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Etats d'images. Instants et intervalles
Bellour Raymond ; Mah Sérgio
MIMESIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9788869763977
L'exposition Etats d'images - Instants et intervalles (2005) a été un jalon important dans l'évaluation des rapports entre le mouvement et l'immobilité des images, saisis ici entre leurs deux bords extrêmes : la photographie et le film. Conçues par des artistes de renommée internationale, les douze installations qui en composaient le corps ménagent une gradation subtile entre ces deux bords. Ce sont autant d'impressions subtiles que les auteurs des textes consacrés à chacune des douze oeuvres composant l'exposition ont eu à charge d'évaluer. Trop longtemps demeuré inédit, ce catalogue vient ainsi reprendre la place qui aurait dû être la sienne dans l'histoire mouvementée des images. Raymond Bellour est directeur de recherche honoraire au CNRS. Parmi de nombreux ouvrages consacrés à la littérature et au cinéma, les deux volumes de L'Entre-Images (1990, 2020) et La Querelle des dispositifs (2012) développent une évaluation entre les différents régimes d'images. Commissariat d'expositionsâ? : Passages de l'image (1990, avec Catherine David et Christine Van Assche), Thierry Kuntzel, Lumières du temps (2006), Thierry Kuntzel-Bill Viola. Deux éternités proches (2010), Chris Marker (2018, avec Christine Van Assche et Jean-Michel Frodon). Sérgio Mah est commissaire d'expositions et professeur à la Faculté des Sciences sociales et humaines de l'Universidade Nova de Lisboa. Il a été commissaire de la représentation officielle du Portugal à la 54e Biennale d'art de Venise (2011) et à la 16e Biennale d'architecture de Venise (2018). En 2023, il a pris ses fonctions de directeur adjoint du MAATA - Musée d'art, d'architecture et de technologie de Lisbonne.
Résumé : A Copenhague, l'hiver, à l'occasion d'un congrès, Michel Cordier rencontre EIse Gerstein. L'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre est liée à la fascination d'un décor : c'est à travers les parcs enneigés, dans la géométrie brumeuse de la ville, devant les tableaux du musée qu'ils se découvrent peu à peu. "L'époque a fait de nous des rêveurs", écrit Michel. Tout rêveur regarde, le rêve est image. Plus qu'une histoire d'amour, c'est donc une description de l'amour où la passion se donne à elle-même en spectacle. Sentiments, souvenirs, photographies, peintures, c'est tout un pour l'oeil exercé du rêveur que visite le démon de l'analogie. Aussi bien la séparation favorise-t-elle double réflexion : tandis qu'à Paris, Michel s'efforce en vain de cerner un visage, une Else, de retour à Munich, dans sa maison, auprès de sa fille, raconte les menus incidents de sa vie quotidienne dans ses lettres. L'été, Else et Michel se retrouvent en France pour deux semaines. Plus tard, EIse demande à Michel de venir la revoir à Munich. Mais Michel se dérobe. Et quand il aura l'occasion d'aller la retrouver, c'est elle qui cette fois renoncera au rendez-vous de Copenhague.
Résumé : De 1980 à 1995, Raymond Bellour a écrit des articles sur le plupart des livres d'Hervé Guibert dans le Magazine littéraire - un accompagnement critique d'un discernement exceptionnel, rare à l'égard d'un jeune auteur. Bellour avait rencontré Guibert, âgé de dix-sept ans, lorsque ce dernier présentait le concours d'entrée de l'Institut des hautes études cinématographiques, auquel il échoua. Un rapport amical fait d'admiration s'ensuivit, dont ces articles gardent la trace. La présente édition est enrichie d'une préface inédite de Raymond Bellour.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
L'importance exceptionnelle que les différentes formes de religion ont eu dans l'histoire de l'humanité est tout à fait étonnante. Au lieu de concentrer leur attention sur la situation existentielle en tant que dimension vécue dans le présent, les êtres humains ont cherché le plus souvent à expliquer son sens dans la référence à l'au-delà. La raison de cette tendance semble avoir été dictée surtout par le fait que pour l'être doué de conscience de soi la mort est impensable, inacceptable. Ce texte analyse le problème de la recherche d'un sens ultime, qui de fait apparait inatteignable, comme le montrent les expériences des grands philosophes de la modernité ayant souligné les limites de la pensée et du langage. Toutefois le message évangélique du Christ garde toute sa validité en tant que mystère de l'anéantissement de Dieu dans l'amour.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.