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QUAND L AMOUR ET L ETAT RENDENT AVEUGLE
BELLEAU HELENE
PU QUEBEC
16,04 €
Épuisé
EAN :9782760533097
Un peu plus du tiers des personnes vivant en couple au Québec sont en union libre, soit la plus importante proportion de conjoints de fait au Canada, mais aussi au monde. Comment expliquer ce phénomène ? Paradoxalement, le Québec est aussi la seule province canadienne n'ayant pas procédé à un encadrement légal de l'union libre. Cet essai vise à éclairer, d'un point de vue sociologique, l'augmentation des unions conjugales en marge du droit en présentant le point de vue des couples. Les transformations récentes dans les relations économiques entre conjoints ont contribué à mettre à l'avant-scène l'idéal de l'amour, l'autonomie et l'égalité de chacun dans la vie à deux. Or le droit, au contraire, convie les conjoints à l'anticipation d'une éventuelle rupture et à la froide rationalité du contrat comme instrument de protection. Ce contexte particulier, doublé des messages contradictoires du législateur, ont contribué à l'émergence du mythe du mariage automatique, soit la croyance, très répandue dans la population, qu'après quelques années de vie commune ou la naissance d'un enfant, l'État assimile les conjoints de fait aux couples mariés. Présent aussi au-delà des frontières du Québec, ce mythe témoigne plus fondamentalement d'un écart normatif qui s'est immiscé dans les dernières années entre les normes conjugales contemporaines et celles qu'édicte le droit.
Pizelle Jean-Paul ; Belleau Romain ; Viard Georges
Le 17 mai 1642, les Champenois Jeanne Mance et Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, débarquent dans l'île déserte de Montréal pour fonder Ville-Marie. Le sieur de Maisonneuve dirige un groupe de colons chargé de la formation d'un établissement destiné à la conversion des Indiens. La conception de ce projet revient à Jérôme Le Royer de la Dauversière, de La Flèche en Anjou. Jeanne Mance, désireuse de se consacrer aux missions en Nouvelle-France, se joint à cette aventure. Elle est chargée "du dedans" , et en particulier de fonder un nouvel hôpital dans la colonie, fondation financée par une bienfaitrice généreuse, Madame de Bullion. Que de chemins parcourus pour la Langroise née en 1606, ni mariée, ni religieuse, ni fortunée, à la santé fragile ! Que de chemins parcourus ensuite pour consolider la ville, y fonder et faire vivre l'Hôtel-Dieu, jusqu'à son décès en 1673. Jeanne Mance est la seule des fondateurs de la ville à y être restée jusqu'à sa mort, après avoir traversé six fois l'Atlantique. Depuis 1962, plus aucun travail biographique historique d'importance sur Jeanne Mance n'a été publié. Comme le souligne Georges Viard dans sa préface : "Voici donc une biographie nouvelle, enrichie de très nombreux apports documentaires nouveaux. Les archives haut-marnaises et parisiennes ont en effet livré de belles moissons qui ont permis de renouveler plusieurs chapitres de la vie de Jeanne, notamment durant sa période langroise". L'oeuvre de Jeanne Mance a été largement réévaluée depuis une vingtaine d'années. Ainsi, en 2012, la Ville de Montréal a déclaré Jeanne Mance fondatrice à l'égal de Paul de Chomedey de Maisonneuve, et, en 2014 l'Eglise catholique l'a proclamée "Vénérable" . Deux membres parrainés par l'association Langres-Montréal, Jean-Paul Pizelle et Romain Belleau, se sont associés pour la réalisation de ce livre, le premier s'intéressant surtout à la vie de Jeanne avant son départ pour les Amériques, le second se penchant essentiellement sur sa période québécoise.
Qui ignore encore l'oeuvre du poète se devra de s'immerger dans l'esprit de la Pléiade dont il fut l'un des immortels protagonistes avec ses vers. Remy Belleau, né à Nogent le Rotrou en 1528 et mort à Paris en 1577, traduisit avec un lyrisme léger, mais fidèle la poésie grecque (Odes d'Anacreon, Ode à l'Aimée de Sappho), avant d'offrir à la postérité ses propres travaux célébrant fleurs, fruits, pierres précieuses, animaux dans ses "Petites Inventions". Mais c'est en 1565 que son talent passera à la postérité, avec sa Bergerie : une oeuvre plus intime, érotique... L'ouvrage reproduit ici, fort recherché par les connaisseurs, porte bien son nom. Le Livre d'Or célèbre et rend hommage au poète de Nogent le Rotrou en levant le voile sur sa vie, et sur son univers.
