en France et en Europe. La deuxième partie est consacrée à la réaction officielle, replacée dans le sillage du prophétisme mais aussi dans le contexte de ce temps de crises, où la fiscalité et les querelles religieuses pèsent lourd. Une troisième partie permet de suivre toutes les lectures de cette étrange historiette au fil du temps jusqu'à nos jours. Ainsi, la visite d'un modeste artisan à la cour de Versailles offre une vue panoramique des croyances et des convictions, des réalités politiques et des réactions sociales en cette fin du XVIIe siècle, et invite à voyager à travers le temps pour voir comment chaque génération a pu ensuite réinterpréter ce singulier épisode.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Où va l'Italie ? Vers une nouvelle Europe ou vers des vieilles dérives ? L'Europe a besoin de l'Italie, mais comment comprendre les Italiens ? Avec un brin d'ironie, Alberto Toscano passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : des pâtes à la Vespa, de la séduction à la religion. Il y mêle la rigueur de l'historien pour interpréter les vicissitudes d'un peuple unifié depuis un siècle et demi "seulement". Les Italiens adorent l'amour et le soleil. Ils aiment à rêver. Alberto Toscano nous explique pourquoi cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre.
Résumé : Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.
Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle. Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée. Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.
Ce guide est destiné à tous ceux qui souhaitent mieux connaître le fonctionnement de l'Union européenne et en comprendre les défis actuels. L'ouvrage présente : les étapes de la construction européenne ; le fonctionnement des institutions ; les grands enjeux auxquels l'Union européenne est confrontée ; les questions économiques ; les modalités d'installation et de travail dans l'Union ; l'Union dans les relations internationales.