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Etre et sexuation
Belhaj Kacem Mehdi
STOCK
26,25 €
Épuisé
EAN :9782234073289
Être et sexuation avance l?une des thèses les plus audacieuses quant à la question sexuelle depuis Freud. Elle formule que la distinction du désir et de la jouissance n?aura jamais valu que pour la position masculine. Pour la femme, ils seraient rigoureusement la même chose. Cette thèse jette une lumière crue sur ce que la pensée de tous âges, jusqu?à la psychanalyse comprise (de l?aveu de Freud comme de Lacan), a rejeté de la libido féminine comme « continent noir », irrationnelle et abyssale.On constate aussi bien que les ontologies qu?on aura prédiquées de « féminines », de Schelling à Malabou en passant par Deleuze, tendent à l?indistinction plus ou moins explicite de l?être et de l?événement, qui recoupe l?identité désir = jouissance à l?origine de la position « femme». Ontologies tournées du côté de la Nature, du Chaos, du devenir et de l?immanence. Inversement, les ontologies « viriles », de Hegel à Badiou, sont elles de l?Ordre rationnel et du transcendantal, du « fixisme » formel et de la discontinuité.Est-il dès lors possible d?ouvrir un lieu de pensée qui se situe, sans le moindre « hermaphrodisme métaphysique », à l?intersection des deux positions sexuées? Qui en déduise une nouvelle pensée de l?origine? C?est-à-dire une genèse inédite des événements, en ce qu?ils ont à faire avec la capacité proprement humaine à s?approprier l?être,de la mathématique à la musique, de la politique à ? bien sûr ? l?amour lui-même? Ce sont les bases d?une telle « ouverture » que questionne ce livre.
Là où Françoise Sagan a pu dire que l'humour était la politesse du désespoir, on peut avancer que l'ironie est quant à elle l'élégance du nihilisme. II s'agit d'interroger le nouage étonnamment synchronisé du surgissement d'une démocratisation de la forme ironique avec l'instauration du nihilisme de masse de la marchandise de divertissement. Nous croyons montrer que nous ne sommes pas dupes, mais c'est sans doute là que réside le noyau même de la duperie : nous consommons, en montrant sans cesse n'être pas dupes, d'horribles émissions télévisées, des marchandises ineptes, des informations débiles, une presse régressive, etc. : nous passons notre temps à ça, en feignant n'en être pas dupes, ce qui est la plus sûre manière de l'être totalement.
Le visage de Le Pen est bien sûr celui de la pourriture franchouillarde de toujours, et c'est dans le cadre d'un système politique bien précis et situé historiquement qu'il s'est implanté, jusqu'à la récente victoire. Et cette victoire marque moins celle du fascisme à la française, que le paroxysme d'une logique politique qu'aucun des commentaires actuels ne veut voir en face. Le visage de Le Pen est aussi et surtout celui du type de " démocratie " qui est le notre : depuis dimanche, l'expression récurrente dans ma bouche est : démocratie médiatico-parlementaire. C'est elle qui a porté Le Pen où il est. C'est elle qui l'a voulu. Elle l'a voulu pour se conforter elle-même.
Depuis Duchamp et Dada (ou même, selon Mehdi Belhaj Kacem, depuis Sade), l'esthétique classique voit son excercice court-circuité par le fait que sa catégorie centrale demeure la beauté. Or aujourd'hui, l'art se targue le plus souvent, et presque en premier lieu, d'être tout sauf "beau". C'est de cette disjonction qu'il est d'abord question ici. Ainsi que l'expose l'auteur, c'est chez Alain Badiou et chez Philippe Lacoue-Labarthe, qui ont chacun abordé la question esthétique, que l'on peut trouver les conditions de possibilité d'une expérience renouvelée de l'art et de la critique. Possibilité dont Mehdi Belhaj Kacem établit à son tour les conditions à partir des concepts d'inesthétique et de mimèsis, à l'occasion de deux conférences réunies ici en un volume décisif sur le sujet.
Résumé : La Conjuration des Tartuffes tire un bilan des violentes polémiques qui ont entouré la parution du précédent livre de Mehdi Belhaj Kacem, Après Badiou. Il démonte la manière qu'auront eue ses détracteurs de contourner le nerf de la polémique : moralisme, psychologisme, voire psychiatrisation de l'auteur, le tout dégraissé de la moindre calorie philosophique, alors même que ses propres attaques épousaient point par point la philosophie d'Alain Badiou. Mehdi Belhaj Kacem dresse le bréviaire des monstres qui restent à terrasser : agonistique "communiste" autiste, en l'absence du moindre début de philosophie du communisme ; "machisme transcendantal" doctement ignoré par les dévots ; archaïsmes ridicules de patriarche ; universalisme inconsistant, appuyé sur un positivisme épistémologique délirant ; éthique aussi abstraite dans sa formulation qu'ignominieuse dans ses intentions ; etc.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Quand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Epuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n'est plus l'acteur bestial d'Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d'Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l'apprivoiser. A travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine