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Paul Bocuse. L'épopée d'un chef
Belleret Robert
ARCHIPEL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782809825695
Pour tous les cuisiniers, Paul Bocuse (1926-2018) était un saint patron, un parrain, un "chef". Héritier d'Escoffier, de Fernand Point et de la Mère Brazier, il a fait de son nom un synonyme d'excellence, y compris auprès de ceux qui n'ont jamais cassé la croûte de sa soupe aux truffes ou savouré sa volaille de Bresse en vessie. En magnifiant l'art culinaire, il a transformé les cuisiniers, confinés dans leurs arrière-salles, en stars. A son savoir-faire incontesté, il a su ajouter le faire-savoir, avec un sens inné du marketing. D'un modeste hôtel-restaurant avec nappes en papier et couverts en inox, il a fait un trois étoiles qu'il a su conserver plus d'un demi-siècle, avant de créer les " Bocuse d'or ", Jeux olympiques de la cuisine, et de partir à la conquête du monde, de la Floride au Japon où il est devenu une icône. Un triomphe qui doit à son enracinement dans le terreau lyonnais et à un certain art de vivre. Pour raconter l'épopée du sauvageon des bords de Saône devenu "primat des gueules" et cuisinier du siècle, Robert Belleret a enquêté auprès des grands chefs, des "équipiers" et des proches de " Monsieur Paul ". Derrière l'homme, aussi simple et timide qu'extravagant et facétieux, c'est toute l'histoire de la grande cuisine française qui se profile.
Dans ces mémoires d'un jeune homme dérangé, Robert Belleret livre un itinéraire d'adolescent glandouilleur, fauché, timide mais exalté, tout au long des années soixante. De l'entrée au lycée à l'embauche dans un journal, en passant par la case caserne et les boulots de gratte-papier indocile, Sixties se lit comme un roman de formation. Le music-hall, le Livre de poche et le septième art ayant constitué les universités de l'auteur, Aznavour, Hemingway, Godard, Bébel et B.B., les Beatles et les Stones, Léaud et Léo et tant d'autres "maîtres" figurent au générique de ce cinéroman constamment irrigué par le cinoche - celui qu'on regarde avec les yeux et celui qu'on se fait dans sa tête. Sans jamais se donner le beau rôle dans ses tribulations d'acteur anonyme - virées entre copains, amitiés fondatrices, élans amoureux chaotiques, premiers baisers, errances banlieusardes et voyages au bout du monde -, Belleret est aussi le témoin attentif de l'ère des ruptures où de Gaulle et les deux K (Khrouchtchev et Kennedy) dominent le paysage. Il brosse ainsi la chronique, juste, drôle et trépidante d'une époque - du yé-yé triomphant à la grande chanson française, du dernier flot des westerns à la Nouvelle vague, du rock à la pop, des scoubidous aux minijupes, de la sale guerre d'Algérie au joli mois de mai - dont l'image n'est pas près de se ternir
La traversée avait été superbe. Ce serait donc enchantement que d'imaginer les premiers cercles des cabarets, de revivre les célébrations intimes de Bobino et les grandioses embrasements libertaires de la Mutualité, de retourner à l'Alhambra, à l'Olympia, au Déjazet, à l'Opéra-Comique, dans tant d'autres salles encore bruissantes de concerts inoubliables. Avec pour bagages près de trois cents chansons magiques, du Flamenco de Paris à Franco la Muerte, de Graine à ananar à Et basta!, de Paris Canaille à C'est extra, du Temps du tango à Avec le temps, de La Vie moderne à Il n'y a plus rien, de L Etang chimérique à La Mémoire de la mer. Et quelle promenade de mettre ses pas dans ceux de l'homme Ferré, de Monaco au Quartier latin, de Bordighera à Saint-Germain-des-Prés, du boulevard Pershing à l'îlot Du Guesclin, du château de Perdrigal à l'ermitage de Toscane. (...) Une vie de rires et de larmes, de mouise et de gloire. Une vie d'artiste..." - Robert Belleret (Extrait de la préface.)
