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Le roi Sébastien de Venise. Histoire d’une rumeur
Belo André
CHANDEIGNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782367322551
En 1578, le roi Sébastien mène le Portugal à la déroute dans la bataille des Trois Rois, ou de Ksar el-Kébir, au Maroc. Il meurt au combat, entraînant avec lui un royaume sans successeur direct et une crise dynastique. La couronne portugaise est alors intégrée dans l'Espagne de Philippe II. Mais le bruit court que le roi Sébastien est toujours en vie. Vingt ans après la bataille, il aurait été aperçu à Venise. Dès lors, des complices et des partisans du prétendu "roi Sébastien" répandent sur les territoires voisins la rumeur d'un possible retour du souverain. Au fil des siècles, un imaginaire collectif portugais s'est construit autour de la figure de ce roi et du mythe de son retour sur le trône. Partant du constat de la difficile assimilation d'une écrasante défaite pour la nation, André Belo mène l'enquête. Il revient sur les faits historiques, déroule le fil de l'intrigue et lève le voile du mystère de cette célèbre imposture. A travers cette analyse, l'historien développe parallèlement un questionnement sur l'identité et propose une réflexion sur la circulation et les usages politiques de la rumeur en plongeant le lecteur dans les méandres et les stratégies de l'Europe du xvie siècle. Un livre sur l'instrumentalisation de l'information et les enjeux de pouvoirs, qui rappelle aussi l'importance de la rigueur historique et de la vérification critique des faits.
Charly a toujours été là pour Bastien, même après un épisode traumatique de leur enfance. Ils ont inventés ensemble un jeu : le Bingo, afin de parer à toutes situations dangereuses. Jusqu’au jour où la situation échappe à Bastien ... Une intrigue psychologique tortueuse qui nous mène en bateau jusqu’à la fin.
Tiffany Malcom, photographe, travaille occasionnellement pour la mairie d'Opatoma. Alors qu'elle couvre la fête annuelle en l'honneur du père fondateur de la ville, Lily, sa fille de 7 ans, disparaît. Depuis ce jour, inconsolable, c'est une lente agonie pour la jeune femme, entre drogues en tout genre et scarifications... Lorsque son dealer lui propose une nouvelle substance, Tiffany n'hésite pas longtemps. Durant son trip, elle se retrouve propulsée dans les années 1800, où sévit un redoutable et mystérieux kidnappeur d'enfants... Aussi improbable que cela puisse paraître, la photographe est peu à peu persuadée qu'il s'agit de l'homme qui a enlevé sa fille ! Mais où se trouve la frontière entre hallucination et réalité ? Comment démêler le vrai du faux sans perdre la raison ? ...
Le fleuve aux mille morts borde Opatoma.Cette ville où Luc, sous l'emprise de l'alcool, provoque un accident mortel au volant de sa voiture de collection. S'ensuit alors pour lui une descente au enfer où sa vie va être réduite à néant.Dix ans plus tard, au bout du rouleau, il envisage de mettre un terme à son existence.Dans cette même cité, Rebecca subit depuis toujours les brimades et les humiliations des autres, à cause de cette étrange cicatrice sur son visage. Ses hantises deviennent insupportables, ses cauchemars récurrents, sa réalité vacille, elle sombre dans le désespoir.Deux âmes perdues, liées par une même destinée : La culpabilité. De celle qui ronge et qui conduit au pire. Car ce qu'Opatoma prend, Opatoma ne le rend pas.
D'Olisipo, nom antique de la capitale lusitanienne, auquel succéda Al Usbûna, dénomination attribuée pendant quatre siècles de domination musulmane, en passant par les liens établis avec le Maroc dès le XVe siècle, c'est ce voyage sur le temps long que ce récit se propose de faire parcourir en révélant une relation tissée entre Lisbonne et la culture islamique restée méconnue. A travers des balades agrémentées de belles rencontres, ce livre exhume les traces de la culture luso-arabo-islamique présentes au coeur de la Lisbonne contemporaine, révélant ainsi des siècles d'influences réciproques. Les itinéraires proposés se fondent sur un vaste travail à caractère historique et anthropologique et présentent tout un pan du patrimoine immatériel intégré de façon inconsciente au quotidien des Portugais (gastronomie, littérature, musique, langue, etc). Faire découvrir les relations fécondes entre ces civilisations, sans mettre de côté les tensions ou les guerres, est le fil qui a guidé cette exploration et qui ravira tous ceux qui désirent connaître un aspect nouveau de la multiculturalité lisboète.
