Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La victime
Bellow Saul ; Rosenthal Jean
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070205837
Dans La victime, Saul Bellow raconte l'histoire d'un petit employé juif, Leventhal, qui travaille dans un magazine à New York. Sa femme, Mary, est partie voir sa mère dans le Sud, et il se trouve seul dans la grande ville écrasée de chaleur. Son neveu tombe gravement malade, et sa belle-soeur, en l'absence de son mari, fait appel à lui. Aux soucis familiaux s'ajoutent des préoccupations plus graves. Un certain Albee, qui l'avait présenté à son patron, le rend responsable de la perte de sa situation. Il poursuit Leventhal de sa rancoeur et s'estime lésé : la victime c'est lui. Mais la véritable victime, en fait, c'est peut-être Leventhal, l'homme moderne dépassé par les difficultés de la vie citadine, pourvu d'une famille abusive, en butte aux préjugés raciaux et désespérément seul en face de son destin absurde. Cette solitude n'est même pas compensée par la liberté, puisqu'il dépend de tous : de la société, de ses employeurs, de sa famille et des ennemis qu'il s'est involontairement créés. La victime a paru en 1947 aux Etats-Unis.
Tommy Wilhelm, juif américain de New York, âgé d'une cinquantaine d'années, se remémore une vie d'échecs successifs. Il a interrompu ses études pour commencer à Hollywood une carrière ratée; il s'est séparé de sa femme, apportant le malheur à celle-ci et à leurs enfants; il a perdu sa dernière situation par amour-propre. Poussé par la foule de Broadway dans une chapelle funéraire, alors qu'il est à la recherche de l'homme qui l'a berné, il trouve enfin, dans une sorte d'extase mystico-sentimentale, "la satisfaction du désir ultime de son c?ur". Telle est l'histoire qui donne son titre à ce recueil de nouvelles. Dans Un futur père, un Américain moyen qui se rend chez sa fiancée voit avec horreur dans son voisin de métro, bourgeois rose et suffisant, l'image du fils qu'il aura, s'il se marie. Il oubliera heureusement, en retrouvant l'élue de son c?ur, cette révélation cruelle. A la recherche de Mr. Green nous transporte à Chicago, au temps de la dépression, et, dans un univers kafkaïen, nous décrit les tribulations d'un professeur au chômage. Les manuscrits de Gonzaga nous emmène en Espagne, où nous assistons aux déceptions d'un Américain cultivé à la recherche de son poète préféré. Dans Le Démolisseur, un couple, chassé de son appartement par les démolisseurs, se trouve amené à remettre en question son bonheur. Les sujets et les milieux traités sont donc différents, mais les personnages se ressemblent et sont tous apparentés aux héros des premiers romans de Saul Bellow: êtres vaincus par la vie, à la recherche d'une vérité et, sous leurs dehors médiocres, profondément attachants. Il y a du Roquentin, on l'a dit, dans ces petits-bourgeois américains si peu conformes à l'idée que l'on se fait de leurs compatriotes, et si proches de leurs frères d'Europe.
Abe Ravelstein est un brillant professeur de l'université de Chicago et un homme qui se targue d'avoir formé tout ce qui compte dans le monde politique. Il a vécu sur un grand pied, largement au-dessus de ses moyens. Son ami Chick, le narrateur, lui a suggéré d'exposer sa philosophie politique dans tin livre destiné au grand public. A sa propre surprise, Ravelstein le fait et devient millionnaire. Durant un séjour à Paris destiné à célébrer ce succès, Ravelstein suggère à son tour à Chick d'écrire un livre star lui et tous deux échangent des pensées sur la mort, la philosophie et l'histoire, les amours et les amis, et des anecdotes dit passé. L'humeur s'assombrit à leur retour dans le Midwest et Ravelstein succombe au sida tandis que Chick lui-même frôle la mort de peu. Le dernier roman de Saul Bellow est un voyage, tantôt sombre, tantôt férocement drôle, à travers l'amour et la mémoire, c'est un hymne à l'amitié et à la vie.
Résumé : " Saul Bellow est l'un des virtuoses de cet art acide et gai, tragique et rigolo qui jongle avec les complexes, les frustrations, les gaffes et les combines... Le bonheur chez Saul Bellow, c'est que son talent d'écrivain correspond exactement à ses inspirations et à son propos. Une écriture pointue, bariolée, nette mais jamais sèche, qui enlève la métaphore et la phrase dans un coup de cymbales ".
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.