A l’heure où le consumérisme et la productivité dirigent la plupart de nos vies, une petite remise en question sur les métiers de service et la façon dont on traite les acteurs principaux du secteur tertiaire n’est pas de trop… Et l’autrice donne le ton ! Hors de question de minoriser la maltraitance que subit le secteur (mépris, racisme, sexisme, irrespect), puisqu’elle est l'illustration d’un système défaillant qui n’a pas à cœur de valoriser les métiers de service. Mais des ouvertures et des changements sont possibles ! Et c’est le dernier point de l’autrice: une ouverture vers l’avenir, sans certitudes, sans grandes idées toutes faites, simplement des pistes et une envie de faire bouger les lignes…
Au moment des questionnements et de la refonte du monde du travail, une catégorie reste sur la touche : les employés du service. Livreurs, hôtes de caisse, agents d'entretien, conseillers de vente, ... Célébrés pour leur rôle primordial en temps de crise, puis vite renvoyés à leurs occupations, ils sont les grands oubliés d'un débat essentiel, celui du bien-être au travail. Entre mépris de classe, harcèlement, déshumanisation, agression et infantilisation, les employés du service, souvent essentiels, restent pourtant invisibles aux yeux de tous. Quels changements possibles au moment de la montée exponentielle des exigences des clients ? Comment améliorer le quotidien des exclus du télétravail ? Et, à l'heure où la classe ouvrière est de plus en plus constituée de femmes, comment concilier emploi et enjeux féministes ?
Résumé : Un livre féministe qui aborde la question ignorée par beaucoup et pourtant omniprésente dans notre société de la rivalité féminine. " Les femmes sont toutes des garces entre elles ". A l'heure où le concept de sororité émerge enfin, que reste-t-il de ce cliché ? Les femmes seraient-elles vraiment des harpies génétiquement programmées pour s'entre-déchirer ? Quelle est la part de fantasme dans cette croyance ? Souvent balayée sous le tapis par les féministes, ignorée des sciences sociales et pourtant omniprésente dans la culture, la rivalité féminine fait partie de notre quotidien. Mythe sexiste de " l'autre femme ", popstars mises en concurrence, slut-shaming au féminin, mères en compétition,... autant de querelles dont les seuls vainqueurs sont le patriarcat et la misogynie. Pourtant, penser la rivalité féminine, c'est en faire un outil puissant d'émancipation pour favoriser la compréhension mutuelle, l'amour de soi et de l'autre, pour enfin entrer dans la sororité. C'est cette lecture féministe que propose Racha Melmehdi dans cet essai richement documenté qui chercher à décortiquer le thème de la rivalité féminine afin de la déconstruire.
Un livre richement illustré qui lève le voile sur les moyens de transport d'un futur plus proche qu'on ne le croit. Le rêve de voiture volante a donné naissance à d'innombrables machines, certaines plus ou moins bizarres, tandis que d'autres témoignent d'un haut degré d'élaboration. Mais le fait est qu'à ce jour, aucun prototype n'a débouché sur une production en série. Or il se pourrait bien que la donne change dans les prochaines années. Les avancées technologiques dans la motorisation électrique et la conduite autonome permettent aujourd'hui de penser sans exagération que le temps est proche où nous verrons des taxis aériens voler sans bruit autour de nous. Il n'en faut pas davantage pour que de grandes entreprises se lancent dans l'aventure, en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine ou ailleurs. Une partie historique signée par Patrick J. Gyger précède la présentation des projets actuels, offrant ainsi un panorama complet du sujet, du passé au présent, sans oublier les implications futures.
Le livre est conçu comme un journal de bord, agencé par semaine de travail et illustré de pictogrammes dépeignant les rouages souvent pénibles de chaque procédure. Semaine 40, lundi : - J'avais oublié de te dire : tu as été nommé change manager. Tu pars demain en formation à Genève. Notez la forme impersonnelle " tu as été? " Le Directeur de la Performance Opérationnelle m'a arrêté dans le couloir pour m'annoncer la nouvelle comme s'il s'agissait d'un détail. Il ressemble aux consultants qui sévissent actuellement dans l'usine. Même look d'agent d'assurance. Même retenue dans le comportement. Un sourire d'hôtesse d'accueil. Le cadre modèle, sans aspérité, sans épaisseur, un cadre en deux dimensions. Pour lui, cette nouvelle est sûrement un détail. Il n'a personne à envoyer, alors il me missionne sous couvert d'une nomination bidon. Peu importe que je vienne de rentrer d'une formation sur Paris le jour même et que je doive repartir au pied levé. Si j'étais quelqu'un de normal, ma première réaction aurait été de faire part de mon vif agacement devant si peu de ménagement. Si peu de management. Mais il y a déjà bien longtemps que j'ai appris à ne plus réagir à chaud. Jamais. (?) A mesure que j'observe mes congénères, une question grandit dans mon esprit. Est-ce que je me fonds dans ce beau monde ? A quelle catégorie suis-je apparenté ? Seule vérité incontestable : du haut de mes 32 ans, je me sens sacrément jeune par rapport à la moyenne d'âge autour de la table. Avant 30 ans, c'est trop tôt, nous sommes encore de jeunes couillons n'ayant pas appris à la fermer. Après 37 ou 38, c'est trop tard : plus assez influençable, plus assez mobile, trop cher. (?) Le directeur de la performance démarre la réunion par une mind map. Ce terme peut évoquer quelque chose d'intelligent, mais en fait, il n'y a rien de plus bête. Il s'agit d'écrire un mot sur un paperboard ou un tableau et d'y noter tous les autres mots auxquels il vous fait penser. Le directeur de la performance écrit donc : PERFORMANCE (?) Dans chaque phrase, on utilise au moins deux ou trois abréviations dont j'arrive plus ou moins à deviner le sens. Sans surprise, on switch en anglais à tout bout de champ : on ne réduit pas, on stretch / on ne surveille pas l'heure, on timekeep / on n'a pas de données, on a des inputs / une machine n'est pas facile à utiliser, elle est user friendly. Dans le monde de la production, la plupart des concepts viennent du Japon (de Toyota, pour ne pas citer de marque). De fait, on parle aussi japonais, ce qui aboutit à des dialogues détonants que n'auraient pas reniés des clubbers sous ecstasy?