Résumé : Le principe d'égalité des sexes a redéfini la relation conjugale. La hiérarchie mari, femme et enfants a fait place à une relation contractuelle où homme et femme sont tous deux des sujets indépendants et libres de leur engagement. L'évolution des règles juridiques entourant ces nouvelles trajectoires familiales semble souvent ignorer les asymétries qui traversent la réalité des arrangements noués au sein des couples, comme les transactions à l'oeuvre à la suite des séparations. Aussi, des chercheurs de la France, de la Belgique, de la Suisse et du Québec ont été amenés à développer une réflexion commune autour de la notion de "solidarité conjugale" en étudiant les normes et usages de l'argent et des biens de ces solidarités. Comment la solidarité conjugale s'exprime-t-elle à travers le droit et son évolution ? Comment se dessinent aujourd'hui les relations économiques, matérielles et patrimoniales qui traversent les transactions intimes ? A l'heure de l'"individualisation" des relations familiales, interroger le couple sous l'angle des solidarités conduit à souligner l'importance des liens d'interdépendance noués entre conjoints et permet de réinterroger les rapports de genre, en liant l'analyse des pratiques et des choix privés et celle de la dimension institutionnelle de la vie conjugale.
Le mouvement indien au Brésil est un miracle. Avec plus de 230 peuples différents, certains avec des populations de quelques dizaines d'individus à peine, et près de 125 langues différentes parlées sur un territoire grand comme 15 fois la France, la fragmentation culturelle, linguistique et géographique aurait dû entraver l'émergence de mobilisations et d'organisations panindiennes. Le contraire s'est produit : les Indiens du Brésil se sont durablement installés sur l'espace politique et il existe aujourd'hui plus de 200 ONG indigènes. Sans ignorer les Indiens les plus visibles de la scène interethnique, notamment les Kayapo et leur "mise en spectacle" de l'indianité, cet ouvrage offre une plongée dans les coulisses des mobilisations indiennes et de leurs alliés missionnaires et anthropologues. Il situe l'historicité de la représentation politique, de l'organisation formelle, et de la délégation de mandat dans la capacité d'appropriation et d'action des Indiens. Parce que le répertoire d'action collective indigène ne contenait pas d'entrée pour l'organisation bureaucratique, on a longtemps cru que les Indiens ne pouvaient s'approprier que des structures mobilisatrices qui leur ressemblaient, un présupposé culturaliste qui nie la capacité d'action et oublie le caractère fluide de la culture. Les Indiens se sont appropriés le modèle de structure mobilisatrice le plus apte à porter leurs projets. Ce sont les formes de représentations et de mobilisation les plus bureaucratiques et les moins traditionnelles qui se révèlent les plus aptes à mobiliser les bases indiennes et de "peser" sur les politiques et les institutions brésiliennes et transnationales. Les Indiens, en s'appropriant une modernité qu'ils n'auront connue que tardive, l'indianisent, au grand regret d'alliés autrefois épris d'authenticité. Penser le mouvement indien au Brésil comme un tout alors que la raison anthropologique se disperse sur une myriade d'univers ethnologiques : tel est donc l'objectif d'un ouvrage qui allie la sociologie américaine des mouvements sociaux, encore trop peu utilisée en France, à l'anthropologie. Il fait dialoguer entre eux sociologues et anthropologues, Charles Tilly et Marshall Sahlins, Sidney Tarrow et Viveiros de Castro. Il donne en outre une place significative aux auteurs brésiliens.
Caroline Bouchard, Ph D, est psychologue du développement de l'enfant, professeure agrégée et chercheuse au Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval. Elle enseigne notamment au baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, bien qu'elle ait déjà donné des cours dans le cadre de la formation initiale et continue auprès d'éducatrices, du personnel responsable de la pédagogie et de gestionnaires en services de garde pendant cinq ans à l'Université du Québec à Montréal. Nathalie Fréchette, M Ps, en psychologie, est professeure au Département de psychologie au Collège Édouard-Montpetit où elle enseigne, entre autres, le développement de l'enfant aux étudiantes du programme de techniques d'éducation à l'enfance.