Jean Ferrat est-il en train de devenir une légende? C'est son histoire, vie et oeuvre mêlées, que Robert Belleret raconte comme il l'avait fait pour Léo Ferré en écrivant « la » biographie de référence (Une vie d'artiste, Actes Sud, 1996). En suivant pas à pas la trajectoire de Jean Tenenbaum, devenu Jean Ferrat, l'un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus marquants du demi-siècle écoulé, il s'efforce de ne laisser dans l'ombre aucune des périodes de sa vie, du cocon familial de Versailles à l'épanouissement social et festif d'Antraigues - en passant par Paris et Ivry-sur-Seine - ni aucune des facettes de sa personnalité, aussi complexe qu'attachante, parfois paradoxale. Réservé, voire secret, ce Jean des colères et des émerveillements était aussi un camarade qui aimait rire. Mais pas avec n'importe qui.Sur la déportation de son père joailler, Mnacha Tenenbaum, disparu dans la nuit d'Auschwitz, sur son vécu tourmenté de l'Occupation, ses passions d'adolescent, ses années d'apprentissage et d'études, en chimie, la galère formatrice des cabarets de la rive gauche, la glorieuse épopée de l'artiste de music-hall, censuré à la télévision mais plébiscité par l'audimat, l'auteur engagé et parfois enragé, le compagnon de route, fidèle mais critique, des communistes, l'auteur a recueilli une somme de témoignages et de documents souvent inédits.
Résumé : Pour les 10 ans de la disparition de Jean Ferrat, les éditions de l'Archipel remettent en avant sa biographie de référence, écrite par Robert Belleret. Du cocon familial de Versailles à la maison de pierres d'Antraigues, voici la biographie d'un homme debout et fraternel, vie et oeuvre mêlées. Robert Belleret n'a laissé dans l'ombre aucune facette d'une personnalité complexe. Réservé, voire secret, artiste engagé et parfois enragé contre l'injustice, le formatage des esprits, le star-system, l'arrogance des puissants, Jean Ferrat (1930-2010) était aussi un hédoniste qui aimait rire et jouer... Comment l'obscur gratteur de guitare est-il devenu l'auteur et mélodiste inspiré de " Nuit et Brouillard ", " La Montagne ", " Ma France " et quelque deux cents chansons inoubliables ? Comment l'homme fragile a-t-il affronté les tensions de la scène ? A quel point a-t-il été influencé par Aragon ? Pourquoi n'a-t-il jamais foulé la terre russe de ses ancêtres ni avant ni après avoir tiré " Le Bilan " du stalinisme ? Quel fut son quotidien, au côté de Christine Sèvres puis de Colette, sa seconde épouse ? Sur la déportation à Auschwitz de son père, Mnacha, ses années d'Occupation, puis d'apprenti étudiant en chimie, la galère des cabarets, l'épopée du chanteur de music-hall, censuré à la télévision mais plébiscité par l'audimat, le compagnon de route, critique, des communistes, ce livre - la biographie de référence - dévoile témoignages et documents inédits. " L'image d'un homme debout jusqu'à son dernier souffle. Cette biographie se dévore comme un roman. " (Gala) " Très fouillé et passionnant. " (L'Humanité) " Une biographie inégalée. " (Le Figaro)
Le conte de fées est connu : en 1980, lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. C'est le début de leur collaboration artistique, qui se poursuivra en une idylle fusionnelle. Grâce à lui, Céline, à 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès : Céline enregistre la musique originale du film Titanic, qui devient un succès international ; elle remplit les salles de concert grâce aux tournées qu'elle fait à travers le monde, collectionne les récompenses... Dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. D'autant que le diagnostic tombe dès 1998 : René a une tumeur. Quand la santé de René décline, Céline, suspendant concerts et enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur début 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, René-Charles, Nelson et Eddy, reprend la route : The show must go on. Elle en avait fait le serment à René.
Inspiré par Bob Dylan et Leonard Cohen, Francis Cabrel, né à Agen en 1953, chante depuis quarante ans l'attachement à la terre des ancêtres, l'amour éternel, l'injustice sociale, l'écologie. Son retour aux sources d'inspiration des chanteurs artisans, sa défense des valeurs humanistes essentielles, qui dans sa voix exhalent les parfums des vents du Sud, lui ont valu un succès phénoménal et le statut de poète-musicien. Pourtant, sa notoriété - l'album Samedi soir sur la terre (1994) demeure à ce jour le plus vendu en France -, est inversement proportionnelle à ce que l'on sait de l'homme. En effet, si ses chansons sont gravées dans l'inconscient collectif - "Je l'aime à mourir", "L'encre de tes yeux", "Sarbacane" - chacun ignore le visage intime de cet artiste discret, dissimulé derrière sa légende. Cette biographie, nourrie de nombreux témoignages de proches et collaborateurs, explore toutes les facettes de l'homme, du chanteur, et du citoyen engagé.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.