Carnet de mémoires coloniales est le récit biographique d'une enfance passée dans les temps troubles et violents du colonialisme. Isabela Figueiredo, née en 1963 dans un Mozambique encore sous domination lusitane, se souvient. Elle nous livre ses observations d'enfant et son histoire profondément liée à celle de son père, un être aimé et aimant qui est néanmoins l'archétype du colon raciste, sexiste et violent. La petite Isabela grandit dans une ambivalence brutale en relation à ce dernier, entre adoration et rejet. Il s'agit d'exposer une attitude, une posture qu'elle n'a jamais tolérée mais dont elle portera toujours le poids. Ce livre sonne comme une catharsis. Il est comme une lettre au père, comme le dévoilement douloureux, mais libérateur d'une impossible conciliation entre deux visions du monde. Carnet de mémoires coloniales est aussi le récit singulier d'une enfant en route vers l'adolescence qui découvre donc la vie, le désir et la sexualité, pleine d'une innocence curieuse, qui vivra seule l'expérience du rapatriement en 1975 en métropole. Comme les centaines de milliers de Portugais rentrés à cette époque, elle connaîtra le rejet et la honte due à sa condition de retornada. Son père, resté au Mozambique lui confie une mission : raconter ce qu'ils ont vécu. Elle le fait ici mais sans aucun ménagement pour les colons. Elle dit sa vérité brute, raconte l'injustice, l'illégitimité et la violence d'un tel système. Porté par une écriture crue et frontale, au rythme cadencé, ce point de vue offre une vision inédite de l'histoire portugaise et coloniale. Un texte bouleversant sur l'identité explosée.
En 1497, après une longue période de protection et de faste, les juifs portugais furent places face à une alternative cruelle: se convertir au christianisme, comme le voulait le roi dom Manuel, ou bien quitter secrètement le territoire du royaume. Cette date marque le début d'une histoire fascinante et double. D'un côté, l'histoire de la culture clandestine des marranes, sans cesse menacée par l'implacable et bureaucratique Inquisition, mais pourtant tenace, à tel point qu'on a pu en observer certaines survivances au XXe siècle dans des contrées reculées du pays. De l'autre, celle d'une diaspora éclatée aux quatre coins du monde, caractérisée par une homogénéité remarquable et cultivant une nostalgie étrange envers une patrie lointaine et irréversiblement disparue. L'avers et le revers d'une histoire confisquée, qui s'est prolongée durant plus de trois siècles, jusqu'à ce que la révolution libérale de 1820 permette à quelques petites communautés de revenir s'installer au Portugal. L'histoire des juifs portugais est celle d'un entêtement. Elle montre comment s'est construite et perpétuée l'identité d'une nation, en dépit des atteintes successives portées à sa religion, à son territoire, a sa langue et à ses traditions. Une nation dont les enfants se sont appelés Samuel Usque, Pedro Nunes. Baruch Spinoza, David Ricardo ou, plus près de nous, Pierre Mendès France et qui, avant l'émergence du nationalisme moderne, incarne l'une des plus étonnantes "victoires de l'histoire sur la géographie". Ce livre, d'une lecture aisée, en donne pour la première fois un aperçu d'ensemble.
L'histoire du Portugal gagne à être connue, celle d'un pays parmi les plus anciens d'Europe. Le Portugal a marqué de son empreinte les Découvertes, initiateur de cette mondialisation avant l'heure dont le poète Camões fit en 1572 le récit épique dans ses Lusiades, à la gloire du "pays où la terre finit et la mer commence". Deux traits caractérisent l'histoire du Portugal : précocité et relative fixité. De tous les pays d'Europe, le Portugal a été le premier à réaliser son unité nationale et à fixer des limites territoriales qui n'ont guère changé depuis le milieu du XIIIe siècle. Il fut encore le premier à se lancer sur les océans pour fonder des empires outre-mer. Mais aussi fixité et conservation du passé, comme si les structures élaborées tôt ne pouvaient qu'évoluer lentement. Le Portugal a été le dernier pays d'Europe à s'engager dans le processus de décolonisation. La quête de nouveaux horizons et de grandeur jalonne l'histoire d'un pays qui s'est toujours senti à l'étroit dans son rectangle européen, même s'il a fait le choix résolu d'adhérer à l'Union européenne, une fois la démocratie rétablie avec la Révolution des oeillets du 25 avril 1974, après la longue dictature salazariste de près d'un demi-siècle. Cette passion de l'universel, cette étonnante résilience des Portugais capables de brasser opiniâtreté et solidarité face à l'adversité, parcourent une histoire dont cet ouvrage nous propose une approche synthétique, claire et facile d'accès.