Saviez-vous que l'ombre du tilleul est bénéfique aux épileptiques ? Que certaines plantes se mettent à danser lorsqu'on leur fait écouter de la musique ? Ou encore que l'acacia faux-gommier peut modifier ses caractéristiques physiques pour se protéger des dangers ? Ce livre répond à toutes les questions que l'on pourrait se poser au sujet des arbres. On découvre leur histoire, leurs émotions, leurs motivations et leurs stratégies pour contrer certains animaux prédateurs. La lecture de ce petit guide illustré nous convainc de l'importance de les protéger et de les préserver afin de continuer à profiter des bienfaits qu'ils nous offrent. De manière à le faire dans le respect de chacun, l'auteur nous donne quelques pistes pour réapprendre à communiquer et vivre en harmonie avec les arbres qui nous entourent. Pour amener la nature au sein de notre maison, Stéphane Krebs propose également des conseils et des recommandations qui nous permettront de dépolluer nos intérieurs grâce à certains végétaux, ainsi qu'une sélection des meilleurs arbres à planter en terrasse, attique et jardin de ville.
Réformer l'école, refonder l'entreprise, transformer la société, voici les trois axes qui structurent le projet de société de Michel Hervé. Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'instauration d'une véritable démocratie concertative, construite sur la confiance entre les individus. Ce modèle n'est pas simplement politique, sa force est de pouvoir s'appliquer dans les entreprises, les écoles, les universités, les hôpitaux, les familles... Michel Hervé en fait l'expérience depuis plus de 40 ans, dans son groupe organisé sur un mode concertatif. Il propose de transformer radicalement les méthodes de management. Mais cette refondation interne des entreprises ne peut suffire en elle-même. L'école doit elle aussi évoluer, pour former des individus plus libres et plus créatifs. Collaboration, créativité, intelligence collective, pensée écologique : si ce cercle vertueux est enclenché, nous serons prêts pour une révolution de la confiance.
Résumé : Le nouvel esprit du salariat est une forme de mobilisation de la main-d'oeuvre favorisant l'avènement d'un travailleur autonome et responsable qui constitue le foyer central de diffusion de valeurs individualistes et méritocratiques qui irriguant l'ensemble de la société. Le pari de cet ouvrage est d'ancrer l'analyse du nouvel esprit du salariat dans l'étude empirique des évolutions des rémunérations. Il apparaît alors que ce qui est présenté par les employeurs comme un dépassement du salariat n'est en réalité qu'un déni du lien de subordination mis au profit des performances de l'entreprise et potentiellement risqué pour les salariés. Sous couvert d'établir des inégalités " justes ", le développement des primes variables génère ainsi de profondes injustices. L'enquête nous conduit auprès de populations hétérogènes : des non-diplômés jusqu'aux titulaires de bac+5, des employés jusqu'aux cadres supérieurs.
Résumé : Pour combattre la souffrance au travail, c'est l'organisation même du travail qu'il faut changer. Dans les écoles, chez les policiers ou les travailleurs sociaux, dans les usines ou les bureaux, chez les jeunes en situation de non-emploi, partout l'on assiste à une aggravation de la violence. Quel sens lui donner ? Peut-on la conjurer ? Comment se déclenche-t-elle ? Quelles sont ses conséquences ? Utilise-t-on les bonnes méthodes pour la traiter ? Issu des travaux de la Commission "Violence, travail, emploi, santé" dirigée par Christophe Dejours, ce livre montre à quel point l'organisation du travail est en cause dans la genèse de la violence sociale, et propose des voies d'action, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise, pour améliorer le "vivre ensemble".
Résumé : Deliveroo, Liber, Etsy, Foule Factory, etc. : autant d'applications et de plateformes en ligne qui prétendent bouleverser nos façons de consommer. Mais qu'en est-il de nos manières de travailler ? Plus qu'une innovation technique, les plateformes numériques apparaissent comme le lieu d'une redéfinition des règles du jeu en matière d'emploi et de travail. Entre marchandisation des activités de loisir et gratuité du travail, le "capitalisme de plate-formes" participe de l'émergence de formes renouvelées, voire exacerbées, de sujétion des travailleurs. Loin des idéaux d'une prétendue "économie du partage", assiste-t-on pas au déploiement de nouvelles dynamiques du capitalisme avancé ? A partir d'enquêtes sur les chauffeurs et livreurs, ou encore sur les chefs à domicile, cet ouvrage met au jour la tâcheronnisation des travailleurs et l'extension du domaine du travail, tout en analysant les résistances et les régulations de ces nouvelles activités.