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Terres, territoires, ressources. Politiques, pratiques et droits des peuples autochtones
Bellier Irène
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343055435
La reconnaissance de droits territoriaux, l'usage et la protection des ressources naturelles, le rapport à la terre occupent une place centrale dans les revendications des peuples autochtones. Ces problématiques furent au coeur de la négociation de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée en 2007. Bousculés par l'avancée des fronts de colonisation liés à la réalisation de grands projets d'infrastructures, perturbés par l'intensification des activités minières et agro-industrielles ou par la mise en place de réserves écologiques sur leurs territoires, face à l'Etat mais trop souvent sans disposer d'une citoyenneté pleine et entière, les peuples autochtones peuvent-ils connaître un "développement" compatible avec le respect des droits humains ? Cette question qui s'adresse à l'ensemble du monde, sans distinction de race, de genre ou de confession, concerne précisément ces populations qui tirent subsistance de la terre et dont la fragilité des situations juridiques accentue la vulnérabilité. Ce livre a été conçu à partir d'un atelier international, financé par le Conseil européen de la recherche et organisé par l'équipe SOGIP (ERC 249236) qui travaille sur les échelles de la gouvernance reliant les Nations unies, les Etats et les peuples autochtones, et sur les sens de l'auto-détermination à l'heure de la globalisation. Amorcé par une réflexion sur le lien entre "terres", "territoires" et "ressources" qui a été établi par les négociateurs du droit et que les ontologies autochtones éclairent, le livre aborde trois grandes problématiques. La première traite des droits fonciers et territoriaux, du besoin d'une sécurité juridique et de la relation à la terre, la deuxième questionne la place de l'humain dans les projets de développement ou de protection de l'environnement, la dernière se penche sur les enjeux miniers. Des anthropologues, des géographes, des juristes, des leaders autochtones, des politistes offrent ici un tour d'horizon de ces problématiques dans une quinzaine de pays et cinq continents, comme pour un précédent ouvrage portant sur les enjeux de la reconnaissance pour les peuples autochtones, paru dans cette même collection.
La Géorgie a longtemps occupé une place stratégique entre les empires russe, ottoman et iranien et joue aujourd'hui un rôle clé dans les relations de l'Europe et de l'Asie. Cet ouvrage analyse le rôle de la Géorgie dans les relations culturelles, politiques et économiques de la Perse / Iran et de l'Europe, spécialement au XIXe siècle. Il tente d'apporter un nouvel éclairage sur quelques pages de l'histoire de la Géorgie et de l'histoire de la ville de Tiflis / Tbilissi, histoire qui illustre les crises et les dynamiques du temps présent. Biographie de l'auteur Irène Natchkebia est titulaire d'un doctorat de Géographie économique de l'université de Tbilissi et habilitée à diriger des recherches en Science historique. Au sein de l'Institut d'Etudes orientales de Tbilissi elle a centré ses recherches sur la Perse et sur les relations franco-iraniennes du début du XIXe siècle. Elle a publié plusieurs articles et deux ouvrages sur ce thème. Elle est aujourd'hui membre du Conseil Académique de l'Institut G. Tsérétéli de Tbilissi, du Comité scientifique des recueils Orientalist et Perspective-XXI et membre associé de l'UMR "Mondes iranien et indien" à Paris. Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire. Titulaire d'un doctorat de Langues et Civilisations orientales (Histoire de l'Iran) de l'université de Paris III, elle consacre ses recherches à l'Iran des XIXe et XXe siècles, en particulier aux relations de la France et de l'Iran et à l'histoire des Assyro-Chaldéens d'Iran. Elle a publié France-Iran, quatre cents ans de dialogue et, en collaboration avec Georges Bohas, Les Assyriens, du Hakkari au Khabour. Elle est membre de l'UMR "Mondes iranien et indien" à Paris.
Madi, le petit lionceau, n'aime pas avoir sa couche mouillée. Mais le pot, il ne sait pas à quoi ça sert. Ses amis vont lui expliquer et Madi sera fier d'aller sur le pot comme un grand.
Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DDPA), un document de haute valeur symbolique et morale destiné à réparer les situations de marginalisation et de discrimination dans lesquelles ont été plongées les sociétés et les personnes autochtones du fait de la colonisation et de la construction de l'Etat moderne. Cette déclaration de droit international a une portée universelle, elle étend le domaine des droits humains et reconnaît des droits collectifs à côté des droits individuels. Mais elle ne s'applique directement dans aucun des Etats de la planète et l'on observe des situations très variées, marquées par l'histoire et par l'actualité, de reconnaissance, de déni, de violation des droits fondamentaux ou environnementaux. Réalisé à partir d'une étude menée sur plusieurs années aux Nations unies et dans une dizaine d'Etats sur quatre continents, ce livre explique ce que sont les droits consacrés par la DDPA et les interprétations auxquelles ils donnent lieu au sein des systèmes régionaux de droits de l'homme. Il situe les contextes politiques et juridiques de nombreux peuples autochtones, et ouvre la réflexion sur les conditions de mise en oeuvre de normes protectrices et ambitieuses. Si le cadre international, la méthode comparative, les collaborations interdisciplinaires conduisent à saisir le sujet sous les différentes facettes qui démontrent l'étendue de sa complexité, l'analyse proposée permet, elle, d'envisager les moyens d'avancer en termes de respect des différences culturelles et d'inclusion sociale ou économique. Au fil de trois parties, le lecteur pourra prendre connaissance du cadre juridique international puis se plonger dans les dynamiques politiques et les situations des peuples autochtones, en Argentine, en Australie, en Bolivie, au Botswana, au Chili, en Guyane française, en Inde, au Mexique, en Nouvelle-Calédonie et en Namibie. Afin de comprendre au mieux comment les droits des peuples autochtones sont visés ou négligés dans les dispositifs étatiques, l'étude propose une lecture qui repose sur trois catégories de droits : la première est relative à l'espace politique de la gouvernante, de la participation et de la citoyenneté, la deuxième au rapport à la terre, aux territoires et aux ressources naturelles, la troisième aux droits culturels, économiques et sociaux.
De nombreux mécanismes internationaux sont censés garantir un droit à l'éducation pour chacun. Cependant, les peuples autochtones sont partout en lutte pour trouver une place et une voix, dans les systèmes éducatifs qui sont dessinés par les institutions dominantes pour les populations majoritaires. Certes l'éducation formelle peut donner accès aux compétences requises pour faire partie d'une société, travailler et participer à l'espace public, mais cette éducation-là est aussi associée à la disparition des cultures et des langues autochtones comme à la désuétude des savoirs traditionnels. L'éducation représente ainsi un immense paradoxe. Partout dans le monde, les peuples autochtones se sont mis à réfléchir à l'éducation qu'ils souhaitent pour leurs enfants et à produire des savoirs sur leur propre société. Ils mettent en place des écoles et des centres d'apprentissage à l'intérieur des communautés résidentielles. Ils proposent des approches alternatives à l'éducation nationale et s'appuient sur les langues maternelles, sur les cultures locales. Ils mobilisent des stratégies autonomes de transmission des savoirs et promeuvent leurs systèmes de valeurs. Quel type d'approche produit les meilleurs résultats pour les peuples autochtones ? Nous ne cherchons pas à mesurer cela en termes de succès à l'école tels que le montrent le taux de fréquentation par les garçons ou les filles, la longueur du cursus ou le nombre de diplômes obtenus. Nous plaçons l'éducation au centre d'un projet plus complet qui prend en compte la question des opportunités économiques comme celles de l'accès aux ressources et de la survie culturelle et linguistique, ou encore celle de la nature des relations au sein de la communauté et avec le reste du monde. Cela nous conduit à demander simplement : comment l'éducation peut-elle mieux préparer les autochtones à exercer leurs droits ? Dans cet ouvrage, des anthropologues, des praticiens de l'éducation, des leaders autochtones, des politiciens examinent le rôle de l'éducation à l'aune des efforts que fournissent les peuples autochtones pour obtenir une reconnaissance politique, défendre leurs droits fondamentaux et maintenir vivants leurs langues, leurs cultures et leurs systèmes spécialisés de savoirs et de compétences.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.