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La folie Pastré
Bellamy Olivier
GRASSET
18,10 €
Épuisé
EAN :9782246820239
Lily ? Lily Pastré ? La Lily Pastré ? Célèbre auprès des mélomanes pour avoir été à l?origine du Festival d?art lyrique d?Aix-en-Provence, la comtesse Pastré (1891-1974) a été bien plus qu?un riche mécène. Voici le récit de la vie d?une grande excentrique, d?une grande généreuse, d?une grande amie des artistes, des années folles aux Trente Glorieuses en passant par le tourbillon de la Deuxième Guerre mondiale.Née à Marseille, héritière des célèbres apéritifs Noilly Prat, elle épouse un aristocrate et vit à Paris dans un entre-deux-guerres tourbillonnant de fêtes et de concerts. Sa passion première, c?est la musique. Elle est l?amie des plus grands compositeurs et interprètes du moment. Dans sa villa du sud de Marseille, elle reçoit des personnalités aussi diverses que Christian Bérard et Édith Piaf, Luc Dietrich et André Masson. Pendant la guerre, au risque de sa vie, elle cache et aide des musiciens juifs, tels Clara Haskil et Darius Milhaud, les sauvant d?une mort certaine. Elle apporte son soutien à l?Américain Varian Fry, qui a arraché des milliers de vies à l?occupant nazi.Dilapidant son immense fortune en transformant son domaine en une Villa Médicis du sud de la France, elle cofonde le festival d?Aix qui, à la sortie de la guerre, signifiait le retour de la France comme grande nation artistique.À travers le destin hors du commun d?une femme à la personnalité fascinante, c?est aussi une partie méconnue de l?histoire de Marseille qui revit. Lily Pastré incarne la démesure d?une cité au caractère insoumis depuis la nuit des temps et la liberté d?une Provence cosmopolite dont tant d?artistes sont tombés amoureux.Notes Biographiques : Né à Marseille en 1961, Olivier Bellamy a longtemps animé une émission de radio qui a reçu les plus grands artistes et écrivains. Il est l?auteur d?ouvrages marquants sur la musique et de documentaires pour la télévision. Il est l?auteur de Requiem pour un chat (Grasset, 2018).
4e de couverture : « En savourant le livre Un été avec Montaigne d'Antoine Compagnon, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l'hiver avec Schubert. Et je me suis piqué au jeu. Schubert m'est toujours apparu comme une sorte de chaînon entre Mozart et... Proust. Une quarantaine de textes ont vu le jour, au moment où les nuits sont longues. Le portrait d'un homme terriblement émouvant m'est apparu. Un c?ur pur, un grand esprit, le meilleur des amis. Et toujours seul. Premier des romantiques tout en demeurant un classique, Schubert reste le plus mystérieux des compositeurs. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu'elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie. »Notes Biographiques : Olivier Bellamy est né à Marseille en 1961. Depuis 2004, il anime l'émission Passion classique chaque jour sur Radio Classique. Il est l'auteur d'un roman mettant en scène Prokofiev Dans la gueule du loup (Libretto, 2015).
Résumé : La disparition d'un être cher nous bouleverse parfois au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Dans le cas d'un animal familier, c'est l'âme silencieuse d'une maison qui s'en va. Comme si le piano familial devenait muet. Le chagrin qui nous étreint alors s'apparente à la fois à un chagrin d'enfant dont la fulgurance semble devoir durer toujours, et à une peine d'adulte, lourde de souvenirs anciens et de blessures enfouies. Pendant la maladie de sa chatte Margot, Olivier Bellamy a tenu un registre médical qui est vite devenu un journal sentimental. Dans cet état de vulnérabilité propice aux rendez-vous vrais, il s'est rapproché des vivants, notamment de sa mère pour mieux comprendre les griffures du passé. Il a aussi vu réapparaître des fantômes, en particulier un amour perdu qui traversa la vie comme un chat sauvage. Dans ce livre sensible et non dénué d'humour, le journaliste musical préféré des Français compose une émouvante " sonate des adieux " , où il se dévoile comme malgré lui, et marque d'une voix qui sonne juste son entrée en littérature.
Résumé : A vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va bouleverser sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de sa femme Clara, célèbre pianiste. Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé dans un asile et meurt. Le destin de la musique allemande se retrouve entre les mains de Brahms. Alors que le monde de l'Art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va démontrer qu'on peut aller encore plus loin en sachant regarder derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus originale, la plus parfaite et la plus déchirante qui soit.
La disparition d'un être cher nous bouleverse parfois au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Dans le cas d'un animal familier, c'est l'âme silencieuse d'une maison qui s'en va. Comme si le piano familial devenait muet. Le chagrin qui nous étreint alors s'apparente à la fois à un chagrin d'enfant dont la fulgurance semble devoir durer toujours, et à une peine d'adulte, lourde de souvenirs anciens et de blessures enfouies. Pendant la maladie de sa chatte Margot, Olivier Bellamy a tenu un registre médical qui est vite devenu un journal sentimental. Dans cet état de vulnérabilité propice aux rendez-vous vrais, il s'est rapproché des vivants, notamment de sa mère pour mieux comprendre les griffures du passé. Il a aussi vu réapparaître des fantômes, en particulier un amour perdu qui traversa la vie comme un chat sauvage. Dans ce livre sensible et non dénué d'humour, le journaliste musical préféré des Français compose une émouvante " sonate des adieux ", où il se dévoile comme malgré lui, et marque d'une voix qui sonne juste son entrée en littérature.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.