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Maires de banlieue. La politique à l'épreuve du réel
Belmessous Hacène
SEXTANT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782849780206
Un an après les émeutes de l'automne 2005 dans les banlieues populaires, Hacène Belmessous a suivi trois maires au quotidien, pendant plusieurs semaines, de septembre 2006 à janvier 2007 : Maurice Charrier à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, Gilles Poux à La Courneuve et Xavier Lemoine à Montfermeil, près de Paris, en Seine-Saint-Denis. Dans un monde politique éloigné des préoccupations " banlieusardes " - les débats des campagnes présidentielles et législatives l'ont une nouvelle fois démontré -, ces élus sont isolés. S'ils aiment passionnément leur ville et y développent des projets d'avenir, ils sont souvent impuissants. L'analyse proposée en dernier chapitre des choses vues et entendues ne manquera d'ailleurs pas de poser des questions fondamentales pour notre République : la vision culturaliste qui est train de gagner notre société, avec ses bons et ses mauvais citoyens français, ne va-t-elle pas aggraver les lignes de fracture entre les quartiers d'habitat social et le reste du pays ?
Belmessous Fatiha ; Bonneval Loïc ; Coudroy de Lil
Résumé : Les recherches présentées ici ont en commun de se situer à divers points de contact du logement et du politique. On ne saurait s'en étonner tant cette "marchandise impossible" (Topalov), est indissolument liée à l'action publique et politique. Devenu le premier poste de dépense des ménages, l'élément le plus important de leur patrimoine, mais aussi l'un des principaux marqueurs des inégalités sociales, le logement constitue un enjeu incontournable pour les politiques publiques.
Le chercheur montre que les grands aménagements urbains font l'objet de décisions régaliennes que les procédures de concertation citoyenne ont pour fonction de déguiser. Il décrit le dysfonctionnement de ce processus "dé-démocratique" dont il trouve l'origine dans la construction du quartier de la Défense à Paris, au début des années 1960.
Il est des anniversaires qu'on aimerait passer sous silence. En juillet 2001, la France célébrera les vingt ans de ses premières émeutes urbaines. Depuis l'été chaud des Minguettes, les banlieues populaires se sont maintes fois révoltées contre un pouvoir politique qui n'a cessé de traiter socialement un problème politique. Or, ces " insupportables " quartiers sont le miroir grossissant des imperfections de notre société : mort des utopies autrefois mobilisatrices (le plein emploi, les mixités sociales et raciales et l'égalité des chances à l'école) et déclin cruel de l'objet politique. Après vingt années d'errance politique et de discours imposteurs, - tel celui qui attestait que la reprise économique relèverait automatiquement ces territoires -, la France est à la croisée des chemins : soit elle continue de mépriser la réalité et prolonge l'ordonnance de ses hypnotiseurs (maintien des exclus sous perfusion sociale et achat de la tranquillité publique), soit elle consent enfin à regarder ces communes dans le blanc des yeux. Car plus que jamais, l'avenir du pays passe par le rétablissement de ses banlieues populaires.
Des émeutes dans les banlieues populaires, qui soulignent l'aggravation des fractures sociales et territoriales dans le pays, une pétition des " indigènes de la République ", qui dresse un réquisitoire contre la France " postcoloniale " : les signes d'une faillite du modèle universaliste français s'accumulent... Doit-on envisager à terme une déliaison des minorisés de la République d'avec la communauté nationale ? L'enquête réalisée à Lyon et à Paris par une équipe de chercheurs pluridisciplinaire sur la discrimination des catégories moyennes d'origine immigrée dans l'accès à un logement privé prend ici une résonance particulière. En dépit de réussites sociales, parfois éclatantes, les personnes appartenant ces catégories rencontrent maintes difficultés à vivre dans les espaces valorisés des grandes villes. La cruauté du phénomène discriminatoire les a même souvent conduits à se résigner à l'idée que leur intégration économique ne les met pas à l'abri de pratiques ségrégatives. A contrario des solutions sociales ou symboliques qu'on a jusqu'ici privilégiées pour remédier à cette situation, ce livre nous montre que la politique peut seule relever le défi d'un idéal civique, en vertu duquel tous les hommes sont égaux.
Kropotkine Pierre ; Pivert Isabelle ; Reclus Elisé
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet d'une commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du xxrr siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
Pierre Kropotkine (1842-1921) proposait ici, exemples à l'appui, une conception du progrès dans la nature et la société fondée sur l'entraide et la sociabilité. Homme de son temps, il faisait certes preuve du même scientisme naïf que les savants qu'il pourfendait, mais il a le mérite d'avoir mis en lumière des comportements animaux fascinants et des réalités historiques et culturelles trop souvent oubliées.Broché 14 x 20,5 - 400 pages
Garibaldi Giuseppe ; Saint Victor Jacques de ; Gon
Giuseppe Garibaldi (1807 - 1882) est surtout connu en France pour son combat pour l'unification de l'Italie et on sait moins que le marin niçois s'engagea avec passion dans plusieurs révolutions d'Amérique latine ou qu'il fut élu député de Paris. Capitaine corsaire au Brésil, révolutionnaire républicain en Argentine, combattant habile en Europe, Garibaldi, mit, chaque fois qu'il le put et partout où on avait besoin de lui, son énergie et son courage au service de la justice sociale et de l'émancipation des peuples. Même si son grand combat resta l'unité de l'Italie - un succès grâce notamment à l'incroyable expédition des Mille -, le guerillero à la chemise rouge fut un vrai héros romantique, insensible aux honneurs et acclamé par les foules du monde entier. Écrites sur l'île de Caprera, ses Mémoires se lisent comme un grand roman d'aventures.