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Autour de Louise Colet. Femmes de lettres au XIX8 siècle
Bellet Roger
PU LYON
9,91 €
Épuisé
EAN :9782729701512
... je ne te sais nul gré de faire de beaux vers. Tu les ponds comme une poule les oeufs, sans en avoir conscience (c'est dans ta nature, c'est le bon Dieu qui t'a faite comme ça)". G. Flaubert à Louise Colet, 18 décembre 1853 "Ce poème ("La Servante") est une mauvaise action, et tu en as été punie, car c'est une mauvaise oeuvre (...) tu as fait de l'art un déversoir à passions, une espèce de pot-de-chambre où le trop-plein de je ne sais quoi a coulé. Cela ne sent pas bon. Cela sent la haine". G. Flaubert à Louise Colet, 9-10 janvier 1854 "Il ne faut se fier aux femmes (en fait de littérature) que pour les choses de la délicatesse et de la nervosité. Mais tous ce qui est vraiment élevé et haut leur échappe (...) En résumé, ne t'en rapporte jamais à ce qu'elles diront d'un livre". G. Flaubert à Ernest Feydeau, 11 janvier 1859.
Jules Vallès (1832-1885) aura été fidèle à son " serment " : il aura eu une vie prodigieusement remplie. Victime de son enfance, il n'a pas vécu en victime. Sans cesse, dans les moments dramatiques, qui n'ont pas manqué, et dans les autres, il a choisi sa vie. Il a mené une existence intense, toute de lutte _ de lutte contre : contre son temps, contre ce qui va de soi, ce qui se pense et se dit, contre ce qui empêche un homme de se dire et de le dire aux autres. Cette lutte contre ne pouvait aller, chez Vallès, sans un assentiment, une aspiration à autre chose ; sans une affirmation intérieure, tacite et forte. Quand il combat l'enfance malheureuse, battue ou martyre, quand il dit non à la fatalité de ce sort-là, c'est parce qu'il croit avoir vu d'autres enfances et parce qu'il rêve d'autres enfances possibles. L'Enfant est un récit et une projection d'enfance et, Vallès l'a dit, surtout un combat pour le droit : pour les droits imprescriptibles de l'enfant, pour le droit de l'enfant au bonheur. Ce combat est une constante de la vie de Vallès : on le trouve, écrit, avant la Commune, pendant la Commune, après la Commune. Roger Bellet, docteur ès lettres, professeur émérite à l'Université de Lyon II, y a dirigé un Centre de Recherches " Littérature et Idéologies au XIXe siècle ". Spécialisé dans la presse et la littérature française au XIXe siècle, il est fondateur en 1984 de l'Association et de la Revue Les Amis de Jules Vallès et a publié l'édition de Jules Vallès à la Bibliothèque de la Pléiade.
Résumé : Voici le texte de 4e pour Le temps d'un souffle je m'attarde : En 1966, Roger Zelazny imagine un ordinateur tout-puissant qui rêve de devenir humain. Par ailleurs, une libraire m'a indiqué que le texte de 4e pour Nos vies valent plus que leurs crédits sur Médialog n'était pas le bon (il est affiché le texte de 4e du livre Changer le monde par les femmes). Je ne sais pas si vous pouvez vérifier ? je n'ai pas d'accès à Médialog de mon côté.
Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s'emparent de Paris, il devient maire du XIXe arrondissement. Le lendemain de l'insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son journal, Le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, après L'Enfant et Le Bachelier, l'auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l'action, au milieu des morts et des blessés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scènes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut, épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant: "J'ai beaucoup souffert."
Gonzalès Jacques ; Pitte Jean-Robert ; Bellec Fran
A quoi sert la Géographie ? Fondée le 15 décembre 1821 par 217 personnalités dont beaucoup ont participé à l'expédition d'Egypte de Bonaparte, la Société de Géographie souhaite " concourir aux progrès de la géographie " grâce à des membres très divers qui forment une assemblée de diplomates, marins, militaires, politiques et savants. Parmi eux Gay-Lussac, Cuvier, les frères Champollion, Chateaubriand, Dumont d'Urville, Freycinet, le prince héritier Christian Frédéric du Danemark, et Humboldt, considéré comme l'un des plus grands géographes de tous les temps. Tout au long du XIXe siècle la Société rayonne grâce aux explorations qu'elle organise et subventionne sur tous les continents et sur océans, aux expositions universelles organisées à Paris auxquelles elle contribue et à la réputation de ses présidents comme Ferdinand de Lesseps ou de ses membres tels Jules Verne, Alexandra David-Néel, le Prince Albert Ier de Monaco ou Charcot et André Gide au début du XXe siècle. Le bilan de la Société raconté dans ces pages par Jacques Gonzales, actuel secrétaire général de l'institution, est extrêmement riche. Elle a participé à la constitution d'une cartographie quasi complète des continents, des mondes sous-marins et souterrains et dispose de collections de documents iconographiques exceptionnels aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale de France. Près de 300 documents sont ici présentés, témoignages de cette volonté de décrire la Terre et d'écrire le Monde. Grâce à son action de pédagogie et de diffusion de la connaissance, la Société de Géographie, qui fête son bicentenaire en 2021, reste un acteur majeur aujourd'hui encore. En effet, les géographes peuvent éclairer de leur savoir les débats sur l'évolution de l'environnement, sur le devenir des pôles, sur l'avenir démographique de la planète, sur les solutions à envisager en matière de ressources énergétiques. La pensée géographique n'est pas en voie d'extinction et elle doit faire encore rêver. C'est ce feu qui animera la Société de Géographie pour encore longtemps.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.